3. Relations internationales
Le 7 février 1992, les ministres des Affaires étrangères et des Finances des Douze signent le traité dit de Maastricht conclu le 10 décembre 1991, qui institue l'Union européenne. Le 18 juin, le traité de Maastricht est ratifié par référendum, avec 69 p. 100 de oui.
Le 15 décembre 1993, les Premiers ministres britannique et irlandais, John Major et Albert Reynolds, réunis à Londres, publient une déclaration commune sur l'Irlande du Nord qui constitue le « point de départ d'un processus de paix devant aboutir à un règlement politique ». Pour la première fois depuis la partition de l'île en 1921, le Royaume-Uni évoque un éventuel renoncement de souveraineté sur l'Irlande du Nord. De son côté, Dublin envisage une éventuelle modification de sa Constitution qui prévoit expressément la réunification de l'île. Le 19, Albert Reynolds menace l'I.R.A. d'une répression accrue si elle refuse le dialogue.
Le 9 juin 1994, lors des élections européennes, la coalition au pouvoir conserve ses positions. Les nationalistes du Fianna Fail remportent 35 p. 100 des suffrages et 7 sièges sur 15, et les travaillistes, 11 p. 100 des voix et 1 siège. Le Fine Gael obtient 24,3 p. 100 des suffrages et 4 députés. Les Verts font leur entrée au Parlement de Strasbourg, avec 7,9 p. 100 des voix et 2 élus.
Le 31 août, après vingt-cinq ans de violences qui ont fait plus de 3 000 morts en Ulster, l'I.R.A. annonce un cessez-le-feu immédiat, permanent et total afin de « faire progresser le processus de paix ».
Le 6 septembre, le Premier ministre Albert Reynolds rencontre pour la première fois Gerry Adams, le chef du Sinn Fein, pour évoquer le dossier irlandais.
Le 13 octobre, les milices protestantes d'Ulster annoncent à leur tour la suspension de leurs opérations armées.
Le 9 décembre, les premiers pourparlers officiels entre les autorités britanniques et le Sinn Fein débutent à Belfast.
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