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Écrit par : Robert MANTRAN
Le phénomène de l'expansion de la religion musulmane est l'un des faits marquants et constants de l'histoire du monde depuis le premier tiers du viie siècle ; l'aspect religieux s'est généralement doublé d'un aspect politique, offensif et impérialiste jusqu'au début des Temps modernes, défensif et anti-impérialiste face aux… Lire la suiteÉcrit par : Charles-Emmanuel DUFOURCQ
On donne le nom d'Abbadides à une dynastie hispano-*musulmane d'origine arabe, celle des Beni ‘Abbād. Elle régna à Séville, de 1023 à 1091, et fit de cette ville la capitale d'un État qui s'agrandit progressivement, surtout vers 1050-1080. À l'ouest, il engloba le pays compris entre le bas… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
*Dynastie de califes arabes, fondée par al-‘Abbās, oncle de Mahomet, les ‘Abbāsides régnèrent de 750 à 1258 à Bagdad. À l'origine, ils étendaient leur pouvoir sur la quasi-totalité du monde musulman. Puis des régions de plus en plus nombreuses leur échappèrent, même si elles leur reconnaissaient dans… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… * Une révolution soutenue par les clients persans de l'empire et par les Alides renverse la dynastie omeyyade de Damas et donne le pouvoir à al-Saffāh, descendant d'al-‘Abbās, oncle de Mahomet : début de la dynastie abbasside. Création d'une nouvelle capitale, la ville Ronde de Madīnat al-Salām (« ville du salut »), aussi appelée Bagdad.… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis MIÈGE
… *Propagateur d'un mouvement qui provoquera une révolution sans précédent dans l'histoire de l'Occident de l'islam, créateur d'un empire et d'une dynastie, revendiqué comme héros national par l'Algérie nouvelle, ‘Abd al-Mu'min est une des plus grandes figures de l'Occident musulman, figure encore mal connue, malgré les importantes découvertes des… Lire la suiteÉcrit par : Charles-Robert AGERON
… de 1855 jusqu'à sa mort, il prit figure de maître spirituel : son enseignement y fut recueilli. *Une partie de ses propos et de ses commentaires écrits a été publiée sous le titre Le Livre des haltes (mystiques), très partiellement traduit en français. Cet ouvrage, dont la splendeur littéraire frappe, révèle la profondeur du mysticisme… Lire la suiteÉcrit par : Khalifa SOUA
… *Premier calife musulman, ami, beau-père et successeur du Prophète Mahomet ‘Abd Allāh, Abū Bakr reçut le surnom de ‘Atīq (affranchi), puis celui d'al-Siddīq (le crédule), parce qu'il aurait été le premier à avoir cru immédiatement à l'histoire du voyage nocturne de Mahomet à Jérusalem (isra'). Son père ‘Uthmān (qui est nommé aussi Abū… Lire la suiteÉcrit par : Jean-C. VADET
… *Issu de la dynastie kurde des Ayyūbides fondée par Saladin, Abū l-Fidā naquit à Damas où son père s'était réfugié pour fuir l'invasion des Mongols. Hamat, aux pieds de l'Anti-Liban, sur le territoire de l'antique Coelo-Syrie, était depuis cinq générations le fief de sa famille. Il en devint le prince à partir de 1340 (710 de l'hégire), en vertu d'… Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
… *Chef du mouvement révolutionnaire ‘abbāside qui éclata dans le Khurāsān en 747, Abū Muslim joue un rôle important dans la chute de la dynastie umayyade. Abū Muslim serait un esclave d'origine persane. Il entre au service des Banū ‘Idjl à Kūfa, où il aura son premier contact avec le shī‘isme. Emprisonné quelque temps, il sera libéré par les membres… Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
… *L'une des nombreuses ethnies constituant la nation géorgienne. Les Adjar ou « Adjareli » habitent dans la république autonome d'Adjarie située dans le sud-est de la Géorgie et faisant partie de cette dernière. Recensés jusqu'en 1926 (ils étaient alors 71 390), ils sont désormais considérés comme Géorgiens. La république autonome d'Adjarie comptait… Lire la suiteÉcrit par : Daniel BALLAND, Mir Mohammad Sediq FARHANG, Pierre GENTELLE, Sayed Qassem RESHTIA, Olivier ROY, Francine TISSOT, Universalis
Dans le chapitre "La conquête arabe" : … là, ils eurent moins de succès et durent se contenter de la soumission nominale de ces derniers. L'*islam, une fois vainqueur, supplanta complètement en Afghanistan (qui reçut de la part des géographes arabes le nom de Khorassan, ou « pays de l'Est ») les religions mazdéenne, bouddhique et brahmanique, qui s'étaient pendant longtemps disputé le… Lire la suiteÉcrit par : Roland POURTIER
Dans le chapitre "Les religions : de l'animisme aux monothéismes" : … ils ont été transférés en Israël dans les années 1980-1990. Dès le viie siècle,* la conquête arabe de l'Afrique du Nord a substitué l'islam au christianisme hérité de l'empire romain. Commerçants et conquérants l'ont introduit au sud du Sahara, dans le Sahel à partir du ixe siècle, puis dans le bled es… Lire la suiteÉcrit par : Hubert DESCHAMPS, Jean DEVISSE, Henri MÉDARD
Dans le chapitre "Formation des empires africains (600-1450)" : … *Après la mort du Prophète, les Arabes, maîtres du Proche-Orient, envahissent l'Égypte en 640, puis la Cyrénaïque d'où ils lancent des reconnaissances jusqu'aux abords du lac Tchad. En 670, ils fondent Kairouan, dans l'ancienne province d'Africa, alors dénommée Ifriqiya. Ayant vaincu les résistances berbères les plus dures, en 711, les Arabes… Lire la suiteÉcrit par : Marc PIAULT
Dans le chapitre "L'islam noir" : … *Bien que l'islam soit une religion importée, il est nécessaire d'aborder ici son introduction, sa diffusion et ses modifications, dans la mesure où il a marqué de nombreuses civilisations qui en furent transformées, en même temps qu'elles l'adaptaient à leur propre nécessité. En outre, d'importants moments de l'histoire politique d'Afrique noire… Lire la suiteÉcrit par : Jean DEVISSE, Francis GEUS, Louis PERROIS, Jean POLET, Universalis
Dans le chapitre "Art musulman et arts africains" : … Par sa monumentalité, par son décor théoriquement très codifié, par ses interdits,* l'islam n'a pu rester sans influence sur ses périphéries africaines où les sculptures sur bois et autres matériaux surabondent aujourd'hui encore. Là où il a rencontré des masques et des statues, l'islam s'est montré radicalement destructeur, comme les missionnaires… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Troisième femme et épouse préférée* du prophète Mahomet, le fondateur de l'islam. '̄A'isha Bint Abī Bakr, née en 614 à La Mecque, morte en 678 à Médine, joue un rôle politique non négligeable après la mort de son mari. Tous les mariages de Mahomet sont motivés par des intérêts politiques, et dans le cas d'Aïcha, il semble que cette union ait permis… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Simone RENOU
En *1556, à la mort de son père, Humāyūn, Akbar prend le pouvoir. Il n'a que treize ans et, sous la tutelle de son précepteur, Bairam khān, il se lance à la reconquête de l'Empire indien. La victoire de Pānīpat, en cette même année 1556, le libère de la menace de l'usurpateur Hémou. La mort de Bairam khān… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… * Arrivée des Omeyyades en Espagne. ‘Abd al-Rahm̄an Ier fonde l'émirat omeyyade de Cordoue. Exécution d'Euloge de Cordoue, qui prônait le martyre contre l'arabisation de la société. ‘Abd al-Rahm̄an III proclame le califat de Cordoue. Al-Mans̄ur (Almanzor, pour les chrétiens), le chambellan (hadjib) du calife omeyyade, met… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrit par : Charles-Robert AGERON, Jean LECA, Sid-Ahmed SOUIAH, Benjamin STORA
Dans le chapitre "L'Algérie médiévale" : … l'Espagne. Une vigoureuse campagne de propagande religieuse provoqua l'adhésion des populations à l'*islam, mais les conversions ne furent pas toujours très sincères : un texte célèbre d'Ibn Khaldoun n'affirme-t-il pas que les Berbères apostasièrent douze fois ? Il est vrai que, même convertis, ils étaient traités par leurs vainqueurs comme des… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Cousin de Muḥammad, et l'un des premiers convertis à l'islam. En 623 (ou 624), ‘Alī épouse Fāṭima, fille du Prophète et de sa première épouse, Khadīdja. À la mort du Prophète, en 632, il ne lui succède pas à la tête de la communauté : ce n'est qu'en 656 qu'il sera élu calife. La légende et la dispute théologique se sont rapidement emparées du… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
*Dynastie musulmane d'origine berbère qui domina l'Afrique du Nord et l'Espagne aux xiie et xiiie siècles, les Almohades (étymologie arabe : al-muwaḥḥidūn) sont issus d'un mouvement religieux appuyé par un groupe de tribus berbères du Haut Atlas marocain.… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
… le bas du visage. Elles vivaient de l'élevage et du trafic caravanier. Elles se convertirent à l'*islam à la fin du ixe siècle et firent la guerre sainte aux Noirs du Sénégal. Vers 1048, le chef des deux tribus, ayant fait un pèlerinage à La Mecque, ramena dans son pays un savant en sciences religieuses du Sud marocain… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Monté sur le trône d'Éthiopie en 1314, Amda Sion doit résoudre des difficultés intérieures avant d'entreprendre ce qui sera la gloire de son long règne, la défense des chrétiens d'Éthiopie et d'Égypte contre la pression de l'Islam. À différentes reprises, il repousse les attaques des armées musulmanes, en particulier celle du sultan d'Ifat au sud-… Lire la suiteÉcrit par : Michel DRAIN, Marcel DURLIAT, Philippe WOLFF
Dans le chapitre "Histoire" : … Pays d'al-Andalus » : c'est sous cette forme que très tôt presque tous les auteurs *arabes ont désigné la partie de la péninsule Ibérique soumise à la domination musulmane. Cependant l'origine du mot reste assez mystérieuse : on a voulu y voir un rapport avec les Vandales, passés d'Espagne en Afrique du Nord au début du ve siècle… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *Nom donné aux croyants de Médine qui recueillirent et protégèrent le prophète Mahomet lors de sa fuite de La Mecque, les Ansars (en arabe : les défenseurs) sont souvent appelés : Ansar An-Nabi (« défenseurs du Prophète »). Au Soudan, les Ansars, ralliés au parti Umma, sont l'une des deux sectes politico-religieuses qui représentent la droite… Lire la suiteÉcrit par : Esther BENBASSA
