3. Autres travaux
Les aptitudes scientifiques de Joule le portaient nettement vers l'expérimentation plutôt que vers la théorie. C'est ainsi que son art de mener des expériences très délicates le conduisit à découvrir, en 1842, le phénomène de la magnétostriction ; de même, en 1852, il parvint à mettre en évidence avec Thomson le léger refroidissement, aujourd'hui désigné par effet Joule-Thomson, qui survient dans la dilatation rapide des gaz, en raison du travail dépensé contre les faibles forces d'attraction qui relient les particules gazeuses. Toutefois, il est arrivé, à l'occasion, à Joule de donner quelques aperçus sur des conséquences assez générales de ses recherches. Par exemple, en 1847, dans une belle conférence populaire intitulée Matter, Living Force and Heat (Matière, force vitale et chaleur), il envisagea les conséquences d'un principe de conservation généralisée de l'énergie – qui ne se limitait pas aux deux termes de la chaleur et du travail. Comme la plupart des tenants de la conservation de l'énergie, il comptait pour définitivement acquis que la chaleur n'est pas un fluide (le « calorique »), mais un mouvement des particules de la matière pondérable. C'est en accord avec cette conception qu'il adopta, en 1848, la théorie cinétique des gaz et calcula la première expression de la vitesse des particules gazeuses. Mais sa contribution dans ce domaine fut ignorée jusqu'à ce que Clausius, en 1857, remît en honneur la théorie cinétique.
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