3. Relations internationales
Le 9 février 1990, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution de 1979, Ali Khamenei, « guide de la République islamique », réitère la sentence de mort prononcée contre Salman Rushdie par l'imam Khomeyni le 14 février 1989.
Le 21 juin, le plus grave séisme de l'histoire du pays secoue tout le Nord-Ouest, provoquant la mort de 35 000 personnes. Passant outre aux réticences des extrémistes opposés à l'accueil des équipes médicales et techniques étrangères, les autorités iraniennes acceptent finalement l'aide humanitaire occidentale. Celle-ci est l'occasion de nombreux contacts entre la population et les sauveteurs ainsi que d'une certaine ouverture diplomatique du régime.
Le 27 septembre, les relations diplomatiques avec le Royaume-Uni sont rétablies. Cependant, trois otages britanniques sont encore retenus au Liban par des groupes pro-iraniens.
Le 22 octobre, la C.E.E. lève les sanctions contre Téhéran.
En janvier-février 1991, au cours de la guerre du Golfe, l'Iran, qui était opposé à l'invasion du Koweït par l'Irak (2 août 1990), est également opposé à l'intervention occidentale, qui représente à ses yeux une attaque des infidèles contre les musulmans.
Le 26 mars, l'Iran et l'Arabie Saoudite rétablissent leurs relations diplomatiques, rompues en avril 1988 par Riyad. L'accord met fin au boycottage du pèlerinage de La Mecque par Téhéran.
Le 6 août, Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du shah, est assassiné en France, où il était réfugié depuis 1979. Les opposants au régime de Téhéran accusent celui-ci d'avoir commandité le meurtre.
Le 29 décembre, l'accord réglant le contentieux financier entre la France et l'Iran est officiellement conclu à Téhéran.
Le 29 décembre 1993, les autorités françaises expulsent vers Téhéran Moshen Sharif Esfahani et Ahmad Taheri, de […]
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