Dans le chapitre "L'antijudaïsme en terre d'islam" : … *Comparé à cette dégradation sensible observée dans le monde chrétien, le statut et la condition des juifs en terre d'islam sont restés dans l'ensemble plus stables et nettement plus cléments. Les relations entre musulmans et non-musulmans étaient régies par le pacte de la « dhimma », un terme qui signifie à la fois garantie, foi, protection,… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON, Universalis
Dans le chapitre "L'arabisation et ses limites (VIIe-XIe siècle)" : … Mais* la grande vague d'arabisation date des conquêtes musulmanes. De 622 à 632, le prophète Mahomet (Mụhammad) crée à Médine un État théocratique arabe ayant pour base la religion qu'il fonde, l'islam. Il finit par contrôler directement ou indirectement l'ensemble des tribus et des villes de la péninsule arabe. De 633 à 643, ses successeurs… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "Déclin de la littérature, essor des sciences sous les Almoravides et les Almohades" : … du style. Le déclin de la littérature proprement dite est compensé par le développement attendu des *sciences religieuses et du ṣūfisme, que l'un des plus grands mystiques de l'islam, Ibn al-‘ Arabī (560-638/1165-1240), illustre durablement, mais aussi par l'essor plus paradoxal des sciences et même de la philosophie. Le calife umayyade al-Ḥakam II… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN, Maxime RODINSON, Universalis
Dans le chapitre "La préparation de l'Islam" : … *Alors que la scène politique d'une vaste région du globe était dominée par la lutte entre les Romains et les Perses Sassanides, l'Arabie, en marge de ces deux grandes puissances, en subissait le contrecoup. Cela se marquait notamment, sur le plan idéologique, par la pénétration du christianisme monophysite ou diphysite modéré lié à Byzance, du… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DROZ-VINCENT, Ghassan SALAMÉ
Dans le chapitre "Les trois États" : … Le premier est né de l'alliance entre un chef tribal (Muhammad ibn Saoud) et un prédicateur* islamiste (Muhammad ibn ‘ Abd al-Wahhab), alliance conclue vers 1745 après l'arrivée à Dir‘ iyyah, une oasis du Najd alors dirigée par les Saoud (aujourd'hui simple banlieue d'une capitale qui s'est rapidement étendue), d'un homme de religion qui… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON, Universalis
Dans le chapitre "La conscience ethnique diffuse" : … viie siècle, Mahomet considère qu'il prêche une doctrine universellement valable, l'*islam, sous une forme spécifique destinée aux Arabes. Il est fait appel au sentiment national des Arabes pour les faire adhérer à la foi nouvelle. Au début des grandes conquêtes du viie siècle, s'il était permis aux juifs et aux… Lire la suiteÉcrit par : Roland COURTOT, Marcel DURLIAT, Philippe WOLFF
Dans le chapitre " Histoire" : … et se limita à quelques garnisons. Les musulmans furent surtout des indigènes convertis à l'*islām, comme Cassius, comte du district de Borja, chef de la famille des Banu Kassi. Dans les vallées pyrénéennes, le seul signe de soumission était le paiement d'un tribut aux autorités arabes. À la faveur des luttes internes qui agitèrent l'Espagne… Lire la suiteÉcrit par : Philippe PELLETIER
Dans le chapitre "Un découpage occidental du monde" : … l'Antiquité et du Moyen Âge européens, tout ce qui est situé à l'est de la Méditerranée. Au sein du* monde musulman, une dissociation s'effectue progressivement entre le pôle de la foi – la direction, qibla, qui désigne les lieux saints d'Arabie – et le centre géographique – la surra, qui correspond à l'omphalos des… Lire la suiteÉcrit par : Manuelle FRANCK, Bernard HOURCADE, Georges MUTIN, Philippe PELLETIER, Jean-Luc RACINE
Dans le chapitre "Le monde turco-iranien" : … désignés comme le « Turkestan » avant la conquête russe au xixe siècle. Les* invasions arabes du viie siècle ont peu touché ces hautes terres (prise de Merv en 651). L'islamisation de ces régions où dominaient le zoroastrisme et le christianisme (nestoriens, manichéens) avec d'importantes communautés… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Membres d'une secte musulmane, célèbre par la manière dont elle se faisait un devoir sacré de mettre à mort les ennemis de la Vérité. Les assassins recherchaient, croit-on, l'extase dans la drogue, ce pourquoi on les appelle en arabe ḥashshāshīn ou ḥashīshiyya, nom qui est communément rapporté au mot ḥashīsh : herbe… Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
Dans le chapitre "Saladin (1137-1193)" : … jalon d'une politique panislamique de Saladin, qui s'assura ainsi le contrôle des Lieux saints de l'*islam sans l'inconvénient de la résidence au Hedjaz, trop turbulent. La principauté de Haute-Mésopotamie, avec sa capitale à Hiṣn Kayfa, aura le triste privilège de fournir à l'Égypte son dernier sultan, Tūrānshāh : le maintien invraisemblable de… Lire la suiteÉcrit par : Raphaëlle MATHEY, Ronald Grigor SUNY, Universalis
Dans le chapitre " Histoire" : … arménienne. À la suite des incursions arabes du viie siècle, de petits* États islamiques furent créés et placés sous la direction de souverains locaux appelés shahanshahs. Les invasions seldjoukides du xie siècle modifièrent la composition de la population locale et, sur le plan linguistique… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Le terme de Bāb (litt. « porte ») revêt diverses acceptions dans les différentes formes du shī'isme. Selon la doctrine de l'école sheykhi, professée en Perse au xixe siècle, après l'occultation du douzième emām (874), les Bāb (« Seuil » de l'emām) et les nā'eb (délégué, vicaire) existent, mais restent… Lire la suiteÉcrit par : Brigitte DUMORTIER, Gaston WIET
Au viiie* siècle, après avoir destitué les Omeyyades de Damas, les Abbassides transfèrent la capitale du califat en Irak et fondent une ville qui deviendra Bagdad. Métropole d'un vaste empire, Bagdad fut pendant plusieurs siècles un foyer de rayonnement intellectuel et artistique… Lire la suiteÉcrit par : Roland BRETON
… *États musulmans du Deccan (xive-xviie s.). En 1310, le deuxième sultan de la dynastie des Khaldjis, ‘Alā' ud-dīn, envoie son favori, Malik Kāfūr, dans le Sud. En quelques mois, il soumet les Hoysāla de Devagiri, les Kākatīyas de Warangal et les Hoysāla de Dwārasamudra : jusqu'au Malabar, le Deccan est mis à… Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
… dérivé de baḥr, est appliqué au Nil, les premiers esclaves turcs achetés par le sultan *ayyūbide al-Malik al-Ṣāliḥ ayant été casernés dans une île au milieu du fleuve, au sud du Caire. Le nom de sultan, dans sa seconde partie, bars, signifie « fauve », et le souverain fit sculpter sur divers ouvrages d'art, sur des ponts… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Maintenant modeste bourgade du nord de l'Afghanistan, Balkh (l'ancienne Bactres, capitale de la Bactriane) fut jadis une métropole prospère. Située dans une plaine autrefois fertile, à un carrefour de routes entre l'Iran, l'Inde et la haute Asie, elle fut l'un des berceaux des tribus aryennes sur leur voie de pénétration vers le sud. Célébrée dans… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… et portuaire, l'amena à compter 200 000 ou, selon d'autres sources, jusqu'à 600 000 habitants. *Elle était également un centre culturel de premier ordre ; toutes les sciences y étaient enseignées, entre autres la grammaire, la lexicographie, la théologie ainsi que le soufisme. Il n'est pas étonnant que soit originaire de cette ville l'illustre… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population nomade originaire du centre de l'Arabie, les Bédouins (Bādw) se sont dispersés en vagues successives à travers le Moyen-Orient, l'Égypte et l'Afrique du Nord, liant leur expansion à celle de l'islam des premiers siècles. Les conquêtes des Bédouins entraînent la transformation de nombreux groupes en cultivateurs sédentaires ainsi… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuelle CHAVENEAU, Nikola KOVAC, Noel R. MALCOLM, Universalis
Dans le chapitre "La Bosnie ottomane" : … la Bosnie différait radicalement des autres pays des Balkans (sauf, plus tard, l'Albanie) : *une grande partie de la population indigène se convertit à l'islam. Ce fut une évolution progressive : il fallut plus de cent ans aux musulmans pour devenir majoritaires numériquement. Il n'y eut au départ ni conversion en masse, ni immigration… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Chef-lieu de la région homonyme de la république d'Ouzbékistan, Boukhara (Bukhārā) est située dans le delta du Zeravchan (Zarafshān), sur le canal de Shākrūd. La région de Boukhara (1 534 900 hab. en 2002), qui comprend la vallée inférieure du Zeravchan et une partie du désert du Kimirekkum, est bien reliée au reste du pays. Son économie repose sur… Lire la suiteÉcrit par : Baber JOHANSEN
… dans l'histoire. Néanmoins, cette démarche ne lui a jamais fait oublier l'importance du droit.* En effet, ses travaux sur le droit musulman montrent la très rare capacité de reconstruire les systèmes normatifs de l'islam dans leurs dimensions logiques et sociologiques, d'analyser leurs catégories de pensée et de comprendre la signification que… Lire la suiteÉcrit par : Michel IZARD, René OTAYEK, Jean-Fabien STECK
Dans le chapitre "Le Burkina précolonial et colonial" : … e siècle, avec les règnes de Naaba Warga à Wogodogo et de Naaba Kango dans le Yatenga. L'*islam est introduit à la cour de Wogodogo par le Moogo naaba Dulugu (1796 ?-1825 ?), mais la conversion superficielle d'une partie de la haute aristocratie du royaume n'entraîne aucune modification notable dans les croyances de la population. Dans la… Lire la suiteÉcrit par : Éric DENIS, Gaston WIET
Dans le chapitre "Fondation de la ville" : … Le Grand Caire, selon l'expression des voyageurs européens, fut dès sa création une *capitale politique. Foyer du shi‘isme, il inquiétait le monde sunnite, et une sorte de cordon sanitaire tenta de restreindre son influence. Aussi, bien des rivales existaient : Bagdad, le vieux pôle de l'Islam, qui avait supplanté Damas ; Cordoue, dispensatrice d'… Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
