2. Vie économique
En 1990, les contacts reprennent avec les institutions financières internationales, marquant une étape importante dans la normalisation progressive des relations de l'Iran avec le monde extérieur. Le 31 janvier, un ambitieux plan quinquennal est adopté.
Le 20 janvier 1991 est créé un marché libre des changes, applicable aux investissements privés, aux importations et exportations de produits finis et au tourisme. Il aboutit à une dévaluation massive. Le 14 mars, l'Iran obtient un prêt de la Banque mondiale, le premier depuis 1978. En mai, le gouvernement fait appel aux capitaux étrangers pour participer à la reconstruction du pays, après huit ans de guerre contre l'Irak, et en particulier pour développer la production d'hydrocarbures.
En 1992, l'Iran s'efforce d'ouvrir davantage son économie aux étrangers en les autorisant à acquérir jusqu'à 49 p. 100 du capital des sociétés iraniennes. Le gouvernement offre à la vente 67 p. 100 du capital d'une dizaine des plus importantes entreprises. Les bons qui permettaient à la population de se procurer des produits rationnés et subventionnés par l'État sont supprimés à partir du 17 août, conformément au souhait du F.M.I.
En juin 1993, Hachemi Rafsandjani est réélu, mais avec une majorité diminuée, ce qui infléchit le cours de la politique économique et sociale. Il a pu se prévaloir de bons résultats économiques depuis 1989 : une croissance moyenne de 8,3 p. 100, une production pétrolière qui a presque doublé, un taux de chômage réduit de 14,9 p. 100 à 11 p. 100, en dépit d'une expansion démographique parmi les plus fortes du monde. Cependant, la dévaluation, en mars, de 95 p. 100 du rial affecte durement les entreprises moyennes et légères. Le mécontentement populaire se traduit par de violentes manifestations dans plusieurs villes. En octobre, sous l'influence des conservateurs, Morteza Mohammed Khan remplace Moshen Nourbaksh, principal artisan de la réforme économique. Le nouveau ministre de l'Économie et des Finances a comme priorité le règlement du problème de la dette extérieure. Les droits de douane sont augmentés. Le gouvernement tente de juguler l'in […]
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