1. Politique intérieure
Le 2 mars 1991, un soulèvement chiite débute à Bassorah et s'étend rapidement dans le sud-est de l'Irak. L'Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak, mouvement d'opposition en exil présidé par l'hodjatoleslam Mohamed Bakr el-Hakim, annonce que plusieurs villes sont aux mains des insurgés. Le Parti démocratique du Kurdistan irakien (P.D.K.) de Massoud Barzani, mouvement d'opposition basé à Londres, déclare que les séparatistes kurdes sont entrés en rébellion, dès la fin du mois de février, dans le nord-ouest de l'Irak, dont ils contrôlent plusieurs villes.
Le 6 mars, Ali Hassan al-Majid, dit le « boucher du Kurdistan », est nommé ministre de l'Intérieur. Le 16, le président Saddam Hussein annonce l'écrasement de l'insurrection chiite dans le Sud et menace du même sort les rebelles kurdes dans le Nord. Il promet des réformes démocratiques en Irak.
Le 23 mars, Saadoun Hammadi, baasiste modéré, est nommé Premier ministre, poste jusqu'alors occupé par Saddam Hussein.
Le 3 avril, Bagdad annonce la reconquête de Sulaymaniyah, dernière ville encore tenue par les peshmergas, les combattants kurdes irakiens.
Le 12 septembre, lors du Xe congrès du parti Baas, Saddam Hussein exclut toute évolution du régime vers un plus grand libéralisme. Le 13, Mohamed Hamza el-Zoubeidi remplace Saadoun Hammadi.
Du 20 au 25 septembre 1992, l'opposition au régime de Saddam Hussein se réunit à Erbil, dans le Kurdistan irakien. Les participants, qui appellent à l'instauration d'un État « démocratique, pluraliste et parlementaire », décident de se doter d'une direction collégiale.
Le 5 septembre 1993, Ahmed Hussein devient Premier ministre.
Le 29 mai 1994, Saddam Hussein limoge le Premier ministre et prend la tête du gouvernement.
Le 24 novembre, l'Union patriotique du Kurdistan (U.P.K.) de Jalal Talabani et le P.D.K. de Massoud Barza […]
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