Le terme *« califat » désigne une fonction ; il dérive de calife, emprunté à l'arabe khalifa qui, jusqu'à nos jours, a servi à qualifier la dignité du chef de la communauté musulmane. Importante à l'époque des Omeyyades, la fonction de calife a décliné après la chute du calife de Bagdad dont les… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Pascal BURESI
… * Djawhar conquiert l'Égypte pour le compte d'al-Mu‘izz, calife fatimide de Kairouan. Il fonde al-Qāhira (« la Victorieuse », Le Caire). La Grande Mosquée d'al-Azhar, au Caire, est achevée. Arrivée du calife et installation dans la nouvelle ville palatiale du Caire. Pour la première fois depuis leur installation en Égypte, les Fatimides signent une… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Pascal BURESI
… * Proclamation du califat omeyyade de Cordoue. Les travaux pour la construction de la ville palatiale de Madīnat al-Zahra' débutent. Premières émissions monétaires califales (dinars d'or) à Madīnat al-Zahra'. Al-Hakam II succède à son père à la tête du califat. Mort d'Al-Hakam II. Minorité de Hisham II. Ibn Abī ‘Āmir est nommé chambellan (hādjib… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Georges BOHAS
… *De l'arabe sharīf : titre donné à celui qui se distingue par l'honneur, la gloire, la noblesse de sa personne et de son lignage. Le sharīf occupant un haut rang social, on comprend donc que ce titre ait été revendiqué en propre par une famille illustre entre toutes, celle du Prophète, les Banū Hāshim. (Jusqu'à ce jour, les Hāshimites… Lire la suiteÉcrit par : Henry CORBIN, Yann RICHARD
… Le shī‘isme représente une certaine manière de comprendre et de vivre l'islam qui remonte jusqu'aux *origines de celui-ci, c'est-à-dire au vivant même du Prophète. Le mot « shī‘isme » est bizarrement formé en français par l'adjonction d'un suffixe tiré du grec au mot arabe shī‘a. La racine d'où provient ce dernier connote l'idée de suivre,… Lire la suiteÉcrit par : Marc AYMES, Gilles GRIVAUD, Pierre-Yves PÉCHOUX
Dans le chapitre "De la conquête ottomane à l'indépendance" : … pratiquant une religion musulmane souvent peu orthodoxe, il faut compter avec les conversions à *l'islam parmi les habitants de l'île. Ce serait le cas d'environ 30 p. 100 d'entre eux dans les années qui suivent 1571. Les sources locales attestent par ailleurs de la poursuite d'un tel mouvement au cours des siècles suivants, jusqu'au milieu du… Lire la suiteÉcrit par : Roland LOMME
Dans le chapitre "La formation du modèle soviétique (1917-1945)" : … dans les empires coloniaux qu'un appui tactique au prolétariat européen momentanément défaillant ; *les communistes musulmans tel Turar Ryskoulov, délégué kazakh du Turkestan, estimaient en revanche que l'émancipation nationale des peuples colonisés constituait en elle-même une perspective révolutionnaire. Le Tatar Sultan Galiev avait exposé leurs… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Françoise ROMBI, Universalis
Dans le chapitre "Histoire" : … : les « nobles » ; une classe d'hommes libres : agriculteurs, bouviers, pêcheurs ; les esclaves).* L'islamisation s'impose de façon plus générale : construction de la première mosquée en pierre de Mayotte, à Chingoni en 1566, et de celle d'Anjouan, à Sima, à peu près à la même époque. C'est au xvie siècle également qu'une… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Pierre DU BOURGUET, Hervé LEGRAND
Dans le chapitre "Coptes et musulmans" : … Désormais la coexistence avec l'*islam conditionnera l'histoire de l'Église copte. Au début, comme les hadith attribués à Mahomet en témoignent, l'islam se montra favorable, accordant aux coptes les églises des orthodoxes. Mais bientôt le droit musulman fut strictement appliqué : interdiction de construire des églises nouvelles et de réparer les… Lire la suiteÉcrit par : Régis BLACHÈRE, Claude GILLIOT
Écrit par : Roland COURTOT, Henri TERRASSE
Dans le chapitre "Capitale musulmane" : … à Cordoue, en connaissant des destins nouveaux, d'atteindre son apogée : en 711, les armées de *l'Islam réalisaient la conquête de la péninsule Ibérique, sauf dans ses confins nord-ouest, et bientôt effectuaient des raids en Gaule. Cordoue fut prise par une colonne musulmane après un siège de trois mois, tandis que Tarik et Mousa soumettaient… Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD, Universalis
… féodales de l'Europe occidentale, doivent défendre leur conquête contre le retour offensif de l'*Islam. Pendant deux siècles, la Chrétienté tentera de leur envoyer périodiquement des renforts qui, souvent, se feront attendre. Aussi, peu à peu, les chrétiens d'Orient et les musulmans, cohabitant sur les mêmes terres, apprendront à se mieux… Lire la suiteÉcrit par : Nikita ELISSÉEFF, Éric VERDEIL
Dans le chapitre "Damas de l'Antiquité à la période ottomane" : … dater du iiie siècle. Sous le règne de Théodose (379), le temple est transformé en église. Après la défaite byzantine près du Yarmūk en 636, *la prise de Damas par les musulmans est un événement d'une immense portée : c'est le terme d'un millénaire de suprématie occidentale ; désormais, le pays va rentrer dans l'orbite sémitique… Lire la suiteÉcrit par : Roland BRETON
… *Premier empire musulman de l'Inde, baptisé Hindoustan par ses fondateurs (1026-1525), qui ont pris pour capitale celle de leur principal antagoniste hindou : la ville de Delhi (ou Dilli). Turcs et Afghans descendus d'Afghānistān, les conquérants, conduits par le sultan Muhammad de Ghôr, écrasent la résistance indienne à la bataille de Tarain (1192… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *Ce n'est qu'à la fin du viie siècle qu'apparaît une monnaie d'or purement musulmane, le dinar (ou denarius, denier). Le dinar, de forme circulaire, portait d'un côté une invocation pieuse, de l'autre le nom et les titres du prince qui l'avait fait frapper, sans que paraissent, le plus souvent, le nom de l'atelier… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *Mot arabe venant du grec drachmè et désignant la monnaie d'argent islamique. Les plus anciens dirhems, frappés par les Omeyyades, le furent à l'imitation des drachmes sassanides portant l'effigie du souverain et un temple de feu auquel on adjoignait quelques mots arabes. La réforme de ‘Abd al-Malik en 698 transforma cette pièce en une… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
… *Mot d'origine persane (dev) ou arabe (dīwān) qui a désigné, d'une part un recueil de poésie (plus rarement un recueil de prose), d'autre part un registre et de là, peu après l'avènement de l'islām, un bureau où étaient enregistrés les individus ou les tribus faisant partie des troupes musulmanes : le dīwān al-djound (… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul ROUX
… musulmane, parce qu'ils tiennent à leur mode de vie, à l'errance perpétuelle et haïssent la ville. *Malgré leur tolérance foncière, leur hostilité est alimentée par la renaissance de l'islam, par son essor fantastique et les succès de plus en plus grands qu'il remporte auprès des Mongols, hors de leurs frontières (conversion de la Horde d'or et des… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La culture arabo-islamique connaît, au *iie siècle de l'hégire, une période de haute élaboration, lorsqu'elle entreprend de réaliser la synthèse des éléments qui la constituent. Une dynastie nouvelle fonde Baġdād qui, très vite, draine vers elle les hommes les plus remarquables de… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean LUIZARD
… immense de la colonisation de pratiquement tout le monde islamique par des puissances européennes. *C'est dans la lutte contre les conquêtes coloniales que le djihad a été réintroduit, un djihad non expansionniste et défensif, une réponse islamique à l'impérialisme. Ce fut le cas d'Al-Azhar contre les Français en 1798 et 1800 et contre les… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… * Bataille et arbitrage de Siffīn : ‘Alī est discrédité au profit du gouverneur de Damas, Mu‘awiya Mu‘awiya est proclamé calife par ses troupes. ‘Alī est assassiné par un khāridjite, c'est-à-dire un ancien Alide pour qui ‘Alī s'est délégitimé en acceptant l'arbitrage de Siffīn. Conquête du Maghreb et fondation de la ville-camp de Kairouan.… Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
… passait au rang d'idiome officiel du pays et, en outre, il semble bien que les conversions à la *religion musulmane furent assez rapides pour constituer une majorité dès la fin du viiie siècle. Les califes, depuis Médine, Damas et enfin Bagdad, administrèrent l'Égypte suivant les normes qu'ils avaient trouvées sur place :… Lire la suiteÉcrit par : Sandrine GAMBLIN, Robert SANTUCCI
Dans le chapitre "Réformes économiques et pauvreté" : … des idiomes politiques et religieux, dans lesquels on aimerait entendre le déchirement d'une *société prise entre la tradition incarnée par l'Islam et la modernité empruntée à l'Occident. Le phénomène « d'islamisation » touche toutes les classes sociales et sous des formes très variées, avec notamment l'arrivée sur le marché de prêcheurs « … Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Du mot arabe amīr : celui qui est investi d'un commandement, commandant, chef. Le titre est porté, sous les premiers califes, par les chefs d'armée qui le gardent en devenant gouverneurs des provinces conquises. Sous les Umayyades, l'émir a dans sa province une autorité semblable à celle du calife, directeur de la prière, chef de l'armée,… Lire la suiteÉcrit par : Alain REY
Dans le chapitre "Traditions islamiques" : … est inscrit dans la diffusion et l'exaltation du christianisme, la soif de savoir universel, *dans les pays d'Islam, reflète les relations entre pensée religieuse, tradition du prophète (hadith), connaissances sanctionnées par la foi (‘ulûm) et savoirs d'origine étrangère à l'Islam (ma'ârif : « les connaissances… Lire la suiteÉcrit par : Alain GASCON, Roland MARCHAL
