Überschreiten (« transgresser », « enfreindre », « outrepasser ») : le mot allemand qui donne son titre à cette pièce du compositeur écossais James Dillon résume parfaitement la démarche et l'esthétique de ce dernier. Ce qui intéresse Dillon, c'est l'énergie, le son à l'état brut, le son par-delà le beau et le laid. Son domaine musical, c'est la singularité, son matériau premier un univers instrumental inattendu. Il y a du Varèse et du Xenakis dans sa musique. Anticonformistes, les œuvres de Dillon transcendent les formes conventionnelles de la rhétorique musicale et font des pieds de nez à tous les ghettos esthétiques de la modernité.
James Dillon naît à Glasgow le 29 octobre 1950. Adolescent, il joue dans des ensembles traditionnels écossais et dans des groupes de rock. À Londres, il étudie la linguistique, l'histoire de la musique – en s'intéressant tout particulièrement au Moyen Âge et à la Renaissance – ainsi que l'acoustique. Mais il peut être considéré comme autodidacte en matière de composition, un fait dont il est particulièrement fier. Il s'initiera cependant à la musique électronique en 1986, lors d'un séjour à l'I.R.C.A.M.
Dans une de ses premièr […]
