5. Reconnaissance internationale de l'activité de l'Institut Pasteur
Si l'on admet que le prix Nobel récompense de manière équitable la réputation internationale de contributions scientifiques et peut être considéré comme représentatif de la qualité d'une institution, on relève la grande proportion des chercheurs de l'Institut Pasteur parmi les Prix Nobel de physiologie ou médecine attribués à la France depuis la création de ce prix. Ce sont : 1907, Alphonse Laveran pour la découverte de l'agent du paludisme ; 1908, Ilya Metchnikoff, pour la découverte de l'immunité innée et de la phagocytose ; 1913, Charles Richet pour ses travaux sur l'anaphylaxie ; 1928, Charles Nicolle pour son activité dans tous domaines de la pathologie infectieuse en Afrique du Nord ; 1965, André Lwoff, Jacques Monod et François Jacob pour leurs travaux sur le contrôle génétique de l'expression des gènes.
On rajoutera volontiers à la liste Jules Bordet, qui a travaillé à l'Institut Pasteur de 1894 à 1901 avant de rejoindre Bruxelles. Il reçut le prix Nobel en 1919 pour ses travaux sur l'immunité.
D'autres scientifiques français éminents titulaires de prix Nobel de physiologie ou médecine sans avoir été pasteuriens sont Alexis Carrel (1912) et Jean Dausset (1980) pour ses travaux sur les antigènes d'histocompatibilité humains.
Ajoutons à la liste de grands prix internationaux, le prix Lasker de médecine attribué en 1986 à Luc Montagnier pour sa découverte du virus du sida.
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