Dans le chapitre "Une grande diversité humaine" : … » chrétiens monophysites, passés à l'islam. Par l'enseignement, ils ont fait des adeptes en ville. *L'islam, divisé en confréries, répand l'arabe, car imams et lettrés se forment dans l'Arabie proche d'où sont encore venus, au xixe siècle, des éleveurs nomades, les Rashayda. L'Église érythréenne monophysite, séparée de l'Église… Lire la suiteÉcrit par : Marcelin DEFOURNEAUX
Dans le chapitre "La décadence wisigothique et l'invasion arabe" : … *Comme dans tous les États barbares, l'autorité royale se heurte à la résistance de l'aristocratie, et l'absence de règle successorale entraîne de féroces rivalités entre les nobles qui se disputent la couronne. Après la mort de Wamba (680), une lutte acharnée oppose ses descendants à ceux de Receswinthe. Contre Rodrigue (de la famille de… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Jean CHAVAILLON, Jean DORESSE, Éloi FICQUET, Alain GASCON, Jean LECLANT, Hervé LEGRAND, Jacqueline PIRENNE, R. SCHNEIDER, Universalis
Dans le chapitre "La période obscure" : … la puissance éthiopienne était ébranlée. Les îles Dahlak et la côte des Danakils furent perdues, *l'islam pénétra au Sidamo et à Harar, et le sultanat d'Ifat se créa, juste au pied du plateau, à l'est. L'Éthiopie se trouvait coupée de la mer. Privée de relations extérieures, elle commença à s'étendre vers le sud. Dans le Lasta apparut la dynastie… Lire la suiteÉcrit par : Bertrand HIRSCH
… Jean dans le récit du dominicain Jourdain Cathala de Séverac (Les Merveilles de l'Asie). * Campagnes du roi Amda Sion contre le royaume musulman de l'Ifat et les troupes de Sabradin. Expansion territoriale du royaume chrétien. Arrivée, au concile de Florence, d'une délégation de moines éthiopiens venant de la communauté installée à… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Jean-Louis MIÈGE
Dans le chapitre " Les motifs religieux" : … voyages de découverte commencent à l'issue de sept siècles d'affrontements entre la chrétienté et* l'islam. Croisades et reconquista, conversions et émigrations de la foi, jeu des rivalités sociales et économiques : l'épreuve de force entre la Croix et le Croissant a ponctué la vie ibérique. L'Europe entière, sans doute, a été marquée à… Lire la suiteÉcrit par : Gaston WIET
Les Fāṭimides, dynastie de califes shi‘ites descendant de Fāṭima, fille du prophète *Mahomet, règnent en Afrique du Nord (de 910 à 969), puis en Égypte (de 969 à 1171). C'est une curieuse histoire que celle de ces monarques qui, portés au pouvoir par la propagande révolutionnaire des Ḳarmates isma‘īliens, consolident leur puissance… Lire la suiteÉcrit par : Nadine PICAUDOU
… *L'Association des Frères musulmans est née à Ismaïlia, en Égypte, en 1928. Son fondateur, Hasan al-Bannā’, n'est pas un ouléma, mais un simple instituteur très affecté par la domination anglaise sur son pays et les influences, jugées corruptrices, de l'Occident matérialiste. Sa prise de conscience de la nécessité d'une renaissance islamique en… Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET, Régis GAYRAUD, David Marshall LANG, Kalistrat SALIA, Universalis
Dans le chapitre "Le Moyen Âge et les invasions" : … 1412 à 1443), ensuite le royaume fut divisé par ses fils en principautés agitées et querelleuses. *La prise de Constantinople par les Ottomans, en 1453, isola la Géorgie de la chrétienté occidentale. Les Turcs envahirent en 1510 l'Imérétie dont ils mirent à sac la capitale, Koutaïssi (Koutaïs). Peu après, le chāh Ismā'il Ier de Perse s'… Lire la suiteÉcrit par : Monique BERTRAND, Anne HUGON
Dans le chapitre "Avant la colonisation " : … du xviie, le nord de l'actuel Ghana est également marqué par l'introduction de *l'islam, diffusé principalement par des marchands musulmans et des migrants haoussa. Sans devenir la religion exclusive dans le nord du pays, l'islam marque de son empreinte les sociétés locales, sur les plans juridique ou culturel et, aujourd'hui… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Répandue depuis le milieu du ixe siècle surtout à Bagdad, siège du califat, la coutume d'utiliser des régiments d'esclaves turcs (gholām) fut adoptée par les Samanides qui espéraient ainsi contrebalancer la puissance militaire de leurs seigneurs ruraux (dehqān) iraniens. Ce calcul se révéla faux ; à la mort de… Lire la suiteÉcrit par : Jeannine AUBOYER
Dans le chapitre "La capitale des Ghaznévides" : … *Alptigin, d'origine turque, d'abord commandant en chef de la garde des Sāmānides, avait obtenu le poste de gouverneur du Khurāsān sous le règne de ‘Abd al-Malik (954-961). Destitué de cette haute charge par le Sāmānide suivant, il se retira à Balkh. Mais, chassé de cette ville par l'armée sāmānide, il alla se réfugier à Ghaznī (962), où il fonda… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… d'Ouaïna-Dega, près du lac Tana, Ahmed ibn Ibrāhīm al-Ghazī, dit Gragne (« le Gaucher »), est* le fer de lance d'une vague musulmane qui, à l'apogée de sa conquête, va subjuguer pratiquement tout le royaume d'Éthiopie, dont les sujets se convertissent alors majoritairement à l'islam. Ainsi, devenu maître du sultanat musulman somalien d'Adal… Lire la suiteÉcrit par : Marianne BARRUCAND
… * La première incursion d'armées musulmanes dans la péninsule Ibérique est dirigée par un berbère du nom de Tarīf, et suivie, au printemps 711, par une expédition beaucoup plus massive, commandée par un autre berbère du nom de Tāriq (de là les noms de Tarifa et de Gibraltar : Djabal al-Tāriq, la montagne de Tāriq). Puis le dignitaire arabe Mūsā ibn… Lire la suiteÉcrit par : Jean CATSIAPIS, Dimitri KITSIKIS, Nicolas SVORONOS
Dans le chapitre "La crise sociale et morale de l'Empire" : … de Dieu. Les conversions, non seulement forcées mais volontaires et même enthousiastes, d'orthodoxes* à l'islām furent massives et favorisèrent l'expansion de la langue turque, alors que le prosélytisme catholique, brutal et intolérant, fut un échec. La propagande idéologique turque dans les masses paysannes chrétiennes était suivie de l'abolition… Lire la suiteÉcrit par : Robert FERRAS, Henri TERRASSE
Dans le chapitre "Capitale de l'émirat Ziride (XIe siècle)" : … sur ce site ne permettent pas de penser qu'Illiberis fut une ville importante. Après la conquête *musulmane, le chef-lieu du district fut Madinat Elvira, au pied de la sierra du même nom, où ont été retrouvés des vestiges du xe siècle portant des décors peints et sculptés. Mais Grenade s'était développée ; elle s'entoura alors… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
… *Au début du xiiie siècle, le Maghreb était encore soumis à la domination unique des souverains almohades du Maroc qui déléguaient une partie de leurs pouvoirs à des gouverneurs. Celui de l'Ifrīqiyya (c'est-à-dire la Tunisie actuelle, l'Algérie orientale et la Tripolitaine) fut, de 1207 à 1221, Abou Mohammed b. Abī Hafs, fils du… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Jean-Charles BLANC
… *Troisième groupe ethnique d'Afghanistan par leur importance numérique, les Hazāra sont aussi présents au Pakistan et en Iran. Leurs nombre est estimé, au début du xxie siècle, de 3,5 à 4 millions. De race mongoloïde, ils seraient, selon la légende, des descendants des armées de Genghis Khān, laissées en stationnement dans le… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CHABBI
Écrit par : Jean CALMARD
… *Chef-lieu d'une province de l'Afghānistān du même nom (41 561 km2 ; 1 200 000 hab. en 2004, estim.), métropole de l'ouest, Herat (Harat) est située dans une vaste oasis de piémont irriguée par le Harī Rūd et ses ramifications ainsi que par les traditionnels kariz ou qanāt. Bien connue pour son esprit d'indépendance, cette… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN
… *Nom sous lequel est connu le khānat fondé dans les plaines russes, au nord de la mer Noire et de la Caspienne, par la branche gengiskhanide aînée au xiiie siècle. La région, occupée au sud par des nomades de race turque, les Kiptchak (ou Coman ou Polovtsy), au nord par les Bulgares de la Volga et les principautés russes, est… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Deuxième fils de ‘Alī, troisième imām et l'un des principaux « martyrs » (shahīd) des shī‘ites. Après l'assassinat de ‘Alī (661), l'affermissement du pouvoir omeyyade sous le règne énergique et avisé de Mu‘āwiya amène, pour les descendants de ‘Alī et leurs partisans contraints d'accepter le fait accompli, une période de relative mise en… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Importante branche des khawāridj ou kharidjites, la secte des ibādiyya, ou ibadites, existe toujours dans le sultanat d'Oman et en Afrique du Nord (à Ojerba en Tunisie, dans le M'zab en Algérie et dans le djebel Nefusa en Libye). La tradition veut que cette branche se soit séparée des khawaridj extrémistes quand, en 684, ‘Abd… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *Célèbre prosateur arabe, traducteur d'un recueil de fables indiennes, Kalīla wa-Dimna, traduites par la suite dans presque toutes les langues, Abū ‘Amr, et plus tard Abū Muḥammad, ‘Abd Allāh Ibn Rōzbih Ibn Dāduway dit al-Muqaffa‘, est surtout l'auteur d'essais sur le réformisme politique et administratif de la dynastie abbaside. D'origine… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Fils d'un esclave turc, Ibn Ṭūlūn parvient, alors qu'il est général dans la garde califale, à s'attribuer le pouvoir en Égypte et en Syrie. Un rapide examen de la situation du califat ‘ abbāside à cette époque permet d'expliquer ce succès. L'assassinat d'al-Mutawakkil en 861 amorce la dislocation politique du califat. Si l'anarchie et les troubles… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Le mahdī des Almohades. Né dans l'Anti-Atlas marocain, d'une famille de la tribu berbère des Maṣmūda, il va à Cordoue, puis part pour l'Orient. Il rencontre à Alexandrie Abū Bakr al-Ṭurṭūshī, qui lutte pour restaurer le sunnisme et a écrit un livre contre les innovations. À Bagdād, il se trouve avec Abū Bakr al-Shāshī, le plus grand juriste shāfi‘… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Descendants de Hülegü (Hūlāgū), frère du grand khān mongol Qubilai [Kūbīlāy] (1260-1294), qui conquièrent et réunifient l'Iran dans la seconde partie du xiiie siècle et s'efforcent de faire renaître la vie économique et culturelle dans l'Orient musulman dévasté par les hordes mongoles. À l'instigation de son frère, le grand khān… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… devient néanmoins son gendre et lui succède en 1210. Son beau-père a consolidé les bases de* l'empire musulman, qu'il a étendu au nord de l'Inde et dont il a installé la capitale à Delhi. Il a en outre posé les fondements de la grande tour de la Victoire Qutb Mīnār, qui sera achevée par Iltutmish. Homme d'État patient et avisé, formé sous… Lire la suiteÉcrit par : Christophe JAFFRELOT, Jacques POUCHEPADASS
