Né à Deventer, fils d'organiste, Sweelinck suit son père à Amsterdam quand celui-ci est nommé titulaire du grand orgue de l'Oude Kerk et lui succède sans doute en 1577 à cette charge, qu'il conservera jusqu'à sa mort. À peine en poste, il voit son statut se modifier du fait de l'adoption par la ville d'Amsterdam de la religion calviniste. N'ayant pratiquement plus aucun rôle durant le service religieux, il donne presque quotidiennement dans son église des concerts publics qui feront beaucoup pour établir sa renommée de compositeur, de virtuose et d'improvisateur. Il y gagne aussi de nombreux élèves originaires des Pays-Bas et d'Allemagne, parmi lesquels Jakob Praetorius et surtout Samuel Scheidt ; par eux, son influence s'étendra sur toute l'école du nord de l'Allemagne, jusqu'à Buxtehude et même Bach. Il meurt à Amsterdam, n'ayant jamais quitté son pays dont il reste le compositeur le plus marquant. Il connaît fort bien la musique tant française (chansons et psaumes) qu'italienne (madrigaux et tablatures) et il est lié d'amitié avec l'Anglais John Bull. D'où, dans son œuvre, trois aspects essentiels. Il est, d'une part, un continuateur des polyphonistes français et italiens en […]
