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IRRÉVERSIBILITÉ

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2.  Évaluation de la production d'entropie

Un grand progrès fut réalisé lorsque l'on réussit à évaluer explicitement la production d'entropie : on disposa dès lors d'une mesure quantitative des phénomènes irréversibles. Les grands noms liés à ces développements sont ceux de T. de Donder, L. Onsager, I. Prigogine.

Le point de départ de l'évaluation de la production d'entropie est une formule, due à J. W. Gibbs, qui relie la variation d'entropie dS à la variation d'énergie interne, à la variation de volume et aux vitesses des réactions chimiques qui se produisent dans le système. L'étape la plus importante consiste à combiner cette formule thermodynamique avec les lois d'évolution données par d'autres disciplines de la physique macroscopique : hydrodynamique, électrodynamique, cinétique chimique, etc. Ces lois fournissent des expressions explicites pour la variation d'énergie et pour les vitesses réactionnelles. Après quelques transformations simples, on arrive à écrire la variation de l'entropie sous la forme :

Le premier terme est l'intégrale, prise sur la surface du système, du vecteur flux d'entropie. Le deuxième terme, une intégrale de volume, représente la production d'entropie à l'intérieur du système. Cette équation correspond, terme à terme, à la relation (1), en donnant, de plus, des expressions explicites des grandeurs qui y figurent. Un examen de ces dernières montre que la production locale d'entropie a une forme très remarquable : 

où Xreprésente la force généralisée, cause du phénomène irréversible désigné par l'indice i ; Jreprésente le flux associé à ce phénomène. Par exemple, dans la conduction thermique, Xest proportionnel au gradient de la température, qui est la cause du flux de chaleur Ji. La forme bilinéaire (4) doit être définie positive en vertu du second principe.

 […]

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