Dans le chapitre "L'Inde musulmane " : … de l'extérieur, et par un envahisseur musulman. L'Inde n'en est pas à son premier contact avec l'*Islam. La conquête arabe dans son élan initial avait abouti en 712 à faire entrer le Sind dans la mouvance des califes de Bagdad. L'Islam avait pris pied pacifiquement à la même époque sur les côtes méridionales du Dekkan, parmi les colonies… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dans le chapitre "Politique intérieure" : … pour ces deux pays un objet permanent de conflit que trois guerres n'ont pu régler, la majorité des *Cachemiris souhaitant soit l'indépendance, soit le rattachement au Pakistan, pays de religion musulmane comme 95 p. 100 d'entre eux. Le 25, l'armée indienne occupe Srinagar, capitale de l'État de Jammu-et-Cachemire, et tire sur la population, faisant… Lire la suiteÉcrit par : André BOURDE, Jean-Louis MIÈGE
Dans le chapitre "Les Arabes, de la Chine à Madagascar (VIe-XIXe s.)" : … de Mombasa, de Moroni (Grande Comore), sur tous les rivages depuis Karachi jusqu'au Mozambique, l'*islamisation est totale : mosquées et tombeaux d'allure similaire se rencontrent depuis Mascate jusqu'aux Comores. Si la pénétration musulmane dans l'océan Indien ne constitua jamais à proprement parler une thalassocratie arabe, l'influence des… Lire la suiteÉcrit par : Denys LOMBARD
Dans le chapitre "Extension de l'islam à l'est, des Chinois au sud" : … *À partir du xive siècle, et surtout du xve siècle, deux phénomènes ont une influence déterminante sur l'évolution de l'archipel : l'introduction de l'islam et l'arrivée des Chinois. En fait, il ne s'agit pas d'un processus entièrement nouveau. Dès le viie siècle, des pèlerins bouddhistes… Lire la suiteÉcrit par : Romain BERTRAND, Françoise CAYRAC-BLANCHARD
Dans le chapitre "Le mouvement nationaliste (1908-1941)" : … de masse. Il connaît un essor rapide dans les campagnes (1912 : 4 500 membres ; 1916 : 360 000). *À la même époque, le renouveau de l'Islam se marque aussi par la création de la Muhammadijah, association moderniste à buts sociaux et religieux, influencée par le courant réformiste venu d'Égypte. C'est au sein du Sarekat Islam que vont se… Lire la suiteÉcrit par : Christian BROMBERGER
Dans le chapitre " Aux sources de la révolution et de la République islamiques" : … islamique demeuraient largement inintelligibles, en marge de leur culture et de leurs connaissances.* À l'inverse, l'islam – symbolisant, tout autant qu'une religion, un mode de vie et un ensemble d'habitudes culturelles – demeurait, pour de très larges fractions de la population, un pôle d'identification et de reconnaissance. Dans l'Iran pré-… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOMIER
Dans le chapitre "Les grandes options" : … certaine tension entre ceux qui s'accommodent des biens de ce monde et ceux qui en sont détachés. *Historiquement, cette tension ne se manifesta pas tant que les ressources de la communauté à La Mekke et à Médine demeurèrent modestes. Mais, avec les conquêtes menées à bien sous le calife ‘Omar (634-644) et ses successeurs, un immense butin afflua… Lire la suiteÉcrit par : Toufic FAHD
Dans le chapitre "Le voyage nocturne du Prophète" : … C'est *vers 621 de l'ère chrétienne, au plus fort des persécutions que lui infligeaient les Mecquois, que Mahomet révéla à ses fidèles sa visite nocturne (isrā’) à Jérusalem, monté sur le Burāq, et son ascension au ciel à partir du Rocher (̣sakhra), sur lequel a été élevée la mosquée de ‘Umar. La tradition rapporte plusieurs… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN, Olivier CARRÉ, Nathalie CLAYER, Andrée FEILLARD, Marc GABORIEAU, Altan GOKALP, Denys LOMBARD, Robert MANTRAN, Alexandre POPOVIC, Catherine POUJOL, Jean-Louis TRIAUD, Universalis
Dans le chapitre "En Turquie" : … *Du temps d'Atatürk et d'Ismet Inǒnü, le pouvoir politique s'est totalement identifié au Parti républicain du peuple, dont l'un des six principes était le laïcisme. Ce principe, appliqué avec rigueur jusqu'en 1946, a paru connaître quelque écho dans une partie de la population, essentiellement celle des grands centres urbains ; mais l'effort de… Lire la suiteÉcrit par : Louis GARDET, Olivier ROY
Dans le chapitre "Les exemples de l'État de Médine et des empires" : … Deux exemples illustrent, aux yeux des juristes, philosophes et théologiens, les *moments privilégiés de la cité musulmane : celui de l'État de Médine et celui des empires. Institué par le Prophète tout au début de l'ère hégirienne, l'État de Médine devait durer jusqu'en l'an 37, date de la bataille de Ṣiffīn, où se consommèrent les schismes. Après… Lire la suiteÉcrit par : Michel BOIVIN, Osman YAHIA
*L'ismaélisme (ismā‘īliyya) est un rameau majeur du chiisme (shī‘a) qui compte de nombreuses subdivisions. Il est apparu au iie siècle de l'hégire (viiie s.), et l'on sait peu de choses sur le début de son histoire. La période la mieux connue est la… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Fondateur de la dynastie séfévide, Shāh Esmā'il Ier (Ismā‘īl) régna de 1501 à 1524. Réunificateur de l'entité iranienne, il évita que ne se concrétise la menace des Ottomans d'absorber l'Iran dans leur vaste empire. C'est pourquoi certains historiens considèrent l'État qu'il créa comme un véritable « État national » renouant pour la… Lire la suiteÉcrit par : Jean AUBIN, Universalis
… marquée par l'aspect architectural que lui ont imprimé deux périodes d'apogée politique, sous les *Seldjoukides (xie-xiie s.) et sous les Séfévides (xvie-xviie s.). Redevenue depuis lors capitale provinciale, sa déchéance l'a préservée partiellement des excès de l'… Lire la suiteÉcrit par : Alain DIECKHOFF, Gérard NAHON
Dans le chapitre "Le Moyen Âge" : … (614), l'empereur Héraclius, qui reprend la ville, en bannit les juifs (629). En 638, le calife *Umar s'empare de Jérusalem et dégage le site du Temple. Muāwiya construit la première mosquée al-Aqsa (la Lointaine) en 660 environ et Abd al-Malik la Qubbat al-Sakhra, le dôme du Rocher, en 691. Désormais dans la tradition islamique, Jérusalem… Lire la suiteÉcrit par : Philippe OUANNÈS
… *Homme politique et fondateur de l'État pakistanais, Jinnah était aussi connu sous le nom de Ḳā'id-i-A‘ẓam (le Grand Guide). Son éducation traditionnelle et imprégnée de la foi musulmane (dans le cadre de la secte des khōja, d'obédience shī‘ite) est complétée par un passage dans une école anglaise de Karachi. En 1892, il s'embarque pour l'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DROZ-VINCENT, Philippe RONDOT
Dans le chapitre "Musulmans et chrétiens" : … La Constitution jordanienne (1952) proclame que l'*islam est la religion d'État, mais son article 14 stipule aussi que « l'État protège la libre pratique des religions et des croyances conformément aux traditions du royaume ». De fait, les musulmans et les nombreux chrétiens cohabitent dans une tolérance à bien des égards exemplaire. Les musulmans… Lire la suiteÉcrit par : Georges VAJDA
Dans le chapitre "La théologie du judaïsme médiéval" : … La *conquête arabe ne fut pas sans effets sur la vie propre d'une grande partie du monde juif. Les groupes minoritaires qui professaient les religions bibliques jouissaient d'un statut relativement favorable auprès des autorités musulmanes. Ainsi purent-ils participer, d'une certaine façon, à la vie sociale du nouvel État islamique. Ils jouèrent… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Dans le chapitre "L'essor des communautés occidentales" : … Elles sont renforcées par une immigration croissante lors de la conquête et de l'expansion *islamique (642). Un déplacement de population juive s'effectue d'est en ouest depuis la Mésopotamie. Déjà appauvri par la lutte entre Byzance et la Perse, l'Iraq néglige d'entretenir les canaux d'irrigation (le processus paraît s'accentuer avec le… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Philippe OUANNÈS
… *Également appelée Mashhad (Mechhed) Ḥusayn, ou Mausolée de Ḥusayn. Ville oasis de l'Irak à quelque 100 kilomètres au sud-ouest de Bagdad, sur les bords du désert, Kerbela (Karbalā) est un des hauts lieux du shī‘isme. Le 10 du mois de muḥarram (an 61 de l'hégire ; 10 oct. 680), Ḥusayn b. ‘ Alī, petit-fils du Prophète et… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… (en arabe khawāridj) sont les adeptes d'une secte musulmane qui remonte aux origines de l'*islam et qui a joué un grand rôle d'opposition sous les califes umayyades de Damas ; leur zèle s'est manifesté, sous des formes déjà moins violentes, pendant l'époque ‘ abbāside, surtout en Afrique du Nord. Ils furent progressivement réduits et… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *Mot arabe dérivé de « Khatim al-Ṭuruq » (« Sceau des Ṭāriqas », c'est-à-dire des voies religieuses de l'islam) et désignant une secte du Soudan. Son origine est à la fois religieuse et politique, dans la tradition des confréries réformatrices de l'islam (wahhābites d'Arabie, sanūsī de Libye). Vers 1830, le maître réformiste d'origine marocaine mais… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre "Le chef religieux" : … *Rouhollah Moussavi Khomeyni est né en 1900 dans la province de Khomeyn (ouest de l'Iran) au sein d'une famille profondément religieuse étroitement liée au shi‘īsme : son grand-père, son père, son frère aîné étaient des ayatollahs et sa tante paternelle, qui l'a élevé, lui a appris que tout sur terre devait céder le pas au respect et à l'application… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Walter Emil KAEGI Jr., Universalis
