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OFFENBACH JACQUES (1819-1880)

Le nom d'Offenbach est indissociable de la forme musicale de l'opérette. Même s'il s'agit d'un genre dont il s'est progressivement détaché et qui n'est pas associé à ses plus grands succès, il en reste le créateur. Doué d'une étonnante invention mélodique, il sait rire et faire rire en musique car il observe et élabore, aidé de ses librettistes, des caricatures parfaites. Sa musique est divertissante mais elle réclame de ses interprètes une grande attention, car elle est difficile à restituer dans son authenticité. Pendant trop longtemps, elle fut l'apanage de « spécialistes » qui, vivant de traditions, portent de lourdes responsabilités dans la désaffection du public pour ce qui devenait un genre mineur et vieillissant.

À l'occasion du centenaire de la mort d'Offenbach, un nouveau courant s'est cependant dessiné, qui a remis en cause les traditions désuètes et les mutilations subies par ses ouvrages : la vieille passion du public français revit depuis lors.

De son vrai nom Jakob Eberst, Jacques Offenbach naît à Cologne le 20 juin 1819. Son père est un cantor de la synagogue. Il lui enseigne des rudiments de viol […]

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OFFENBACH JACQUES (1819-1880) - (repères chronologiques)

Auteur :  Timothée PICARD

Jakob Offenbach naît à Cologne, en Allemagne. Son père, Isaac Juda Eberst, avait adopté comme patronyme le nom de sa ville natale, Offenbach-sur-le-Main. Isaac Offenbach envoie le jeune Jakob à Paris, espérant que son fils aura en France une meilleure carrière que celle que l'Allemagne réserve aux musiciens juifs. Offenbach est violoncelliste à l'… Lire la suite
LA BELLE HÉLÈNE (J. Offenbach)

Auteur :  Timothée PICARD

Celle que l'on considère comme la reine des opérettes françaises – bien qu'il s'agisse en réalité d'un opéra bouffe – est créée le 17 décembre 1864 au Théâtre des Variétés, à Paris. Offenbach a profité de la liberté des théâtres – un décret de Napoléon III du 6 janvier 1864 délivre les scènes parisiennes du poids des privilèges et de la contrainte… Lire la suite
FELSENSTEIN WALTER (1901-1975)

Auteur :  Claude VAUGIER

Dans le chapitre "Le répertoire de la Komische Oper" : …  Die Kluge de Carl Orff (1948), et L'Amour des trois oranges de Prokofiev (1968). *Pour sa part, il s'attache plus volontiers à Offenbach (Orphée aux enfers, 1948 ; La Vie parisienne, 1951 ; Les Contes d'Hoffmann, 1958 ; Barbe-Bleue, 1963), à Mozart (Les Noces de Figaro, 1950 ; La Lire la suite
MEILHAC HENRI (1831-1897)

Auteur :  Hélène LACAS

*Après des études à Louis-le-Grand, Henri Meilhac est employé dans une librairie. Il acquiert vite une réputation d'humoriste doué d'un esprit caustique et d'une imagination quelque peu fantasque, grâce à des dessins et articles parus au Journal pour rire où il collabore de 1852 à 1855 sous le pseudonyme de Talin. En 1855, il débute au… Lire la suite
OPÉRETTE

Auteur :  Sylvie FÉVRIER

Dans le chapitre "L'opérette classique" : …  Faust de Gounod –, et Mam'zelle Nitouche (1883). Les idées sont dans l'air ; en 1855, *Offenbach lance : « Je me dis que l'opéra-comique cessait d'être l'opéra-comique ; que la musique vraiment bouffe, fine, spirituelle, que la musique qui vit s'oubliait peu à peu, et que les compositeurs travaillant pour la salle Favart ne faisaient… Lire la suite

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Bibliographie

J. Brindejont-Offenbach, Offenbach, mon grand-père, Plon, Paris, 1940

A. Decaux, Offenbach, roi du second Empire, Perrin, Paris, 1975

C. Dufresne, Jacques Offenbach, ou la Gaîté parisienne, Critérion, Paris, 1992

Hortense Schneider, la divine scandaleuse, Perrin, 1993

S. Kracauer, Jacques Offenbach, ou le Secret du second Empire, Grasset, Paris, 1937

J. Offenbach, Notes d'un musicien en voyage, Paris, 1877

rééd. fac-sim., La Flûte de pan, Paris, 1979

A. Pâris, « Jacques Offenbach », in Universalia 1981, Encyclopædia Universalis

R. Pourvoyeur, Offenbach, Seuil, Paris, 1994

D. Rissin, Offenbach, ou le Rire en musique, Fayard, Paris, 1980

L. Schneider, Offenbach, Perrin, 1923.

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