Fils de Jacques II Stuart, Jacques III succéda à son père en 1460, à l'âge de huit ans. Pendant sa minorité, les affaires du royaume furent dirigées par la sage expérience de l'archevêque James Kennedy. À la mort de ce dernier, l'influence de Gilbert Kennedy, frère du prélat, fut impuissante à contenir les ambitions de sir Alexander Boyd qui mit la monarchie écossaise en tutelle avant de tomber en disgrâce, d'être condamné à mort et exécuté. Après la chute des Boyd, Jacques III prit la tête du gouvernement. Il n'avait aucune des qualités qui font un grand roi. Walter Scott a laissé de lui un portrait peu flatteur : « Il était craintif, grand défaut dans un siècle belliqueux, et sa poltronnerie lui faisait soupçonner sans cesse tous ceux qui l'entouraient, et particulièrement ses deux frères. Il tenait beaucoup à l'argent, ce qui l'empêchait de se montrer généreux à l'égard des grands de sa cour, seul moyen de s'assurer leur attachement ; il cherchait, au contraire, à augmenter ses richesses en empiétant sur les droits des prêtres et des laïcs, ce qui lui attira tout à la fois la haine et le mépris. » Son frère, le comte de Mar, fut sauvagement assassiné sur ses ordres. Un autre […]