… fondant ainsi la dynastie isaurienne. Il prépare aussitôt la défense de Constantinople contre les *Arabes. Furieux d'avoir été dupés, ces derniers assiègent la ville du 15 août 717 au 15 août 718. La défense habile de Léon III, qui met à profit le feu grégeois, un hiver rude et des désertions dans la flotte musulmane, ainsi que l'attaque des… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… contre les Lombards en Italie du Sud. Mais il connaît ensuite plusieurs revers en Occident : *les Arabes s'emparent de la Sicile en 902 et le renégat Léon de Tripoli pille Thessalonique tandis que les pirates arabes mènent des attaques incessantes dans la mer Égée. Léon VI renforce alors la marine byzantine, qui lance un assaut victorieux sur… Lire la suiteÉcrit par : André BOURGEY, Philippe DROZ-VINCENT, Elizabeth PICARD, Universalis
Dans le chapitre " De l'Antiquité à l'État moderne" : … cultivateurs sur les versants de la montagne qui devient refuge et conservatoire de populations. *Les conquérants omeyyades (635), francs (1098-1292), mamelouks d'Égypte (1292-1516) passent, les dominations politiques et militaires se succèdent et imposent leur loi aux cités jalouses de leur autonomie et aux vallées les plus accessibles. Culture… Lire la suiteÉcrit par : Sophie SPITZ
… *Dans la seconde moitié du xixe siècle voient le jour des associations hindoues qui ne sont pas de simples groupes de pression mais le lieu d'élaboration d'idées nouvelles, en particulier le Brahmo Samaj, très ouvert à la culture occidentale, l'Arya Samaj, support d'une renaissance fondée sur l'orthodoxie hindoue, et la société… Lire la suiteÉcrit par : Nikita ELISSÉEFF
… *Le terme de madrasa désigne d'abord tout lieu d'enseignement puis plus spécialement un édifice ou un local aménagé pour les cours. Des madrasas privées au domicile des professeurs se multiplient dans la partie orientale de l'Empire ‘ abbāsside dès le xe siècle. L'idée d'utiliser cette institution comme instrument de propagande… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *Chef d'un soulèvement politico-religieux dont l'action eut un grand retentissement sur le Soudan colonial, Muḥammad Aḥmad ibn ‘Abd Allāh dit Al-Mahdī est né dans une île de la province de Dongola, d'une famille censée descendre d'al-Ḥusayn. Fils d'un jurisconsulte (faḳīh), il apprit par cœur le Coran à l'âge de douze ans. À Khartoum, il s'… Lire la suiteÉcrit par : Mohammad ALI, Universalis
… sa vie à combattre les tribus d'Asie centrale menaçant son empire. Mahmūd est le premier souverain à* introduire l'islam au cœur de l'Inde. Certains auteurs musulmans voient en lui un défenseur de la foi doté de pouvoirs surnaturels. La plupart des historiens indiens soulignent, en revanche, ses exploits militaires et le décrivent comme un homme… Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
*Mahomet (en arabe Muḥammad) est, parmi les fondateurs des grandes religions universalistes, celui que nous connaissons le mieux. Il a fondé l'islam, qui compte aujourd'hui près d'un milliard d'adhérents et dont le rôle historique fut considérable. Sa biographie est loin d'expliquer à elle seule ce succès,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BOILLEY, François BOST, Christian COULON
Dans le chapitre "Les grands empires soudanais" : … de la confrérie Tijaniyya, se lança à son tour dans une guerre sainte pour établir l'hégémonie de l'*islam au Soudan. Après avoir soumis les royaumes de Kaarta et de Ségou, il mourut mystérieusement dans les falaises de Bandiagara. Son fils, Amadou, lui succéda, mais ne put tenir tête aux troupes françaises qui prirent Ségou en 1890. La période… Lire la suiteÉcrit par : Philippe OUANNÈS
… *Deuxième calife ‘abbāside, al-Manṣūr succède à son frère, Abū l-‘Abbās al-Saffāh. Dès son arrivée au pouvoir, il s'attache à en affermir les bases : la dynastie est récente (750). Toutes les tendances politico-religieuses de l'islam se soulèveront les unes après les autres pour tenter de renverser la férule des ‘Abbāsides. Avec l'aide d'Abū Muslim… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
de 1081 à 1118), la concession d'une partie de l'Asie Mineure centrale et nord-occidentale. *La victoire de Mantzikert, après l'entrée à Bagdad, en 1055, de Toghroul Beg, le premier sultan seldjoukide, inaugure pour l'Islam une longue période marquée par la domination politique de « peuples nouveaux », turcs en Orient, berbères en Occident.… Lire la suiteÉcrit par : Daniel NOIN, Henri TERRASSE, Universalis
Dans le chapitre "La fondation de Marrakech" : … avaient fait, à partir du iiie siècle, la conquête du Sahara. Convertis à l'*islam à la fin du ixe siècle, elles avaient islamisé et parfois soumis les royaumes noirs du sud du désert. Sous l'influence d'une prédiction réformiste, une confédération de tribus mauritaniennes prit une cohésion et une force… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CHABBI
Écrit par : Jacqueline CHABBI
Écrit par : Yves THORAVAL
… *Juriste musulman, mort à Bagdad, qui joua un rôle de première importance : il a formulé une théorie politique du califat, appliquant notamment sa réflexion à sa nature et à l'autorité du calife, points laissés dans une relative obscurité par Mahomet. Jeune, al-Māwardī étudie la théologie la plus orthodoxe d'une manière très approfondie. Il entre au… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *La ville (madīna) du Prophète, située dans le Hedjaz en Arabie Saoudite. À l'époque pré-islamique, Médine, appelée alors Yatrib, différait beaucoup de La Mecque : cette dernière était en effet une cité commerçante, tandis que Yatrib était plutôt un groupe de hameaux situés dans une oasis fertile. Deux tribus, les ‘Aws et les Khazradj,… Lire la suiteÉcrit par : André BOURDE, Georges DUBY, Claude LEPELLEY, Jean-Louis MIÈGE, Universalis
Dans le chapitre "Renaissance de la piraterie (Ve-Xe s.)" : … Gaule allaient quérir ces marchandises. Toutefois, de tels trafics se raréfièrent progressivement. *La principale rupture fut cependant provoquée par l'expansion musulmane. Les Byzantins durent évacuer la Palestine en 637, Alexandrie en 642 ; les Arabes et ceux qui les suivaient se lancèrent sur la mer à partir de 649 et, cette année-là,… Lire la suiteÉcrit par : Jean BAUBÉROT, Henry DUMÉRY, Antonin-Marcel HENRY, Anastasios YANNOULATOS
Dans le chapitre "La période des patronats (Écrit par : Andrée BUSSON, André GUIMBRETIÈRE, Mark ZEBROWSKI
*En dépit du terme « moghol », dérivé de « mongol », qu'on lui applique, la dynastie qui règne en Inde de 1526 à 1858, avec des fortunes diverses, n'est pas considérée par les historiens comme étant d'origine mongole. Bien que prétendant descendre lointainement, et par sa mère, de Chingiz… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN, Vadime ELISSEEFF
Dans le chapitre "La dislocation de l'Empire" : … à cette croyance depuis plusieurs siècles. En revanche, la Horde d'Or s'est laissé gagner à l'*islam, sous le règne d'un fils de J̌öči, Berke, le premier khan mongol converti à cette foi. Aussi les Ilkhan d'Iran, dont le gouvernement s'étend sur une population islamique, recherchent-ils, vers l'ouest, le soutien diplomatique et militaire de l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUGUIÈRE
Dans le chapitre "Byzance et l'Islam" : … l'or d'Afrique, de belles monnaies qui assurèrent quelque temps leur force économique. Quant à l'*Islam, il conservait lui aussi un monnayage hérité de Rome, et donc apprécié dans les échanges internationaux : si l'on n'a trouvé en Occident que peu de monnaies arabes (348 en tout du viie au xiiie s.), on en… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOULEGUE
Écrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *Doctrine islamique qui s'épanouit avec la dynastie umayyade à Damas dans la seconde moitié du iie siècle de l'hégire, le murdjisme qui, d'après certains historiens, aurait dû son apparition à des influences chrétiennes développa un climat de tolérance religieuse grâce auquel la dynastie umayyade, pendant un temps assez court,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… le 10 janvier 1094 au Caire. En 1036, à l'âge de sept ans seulement, al-Mustansir Billah hérite du* plus puissant État musulman, alors à son apogée. Le pouvoir réel est d'abord confié au vizir de son père puis, à la mort de celui-ci, à sa mère. L'Égypte est alors souvent le théâtre de batailles rangées entre divers corps d'armée qui sont souvent d… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Roi de Perse. Nāder était un chef de la tribu turkmène des Afshār — du groupe des Qizilbash qui avait contribué à la venue au pouvoir des Séfévides. Une partie de la tribu était établie au Khorāsān où Nāder naquit (à Kubkān, le 22 novembre 1688). Après la prise d'Ispahan par les Afghans (1722), qui mit un terme à la dynastie séfévide, Nāder lutta d… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrit par : Mamoudou GAZIBO, Sadou GAZIBO, Emmanuel GRÉGOIRE, Universalis
Dans le chapitre "Les formations politiques précoloniales" : … se dégagent de leur tutelle, mais pour subir l'influence des Touaregs. Dans les États haoussa, *la guerre sainte (djihad), déclenchée par Ousman Dan Fodio (1754-1817), déstabilise les États du Gobir, de Kano, de Sokoto, qui passent sous son influence. Son exemple inspira même des chefs religieux tels Alfa Mahamane Diobbo et Boubakar… Lire la suiteÉcrit par : Daniel C. BACH
Dans le chapitre " Le peuplement" : … du pays), tandis que le christianisme occupait une place prépondérante dans l'Est (77 p. 100). *L'arrivée de l'islam dans le nord du Nigeria remonte au ixe siècle ; aux xive et xve siècles, le développement du commerce transsaharien et la venue de commerçants arabes à Kano et à Katsina… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
… *Homme d'État iranien qui joue un rôle considérable auprès des premiers sultans grands-saldjūqides comme vizir, c'est-à-dire comme chef de l'administration civile. Né dans une famille du Khurāsān, Niẓām al-Mulk rallie les Saldjūqides vers le milieu du xie siècle, devient gouverneur du Khurāsān en 1059 et, à l'avènement du sultan… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SEMELIN
