4. La marche vers l'Europe
L'évolution de l'économie, à partir des années 1980, a confirmé et accentué les tendances précédentes. Certaines différences se sont accusées ; l'absence d'État pour la programmation, sa présence trop pesante dans les secteurs qu'il contrôlait, ainsi que les excès de la pression politique ont exaspéré les difficultés internes. Un espoir est né de l'approche des échéances européennes : tous les acteurs de la politique et de l'économie, pour des raisons diverses et souvent contradictoires, voyaient dans l'intégration européenne une possibilité de salut. Pourtant, le pays est bien loin de satisfaire aux critères définis à Maastricht en 1992, et d'énormes progrès restaient à faire pour atteindre l'équilibre budgétaire, assainir les finances publiques, faire baisser les taux d'intérêt, maîtriser l'inflation et diminuer la dette publique. L'Italie a réussi, au prix d'une rigueur imposée par des gouvernements de « techniciens » et d'importants sacrifices pour ses citoyens, à faire de l'intégration économique et monétaire à l'Europe une réalité en 2002. La lire a réintégré le S.M.E. dès 1996 et la coalition de l'Olivier est parvenue à faire participer l'Italie au premier groupe de pays adoptant l'euro (1998).
• Mutations, forces et faiblesses des secteurs traditionnels
L'agriculture et l'élevage
L'économie a continué son évolution vers une société postindustrielle : l'agriculture est devenue de plus en plus performante tandis que les effectifs employés diminuaient fortement. La productivité a augmenté tandis que le nombre de personnes employées dans ce secteur diminuait fortement (— 23 p. 100 de 1983 à 1999), pour arriver à un taux de 5,4 p. 100. À la fin des années 1990, l'agriculture italienne occupe la deuxième place en Europe, après la France, avec un cinquième de la production européenne totale. L'exode rural des décennies précédentes a porté à deux types d'exploitations : les très petites unités de culture intensive à structure familiale (primeurs, fruits, fleurs, productions mé […]
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