La Jamaïque consolide en 2010 sa position de leader caribéen dans les énergies renouvelables en commençant ses travaux d'extension du parc éolien de Wigton. Ce projet, d'un coût de 49 millions de dollars, doit permettre d'augmenter la production nationale de 20,7 mégawatts à 38,7 mégawatts.
En février, le gouvernement signe auprès du F.M.I. un prêt conditionnel de 1,2 milliard de dollars sur vingt-sept mois. Cet accord oblige la Jamaïque à réduire sa dette publique à court terme en échangeant des obligations d'État d'un montant global de 7,75 milliards de dollars contre des titres d'une valeur similaire mais offrant un taux d'intérêt inférieur et une échéance plus longue. Cette mesure diminue de 65 p. 100 l'encours de la dette arrivant à maturité dans les trois prochaines années. L'institution financière internationale exige également une baisse de l'inflation et du déficit public. La Banque interaméricaine de développement, la Banque mondiale, la Banque de développement des Caraïbes et la Chine mettent aussi des fonds à disposition de la Jamaïque.
En juin, environ soixante-dix personnes meurent dans des émeutes dans les quartiers pauvres de Kingston, qui opposent l'armée et la police aux partisans de Christopher « Dudus » Coke, chef du gang Shower Posse. Quelques jours plus tard, ce dernier est extradé vers les États-Unis afin d'être jugé pour trafic d'armes et de stupéfiants. Le gouvernement de Bruce Golding repoussait cette procédure depuis près d'un an, notamment à cause de l'influence que ce baron de la drogue exerçait sur les électeurs dans la zone de Tivoli Gardens (à l'ouest de Kingston), située dans la circonscription du Premier ministre.
David RENWICK
Retour en haut