Dans le chapitre "Violence interdite" : … (né en 1935), qui incarne la résistance spirituelle du peuple tibétain à l'occupation chinoise. *On ne trouve guère dans l'histoire de l'islam de musulmans qui aient vu dans leur foi une invitation à exclure toute violence de l'action publique. Exception faite, si l'on en croit l'islamologue chrétien Louis Massignon (1883-1962), du grand… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles BLANC
… *Récemment convertis à l'islam, les Nouristani constituent le groupe ethnique le plus isolé et le plus mystérieux de l'Afghanistan. Autrefois appelés Kāfir (infidèles), ce sont des Indo-Aryens installés au sud de l'Hindoukouch. Leur origine est obscure. Selon la tradition, ils sont les descendants d'un peuple puissant venu de l'ouest. À l'époque de… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… (manqūsh : « gravé »). Cet événement manifeste une évolution importante en Occident : *la pénurie d'or qui, dès l'époque carolingienne, avait conduit à l'abandon dans la pratique du droit régalien de la frappe de l'or, cesse, grâce à l'inversion du rapport de forces entre les royaumes chrétiens et l'Islam ibérique. Le puissant califat… Lire la suiteÉcrit par : Brigitte DUMORTIER
Dans le chapitre "Un État ibadite millénaire entre tensions intérieures et convoitises extérieures" : … Selon la tradition, l'Oman aurait embrassé *l'islam du vivant du Prophète, vers 630 de l'ère chrétienne, après l'envoi d'un émissaire porteur d'une lettre de Mahomet pour Abd et Jaifar, deux frères qui se partageaient le pouvoir en Oman. Durant les guerres de succession des premiers califes, une fraction des partisans d'Ali firent dissidence. Ces… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… d'islamisation des autochtones provoquèrent des conflits qui sont à l'origine des scissions de l'*islam ultérieur. Peu à peu se répandit l'idée que les Omeyyades avaient une forme de gouvernement insuffisamment musulmane, et que les sujets de plaintes seraient écartés si la direction de la communauté revenait à un descendant légitime de la… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre "Les conquêtes d'Osman et de son fils (1290-1362)" : … bien que limitées, lui valent le concours d'autres Turcs ou Turcomans, désireux de combattre pour l'*Islam, et aussi de profiter du butin. Vers 1317, Osman (qui mourra vers 1326) cède le commandement de sa petite troupe à son fils Orkhān qui continue l'offensive marquée par la prise de villes byzantines : Brousse (1326), Nicée (1330 ou 1331),… Lire la suiteÉcrit par : Yvon LINANT DE BELLEFONDS, Guy MONNOT
Dans le chapitre "Les « tout-puissants oulémas »" : … En tant que défenseurs de l'intégrité de la foi et des institutions fondamentales de *l'islam (statut personnel et successoral), il est certain que les oulémas furent tout-puissants jusqu'à une époque relativement récente, peut-être parce qu'avant le xixe siècle l'islam n'avait été réellement confronté, dans ce domaine, avec… Lire la suiteÉcrit par : François DURAND-DASTÈS, Gilbert ÉTIENNE, Christophe JAFFRELOT, Guy MENNESSIER, Universalis
Dans le chapitre "Le régime militaire et islamique du général Zia" : … certaine profondeur stratégique face à l'Inde. Musulman très pratiquant, voire bigot, Zia s'efforce* d'islamiser l'économie en interdisant le prêt à intérêt (riba). Le 20 juin 1980, il introduit une taxe de charité qui prétend reproduire la tradition islamique de la zakat en vertu de laquelle chaque musulman est censé procéder à… Lire la suiteÉcrit par : Ernest-Marie LAPERROUSAZ, Robert MANTRAN, Universalis
Dans le chapitre "La conquête musulmane et les croisades" : … provinces du monde musulman. La population chrétienne locale se convertit progressivement à l'*islam sous la pression des contraintes imposées aux minorités religieuses. À la fin du xe siècle, la Palestine passa sous la domination des Fātimides, mais les croisades remirent en cause les conquêtes de ces califes. En 1100 fut… Lire la suiteÉcrit par : Gérard COSTE
Dans le chapitre "Des origines à la mécanisation" : … papier reste chinois et japonais jusqu'au viiie siècle avant de passer chez les *Arabes musulmans après la bataille du Talas et la prise de Samarkand en 751. Ces derniers utilisent rapidement le papier pour propager l'Islam et en font leur vecteur de communication privilégié. Il devient ainsi le premier grand média de masse. Dès… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD, Philippe GIGNOUX
Dans le chapitre "Perse islamique" : … provinces occidentales et centrales de l'ex-empire perse. En dépit de l'égalitarisme théorique de l'*islam, les Omeyyades imposèrent à Damas la domination d'une aristocratie arabe héréditaire, alors qu'au Khorāsān des seigneurs ruraux (dehqān) étaient devenus agents fiscaux des Arabes. Mécontents, des paysans iraniens convertis allèrent s'… Lire la suiteÉcrit par : Laïla NEHMÉ
Dans le chapitre "Un renouveau byzantin" : … aucune allusion aux caravanes ni aux pâturages, seulement à des terres ou à des bâtiments agricoles.* La date précise de la prise de Pétra par les tribus arabes au début de l'Islam n'est pas connue mais elle eut sans doute lieu avant la bataille du Yarmouk, en 635, qui plaça l'ensemble de la Syrie sous le contrôle des califes. Les sources… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie BOURDAIRE
Dans le chapitre "Le deuxième choc (1979-1980) et l'émergence du marché" : … le réveil du nationalisme arabe, déjà préparé par l'accession de Nasser au pouvoir, et celui *de l'Islam, notamment en Iran, en Arabie Saoudite et au Koweït. Au sein de chacun de ces trois pays, la crise couve car les traditionalistes, souvent proches des Frères musulmans égyptiens, récusent l'enrichissement trop brutal, la corruption des… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DEVILLERS, Manuelle FRANCK, William GUERAICHE, Lucila V. HOSILLOS, Universalis, Jean-Louis VESLOT
Dans le chapitre "Histoire de la colonie espagnole (1565-1898)" : … , et un grand nombre de divinités inférieures (Anitos). Dès le milieu du xve siècle, des missionnaires musulmans, d'origine malaise, s'installèrent dans l'archipel de Sulu. L'*islam se propagea rapidement à Mindanao ; il était implanté en quelques points de Luçon lorsque les Espagnols y débarquèrent et imposèrent le catholicisme… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Nadine PICAUDOU, Aude SIGNOLES
Dans le chapitre " Les évolutions décalées de l'entre-deux-guerres" : … en Égypte, en 1928, de l'Association des Frères musulmans d'Hassan al-Banna. La référence à un *islam conçu comme une idéologie autant que comme une religion n'est pas nouvelle, nous l'avons déjà rencontrée dans le panislamisme de la fin du xixe siècle. Une fois encore, l'impulsion initiale vient du sous-continent indien ;… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DELANQUE
… *Théologien, journaliste et propagateur de la réforme (islāh) de l'islam. Né à al-Qalamūn, village côtier proche de Tripoli (Liban), alors province ottomane, Rashīd Riḍā appartient à une famille descendant du Prophète (ashrāf) ; il fait à Tripoli de bonnes études dans la ligne de la tradition religieuse classique, tout en s'ouvrant… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Dynastie *musulmane, les Rasoulides régnèrent sur le Yémen et l'Hadramaout de 1229 à 1454 après que les Ayyubides d'Égypte eurent abandonné les provinces méridionales de la péninsule arabique. Bien que la famille des Rasoulides prétende descendre de Qahtan, le patriarche légendaire des Arabes méridionaux, elle est en fait d'origine ogouz (turque),… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Antique cité iranienne au sud-est de l'agglomération téhéranaise, près de la ville moderne de Shahr-e-Rey, Ray (Rayy chez les géographes arabes, ou encore Rey, ou Rai) est située à l'affleurement d'une abondante nappe phréatique. L'occupation du site remonte au Néolithique (tépé Tshashmè Ali occupé du ~ Ve au ~ IIIe millénaire… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
*C'est en imposant à des populations iraniennes un shī‘isme modéré qu'ils ne professaient point que les Safavides parvinrent à soustraire à la domination ottomane les régions qui constituent l'Iran moderne. Toute division au sein des États musulmans ne pouvant alors profiter qu'aux visées colonialistes des… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
Saladin (en arabe Ṣalāḥ ed-dīn) est l'un des plus illustres souverains du Moyen Âge *musulman. Sa popularité est surtout due à la « guerre sainte » qu'il a conduite contre les « Francs » établis en Syrie-Palestine depuis la croisade de 1097-1099. Champion de la contre-croisade, c'est lui qui reprit Jérusalem au nom de l'islam en 1187… Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
… *Dynastie qui domina l'Iran oriental (Transoxiane et Khurāsān) durant tout le xe siècle, et qui constitue, après les Bouyides, la plus puissante des dynasties iraniennes au cours de ce que l'on a appelé « l'intermède iranien » précédant la conquête seldjoukide du xie siècle. Son fondateur, Sāmān-Khodā (819-864… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CHUVIN
Dans le chapitre "Entre Arabes et Mongols (712-1220)" : … *C'est une ville prospère que le général omeyyade Qutayba ibn Muslim assiège en 712, et l'opulence qu'il découvre lorsqu'il entre dans la ville l'amène à violer les termes de la reddition qui avait été négociée ; il brûle les idoles, pille les temples, expulse la population. Les nobles se replient vers Pendjikent où ils préservent leur autonomie et… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre "Apparition des Seldjoukides" : … trouvèrent alors en contact avec d'autres tribus déjà islamisées et à leur tour se convertirent à l'*islam ; peut-être ont-ils à cette époque créé un petit État indépendant dont l'organisation était copiée sur celle des Oghouz. Seldjouk épousa la fille d'un chef turcoman, dont il eut quatre fils ; l'aîné, Mikā'il, mourut dans un combat et ses deux… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… d'émigrer des rives du Syr-Daria vers la Transoxiane et Boukhara. Islamisation des Seldjoukides. * Premier embryon d'un État seldjoukide musulman au nord du Khorasan et du Djurdjan. Toghroul Beg, petit-fils de Seldjouk, s'empare de l'Afghanistan, de l'Iran, du Tabaristan et du Djurdjan. Qawurd, fils de Tchaghri Beg et neveu de Toghroul Beg, s'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… potentiels au sultanat, ne conservant comme héritier que son fils le plus compétent, Soliman. *Il se tourne ensuite vers l’E st, où Ismail Ier, fondateur de la dynastie perse des Safavides, constitue une menace politique et idéologique depuis qu’il a épousé la foi shiite, alors que les Ottomans suivent les préceptes sunnites. Les… Lire la suiteÉcrit par : François BOST, Vincent FOUCHER
