6. Présence et rôle biologiques
La tyrosine (un acide aminé) réagit avec l'iode pour fournir deux produits d'addition-condensation : la tétraiodothyronine, ou thyroxine (T4), et la triiodothyronine (T3). Dans ces molécules, deux cycles benzéniques sont pontés par un atome d'oxygène, et les atomes d'iode occupent les positions indiquées par les formules de la figure.
Dans les algues, l'iode existe dans une grande variété d'espèces chimiques, minérales comme les anions iodure et iodate (jusqu'à 90 p. 100 de l'iode total), organiques (de 5 à 37 p. 100) comme la iodotyrosine et la diiodotyrosine, qui représentent approximativement 50 p. 100 de la fraction organique. Chez l'être humain et les mammifères, les hormones thyroïdiennes T3 et T4 sont des reliques phylogénétiques, car la plupart des organismes pluricellulaires les synthétisent et les utilisent aussi. Ces composés sont d'ailleurs actifs aussi sur certains unicellulaires.
La glande thyroïde absorbe l'iode moléculaire sanguin pour fabriquer ces deux hormones, mises en réserve dans une protéine de la famille des globulines, la thyroglobuline. Le relargage de ces hormones dans le sang est contrôlé par une autre hormone, hypophysaire, la thyréostimuline (ou thyro stimulating hormone, TSH). Le déficit chronique en iode, du fait d'un environnement pauvre en iode, conduit à une hypertrophie de la glande ou goitre, syndrome s'accompagnant de nombreuses perturbations de l'état de santé et du psychisme (crétinisme).
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