4. Aggravation des risques
• Les infrastructures
Environ 500 000 villages sur 590 000 sont aujourd'hui desservis par les lignes électriques. Le réseau routier en dur a décuplé (tabl. 9). Et pourtant, comme dans l'agriculture, les mêmes facteurs qui ont stimulé la croissance constituent des freins majeurs à une future accélération de tout le développement par manque d'entretien. Les pertes électriques sont estimées à environ 40 p. 100 de la production, la moitié environ due à des défauts techniques, l'autre en raison des vols de courant, des compteurs faussés, du non-paiement des factures. La productivité globale de l'économie pourrait croître de 30 p. 100, moyennant la fourniture satisfaisante d'électricité ; les défauts du système coûteraient environ 10 milliards de dollars par an. Ainsi, de 1991 à 1998, les investissements dans l'électricité baissent de 5,4 p. 100 du P.I.B. à 4,6. Les objectifs du neuvième plan (1997-2002) n'ont été atteints qu'à 40 p. 100, ceux du dixième plan furent rabotés à mi-parcours.
Même problème d'entretien pour les routes, qui assurent 60 p. 100 du trafic marchandises contre 11 p. 100 en 1951, le reste étant assuré par le rail. En conséquence, même sur des routes nationales, un camion ne parcourt guère plus de 200 kilomètres par jour, contre 500 à 600 en Europe, pour un coût économique de 4 et 10 milliards de dollars par an. Les routes à quatre voies ne totalisent guère plus de 6 000 kilomètres. Le gouvernement a déclaré, en 2000, vouloir construire d'ici à 2008 13 000 kilomètres d'autoroutes ou de routes élargies. En 2005, 600 seulement avaient déjà été réalisés.
Les ports sont engorgés pour les mêmes raisons – les bateaux y restent souvent de trois à cinq jours contre moins d'une journée à Singapour –, même si des progrès sont apparus récemment. La modernisation des chemins de fer reste lente, au point que les trains de marchandises font une moyenne de 20 kilomètres par heure.
Dans les télécommunications, en revanche, on passe de 26 millions de téléphones fixes et 3 millions de téléphones mobiles en 2000, à respectivement 59 millions et 75 millions en 2005.
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