Dans le chapitre "Histoire" : … du chameau, du iie au ve siècle, puis avec l'apparition *de l'islam, à partir du viiie siècle. En relation avec les confréries soufies d'Afrique du Nord, une classe de commerçants et de lettrés musulmans se forme ; sans prendre le pouvoir, elle se met au service des structures… Lire la suiteÉcrit par : Amaël CATTARUZZA, Christophe CHICLET, Jovan DERETIC, Catherine LUTARD
Dans le chapitre "L'occupation ottomane" : … vis des autochtones, l'autorité turque allait évoluer au cours des siècles. L'empire ottoman fondait* son État sur la spécificité musulmane, mais il n'y a pas eu islamisation forcée mais conversions volontaires. Ces conversions se faisaient pour des raisons administratives (postes élevés dans l'administration turque) ou fiscales. À côté de la… Lire la suiteÉcrit par : Maurice AYMARD, Michel GRAS, Claude LEPELLEY, Jean-Marie MARTIN, Pierre-Yves PÉCHOUX
Dans le chapitre "Le temps des invasions" : … conquiert toute l'île (seule Taormina résiste jusqu'en 902). À la faveur des luttes entre princes, *les musulmans pénètrent en Italie : en 847, Khalfūn fonde l'émirat de Bari ; d'autres s'installent en Campanie, à l'embouchure du Garigliano, et pillent même Saint-Pierre de Rome en 846. L'empereur occidental Louis II (reprise de Bari en 871), puis… Lire la suiteÉcrit par : Éloi FICQUET, Alain GASCON
Dans le chapitre "Intégration dans la communauté religieuse et politique de l'islam " : … de la société s'est achevée à la fin du xixe siècle. Après son avènement, *l'islam se diffuse rapidement dans la mer Rouge et le golfe d'Aden à travers le réseau portuaire dominé par les communautés sudarabiques et perses. Jusqu'au xiie siècle, cette religion reste un phénomène côtier. Puis ses adeptes,… Lire la suiteÉcrit par : Alain GASCON, Roland MARCHAL
Dans le chapitre " Histoire" : … un grand nombre d'églises, dont la plus célèbre demeure la cathédrale de Faras, ornée de fresques. *L'islamisation par des marchands conduisait à la formation de royaumes, dont celui de Sennar qui mettait un terme par la bataille d'Arbaji, en 1505, à la dernière principauté chrétienne. Le royaume Funj, dont les conseillers politico-religieux… Lire la suiteÉcrit par : Nikita ELISSÉEFF
… *Le mot souk viendrait de l'araméen shūkā, avec le sens primitif de rue, puis celui de marché. On le trouve dans la composition de nombreux toponymes. Très tôt, ce terme recouvre différents types de centres d'activité commerciale dans le Proche-Orient et au Maghreb. On distingue les foires annuelles, les marchés ruraux… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Mot qui vient de l'arabe sulṭān, lui-même probablement d'origine syriaque. On peut distinguer trois acceptions de ce terme : d'abord, « pouvoir », « autorité » ; c'est ainsi qu'il est employé dans le Coran, à la sourate xv, verset 42 : « Tu ne disposes d'aucun pouvoir sur Mes serviteurs » ; ensuite, le « détenteur d'un pouvoir, d'une… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… également, lui succède à la tête du nouveau sultanat : on parle alors des « rois-esclaves ». *En théorie vassal du calife abbasside de Bagdad et donc sunnite, Iltutmish affirme son pouvoir et conquiert la province méridionale du Sind. En 1229, son indépendance est entérinée, puisqu’il reçoit l’investiture officielle du calife abbasside.… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… sa mort, Qutb al-Dīn installe sa capitale à Delhi. Son gendre Iltutmish lui succède sur le trône. * Le calife abbasside al-Mustansir reconnaît Iltutmish comme sultan et lui donne le titre de « défenseur de l’émir des croyants ». Mise en place de la deuxième dynastie sur le trône de Delhi : les Khalji. Victoire contre les Mongols. Agrandissement du… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre CALLOT, Philippe DROZ-VINCENT, Philippe RONDOT, Charles SIFFERT
Dans le chapitre "La Syrie musulmane" : … *Les premières incursions arabes en Syrie furent le fait de Bédouins pillards que le calife Abū Bakr, successeur de Muhammad, voyait sans déplaisir quitter l'Arabie. Mais après que ces bandes eurent défait les forces byzantines (Adjnadain, 634), le calife envoya des troupes pour conquérir la Syrie. Son armée rencontra celle de l'empereur Héraclius… Lire la suiteÉcrit par : Arnaud RUFFIER, Denis SINOR, Julien THOREZ, Universalis
Dans le chapitre " Histoire" : … Tadjiks laissa la place au fârsî (persan), dialecte occidental parlé en Iran et en Afghanistan. *La conquête arabe de l'Asie centrale, qui commença au milieu du viie siècle, introduisit l'islam dans la région. Mais les querelles tribales affaiblirent les Arabes et, avec l'ascension des Samanides (819-999), les… Lire la suiteÉcrit par : Véronique SCHILTZ
… et victorieux à la bataille de Poitiers (732). La Transoxiane serait amenée, avec le temps, à *devenir islamique et non chinoise, et dans les oasis d'Asie centrale l'islam entrerait en concurrence avec le bouddhisme. Dès 712, l'année même de la conquête de l'Espagne, les Arabes annexaient la Transoxiane : Boukhara et Samarkand, puis, l'année… Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
… *Les Tchétchènes forment, après les Russes, le groupe ethnique le plus important du Caucase du Nord. Au nombre de 957 000 lors du recensement de 1989, ils habitent essentiellement la république de Tchétchénie (dont ils constituent 58 p. 100 de la population) et celle du Daghestan (où ils étaient 61 000 en 1992). La guerre a empêché tout recensement… Lire la suiteÉcrit par : Michel CAMAU, Roger COQUE, Jean GANIAGE, Claude LEPELLEY, Robert MANTRAN, Universalis
Dans le chapitre "Dualité socio-économique" : … libéré la poussée des tribus nomades et, par contrecoup, fait refluer la ville vers le littoral. *L'islamisation et l'arabisation de l'Ifrīqiyya à partir du viie siècle n'ont pas aboli la dualité littoral-intérieur. En revanche, elles ont contribué à une régulation des oppositions entre sociétés citadines de la zone côtière et… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre "Des Tukue aux Ouïgours" : … siècle, les Ouïgours se convertirent du chamanisme au manichéisme, et connurent aussi le bouddhisme et le nestorianisme, religions envers lesquelles ils se montrèrent tolérants. Les Ouïgours ont facilité aux Turcs le contact avec les civilisations voisines de l'Inde et surtout de la Transoxiane et de l'Iran où l'*islam avait déjà fait son apparition… Lire la suiteÉcrit par : Michel BOZDÉMIR, Guzine DINO, Ali KAZANCIGIL, Robert MANTRAN, Jean-François PÉROUSE
Dans le chapitre "L'organisation du régime républicain" : … matées et qui, après 1930, cessent d'apparaître au grand jour, notamment dans le domaine religieux. *Mustafa Kemal, qui rendait en partie responsable du déclin turc un islam dénaturé et rétrograde, fit adopter un certain nombre de lois et de mesures résolument antireligieuses : suppression des établissements d'enseignement religieux, des tribunaux… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Deuxième successeur du Prophète à la tête de la communauté islamique, ‘Umar Ier joue un rôle décisif dans l'expansion de l'islam et dans l'organisation de l'État musulman. D'abord fermement opposé à la prédication de Muḥammad, il change bientôt d'attitude et se fait l'un des plus fervents adeptes de l'islam, les mots du Coran comme la… Lire la suiteÉcrit par : Denis MATRINGE
Dans le chapitre "Histoire de la langue" : … de l'urdū tient au fait qu'il se développa dans les armées et les bazars au contact des conquérants *musulmans de l'Inde aux xiie et xiiie siècles. Il emprunta ainsi rapidement un important vocabulaire au persan, qui était lui-même chargé de mots arabes et qui fut, jusqu'au xviiie siècle,… Lire la suiteÉcrit par : Dominique CHEVALLIER
… *En 1810 paraissait à Paris un livre intitulé Histoire des Wahabis, depuis leur origine jusqu'à la fin de 1809. Son auteur, Louis-Alexandre de Corancez, consul général de France, avait suivi les routes caravanières de Bagdad à Alep. Le « wahhabisme » tire son nom du prédicateur musulman Mụhammad ibn ‘ Abd al-Wahhāb (1703-1792). Mais ses… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Calife omeyyade qui accède au pouvoir à la mort de son père ‘Abd al-Malik. Trois faits caractérisent le règne de Walīd Ibn ‘Abd al-Malik. Tout d'abord, l'extension de l'empire musulman se poursuit. À l'est, Qutayba s'empare de la Transoxiane (prise de Samarqand, 710-711) tandis que Muḥammad ibn al-Qāsim conquiert le Sind (basse vallée et delta de l… Lire la suiteÉcrit par : André BOURGEY, Serge CLEUZIOU, Universalis
Dans le chapitre "Du royaume de Saba à la réunification du Yémen" : … des Éthiopiens, venus défendre les chrétiens yéménites. Puis, très vite, le Yémen se convertit à *l'islam, du vivant même du Prophète : la première mosquée yéménite est construite en 630. Les Yéménites vont d'ailleurs jouer un rôle important dans l'expansion de l'islam, s'engageant nombreux dans les armées du calife. Cette émigration massive… Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET, Catherine LUTARD, Robert PHILIPPOT, Universalis
Dans le chapitre "La spécificité de la politique extérieure yougoslave : le non-alignement" : … amenèrent la Yougoslavie à une dénonciation assez discrète de l'agression américaine au Vietnam. *Tito obtint de certains pays arabes non alignés ou proches du mouvement des financements importants qui furent en partie gérés, la décentralisation aidant, par la bureaucratie musulmane, surtout en Bosnie-Herzégovine. Ces financements permettaient… Lire la suite
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