Dans l'immédiat après-guerre, c'est la cinéaste française, la seule qui put reprendre le flambeau laissé par Alice Guy et Germaine Dulac. Elle le maintint avec talent et persévérance jusqu'à l'arrivée de la nouvelle vague, puis la floraison de la génération des cinéastes de la féminitude. Née à Orange, Jacqueline Audry fait ses études secondaires au lycée Molière à Paris. En 1928, elle rencontre la script-girl Paula Mathé, qui la présente au metteur en scène J. P. Paulin. Jacqueline Audry fut script pour vingt-cinq films (Tourjanski, Decoin, L'Herbier, Siodmark...) et finit par devenir l'assistante d'Ophüls pour Werther. Elle tourne ainsi une dizaine de films en travaillant avec Lacombe, Pabst, Delannoy. En 1943, enfin, elle réalise à Nice son premier et très beau court métrage Les Chevaux du Vercors. La même année, elle rencontre le compagnon de sa vie, son dialoguiste préféré, Pierre Laroche, qui a laissé son nom dans l'histoire du cinéma comme coscénariste et dialoguiste avec Jacques Prévert des Visiteurs du soir, de Marcel Carné, et de Lumière d'été, de Jean Grémillon. Seize longs métrages naîtront de cette passion commune pour le […]
