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TATI JACQUES (1908-1982)

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3.  Une gentillesse subversive

Quand nous nous soumettons à la tyrannie du « fonctionnel » (la maison Arpel, l'usine de Mon Oncle, les bureaux de Play-time, les autoroutes de Trafic), Tati se garde bien de dénoncer, de s'indigner, de se battre. Il essaie gentiment d'obéir, d'entrer dans le rang (François dans Jour de fête veut être un facteur efficace, l'oncle Hulot s'efforce d'aller travailler à l'usine). C'est en acceptant l'ordre établi qu'il en révèle l'inanité. Le premier gag de Trafic résume cette démarche si mal comprise : Hulot est dessinateur dans un bureau. Il s'applique à tirer un trait, comme un enfant. Une porte claque dans son dos. Il sursaute. Le trait devient un superbe zigzag. Ainsi, la ligne droite est une aberration dans un monde de fureur et de bruit. Ainsi, les films de Tati retrouvent le chemin des écoliers au cœur même de nos labyrinthes bureaucratiques.

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LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT (J. Tati)

Écrit par :  Joël MAGNY

Jacques Tati (1908-1982) avait renouvelé le cinéma comique français en alliant, dans Jour de fête, le burlesque muet à la modernité d'un cinéma de l'observation. Après François le facteur, témoin d'une France rurale en voie de disparition, il invente Hulot, qui naît en même temps que cette civilisation des loisirs dont vont abondamment… Lire la suite
LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT, film de Jacques Tati

Écrit par :  Michel CHION

Avec Jour de fête (1949), portrait d'une France rurale d'après-guerre hantée par le modernisme et le modèle « américain », Jacques Tati (1907-1982) avait obtenu le succès en inventant le personnage du facteur François, caricature du Français bon enfant et bougon, déjà présent dans son court-métrage L'École des facteurs (1947).… Lire la suite
BURLESQUE COMÉDIE, cinéma

Écrit par :  Claude-Jean PHILIPPE

Dans le chapitre "Un rire libérateur"  : …  Jerry la Grande Gueule, 1967) ou de Play Time (1968). On sent, chez Lewis comme chez *Tati, le besoin d'effacer le personnage en le dissolvant dans son environnement, le décor de la vie moderne, à la fois invivable et beau, notre décor qui devient alors le vrai sujet du film. L'efficacité comique serait elle-même sacrifiée au profit… Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

Dans le chapitre " Le cinéma mondial de la guerre à l'après-guerre"  : …  incompris à l'époque, sera son dernier film : Lola Montès (1954). En marge, comme Bresson, *Jacques Tati invente un nouveau comique avec Jour de fête (1948) et Les Vacances de M. Hulot (1952). Enfin, deux anciens critiques passent à la mise en scène : Roger Leenhardt avec Les Dernières Vacances (1947), un des… Lire la suite

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Les Vacances de Monsieur Hulot, J. Tati

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