7. Les ionosphères planétaires
Toutes les planètes du système solaire, certains de leurs satellites, ainsi que des comètes, possèdent une ionosphère. Bien entendu, ces ionosphères diffèrent largement en fonction des caractéristiques propres à chaque objet : composition de l'atmosphère, intensité du champ de gravité, vitesse de rotation, existence ou non d'un champ magnétique intrinsèque, distance au Soleil. Notre connaissance expérimentale est assez limitée en ce qui concerne les systèmes planétaires lointains, situés au-delà de Saturne. À l'opposé, les nombreuses sondes spatiales qui ont été placées en orbite autour de Vénus nous ont beaucoup appris sur cette planète, dont le champ magnétique propre est très faible ; le vent solaire supersonique s'approche beaucoup plus près de la planète que dans le cas de la Terre et comprime directement l'ionosphère. La surface de séparation, l'ionopause, est située entre 500 et 1 000 km d'altitude suivant la pression exercée par le vent solaire. La chimie ionosphérique est très différente de celle de la Terre, le constituant atmosphérique essentiel étant le dioxyde de carbone. La production électronique est :


L'ionosphère résultante présente un maximum de densité de l'ordre de quelque 105 électrons par centimètre cube, situé vers 140 km d'altitude. Au-dessus, la densité décroît régulièrement jusqu'à l'ionopause, caractérisée par une brusque chute, pour atteindre des valeurs de quelques dizaines d'électrons par centimètre cube typiques du vent solaire. Vénus possède une ionosphère nocturne bien que le temps caractéristique de recombinaison de l'ionisation soit bien plus court que la longue nuit vénusienne (Vénus tourne sur elle-même […]
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