Avant d’occuper la fonction de président de la République de 1995 à 2007, Jacques Chirac a eu une carrière politique bien remplie.
Fils d'un dirigeant de société aéronautique, il est né à Paris en 1932, mais ses racines sont corréziennes par son grand-père instituteur. C'est en Corrèze qu'il passe la guerre, et c'est là qu’ il débutera en politique.
Diplômé de l'Institut d'études politiques et de la Summer School de Harvard, il envisage une carrière militaire après avoir accompli son service militaire en Algérie comme lieutenant. « La période la plus passionnante de mon existence », expliquera-t-il plus tard. Mais il préfère quand même entrer à l'École nationale d'administration, où il avait été admis avant son départ en Algérie.
1. Une carrière exemplaire
Entré en 1959 à la Cour des comptes, il s'intéresse très vite à la politique et rejoint le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre, dès 1962. Son efficacité le fait remarquer par le Premier ministre qui l'appelle « mon bull-dozer ». Conseiller référendaire à la Cour des comptes en 1965, il affronte le corps électoral en 1967 avec les « jeunes loups » pompidoliens qui se lancent à l'assaut du Massif central. Élu de la Corrèze, dans l'ancien fief d'Henri Queuille, il ne siège que deux mois à l'Assemblée nationale, car commence pour lui, à trente-cinq ans, une longue carrière ministérielle.
Successivement secrétaire d'État aux Affaires sociales chargé de l'Emploi (1967-1968), secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances (1968-1971), ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement (1971-1972), ministre de l'Agriculture et du développement rural (1972-1974), il est, à la mort de Georges Pompidou, ministre de l'Intérieur. Il s'oppose alors à la candidature de Jacques Chaban-Delmas avec quarante-trois parlementaires gaullistes et favorise l'élection de Valéry Giscard d'Estaing.
Nommé Premier ministre au début du nouveau septennat, il ne tarde pas à prendre le contrôle de l'U.D.R., dont il devient se […]
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