3. Relations internationales
Le 15 mars 1990, le journaliste britannique Farzad Bazoft est exécuté ; il avait été condamné à mort pour « espionnage ».
Le 27 juillet, l'Irak et l'Iran imposent un revirement de politique à l'O.P.E.P., qui décide d'augmenter le prix minimal du baril et de plafonner sa production jusqu'à ce que celui-ci soit atteint.
Le 2 août, des troupes irakiennes qui avaient été massées à la frontière depuis le 24 juillet envahissent le Koweït et occupent la capitale. Le Conseil de sécurité de l'O.N.U. demande « le retrait immédiat et inconditionnel » des forces irakiennes, et le 6 instaure le boycottage commercial, financier et militaire de l'Irak.
Le 15 août, Saddam Hussein accepte la plupart des conditions mises par l'Iran à la signature d'un accord de paix entre les deux pays.
Le 25 août, l'O.N.U. autorise le recours à la force armée en cas de nécessité pour faire respecter l'embargo, ainsi transformé en blocus. Le 28, un décret irakien fait du Koweït une province de l'Irak. Le 30, le Conseil ministériel de la Ligue arabe, réuni au Caire, en l'absence de l'Irak, de la Jordanie, de l'O.L.P., du Soudan, du Yémen, de la Mauritanie, de l'Algérie et de la Tunisie, durcit sa position à l'égard de l'Irak, consacrant la division des pays arabes en deux camps.
Le 5 septembre, Saddam Hussein réitère son appel à la guerre sainte et exhorte les peuples égyptien et saoudien à se révolter contre leurs dirigeants. Le 14, à Koweït, des soldats irakiens pénètrent dans les résidences des ambassadeurs de France, de Belgique, des Pays-Bas et du Canada. Le 25, une résolution de l'O.N.U. étend au trafic aérien l'embargo imposé à l'Irak.
Le 14 octobre, Bagdad et Téhéran rétablissent officiellement leurs relations diplomatiques, rompues en 1980.
Le 29 novembre, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte, par 12 voix contre 2 (Cuba et le Yémen) et 1 abstention (la Chine), la résolution 678 qui autori […]
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