Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean FILLIOZAT
Les littératures philosophiques de l'Inde sont parmi les plus variées et les plus abondantes du monde ; elles correspondent à une production ininterrompue depuis la fin du deuxième millénaire avant notre ère jusqu'à nos jours et dans une aire culturelle immense. Elles se sont d'autre part largement répandues à travers toute l'Asie centrale et… Lire la suiteÉcrit par : Jean NAUDOU
… des āgama ou tantra, qui sont les textes orthodoxes du shivaïsme dans l'*Inde entière (et en particulier dans le Sud). Il se situe dans la lignée d'enseignement des grands maîtres du shivaïsme trika : Vasugupta, à qui furent « révélés », aux environs du viiie siècle, les śivasūtra,… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
*L'advaita, dont le nom signifie « non-dualité », est une des doctrines majeures de la philosophie indienne, et la forme la plus répandue de la philosophie dite Vedānta, aboutissement du Savoir par excellence. Les advaitavạ̄din sont ceux qui professent la doctrine selon laquelle il… Lire la suiteÉcrit par : Hélène BRUNNER
Écrit par : Jean FILLIOZAT
… *Sage légendaire indien, Agastya a joui d'une popularité qui fut grande surtout dans le Sud de l'Inde et qui s'est propagée jusque dans l'ancienne Java. Les récits sur son origine et ses exploits diffèrent selon les époques. Dans les textes védiques il est un rishi (ṛṣi), un des voyants qui ont révélé les hymnes védiques. Il est… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
… *Le mot sanskrit ahiṃsā, qui désigne, dans les religions de l'Inde, la non-violence (ou la non-nuisance) et même l'absence de toute intention de nuire, est composé du préfixe privatif a et de HIṂS, forme désidérative abrégée de la racine HAN (« frapper », « blesser », « tuer »). Ce terme est ancien ; il apparaît dans l'une des plus… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU, Universalis
Dans le chapitre "L'alchimie indienne" : … *Bien que l'alchimie, comme technique spirituelle fondée sur des pratiques physiologiques particulières, principalement tantriques, semble avoir été connue de l'Inde antique, peut-être à une époque plus ancienne que celle où elle le fut en Chine, le problème de ses origines historiques n'a pas encore reçu de solution définitive. On a supposé que ces… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Orientaliste français qui révéla à l'Europe les livres sacrés du zoroastrisme et de l'hindouisme. La curiosité des Européens pour les civilisations anciennes d'Orient (Perse, Inde...) date des premières découvertes de Marco Polo et de Vasco de Gama ; accrue au cours des siècles, elle entraîna Anquetil-Duperron à partir pour l'Inde (où la France… Lire la suiteÉcrit par : Michel HULIN
Dans le chapitre "L'ascétisme indien" : … Les *origines de l'ascétisme en Inde sont très anciennes. Le Ṛgveda (xve s. av. J.-C.) mentionne déjà diverses catégories d'ascètes : keśin (« chevelus »), yati (« disciplinés »), vrātya (« qui ont fait un vœu »), muni (« silencieux »), etc. Ces personnages ont en commun de pratiquer… Lire la suiteÉcrit par : Guy DELEURY
Dans le chapitre "Le temps de l'effort" : … cosmique) des quatre classes d'homme et des quatre âges de la vie. Quand on sait l'importance que l'*Inde accorde aux varna, c'est-à-dire aux classes ou castes, on devine la place qu'elle doit donner aux āśrama ou aux âges, ces deux notions étant intimement liées. De même que l'humanité est divisée en quatre classes d'homme, chacun… Lire la suiteÉcrit par : Jacques HALBRONN
Dans le chapitre "Exotisme" : … On voit que, si l'astrologie n'est plus considérée comme une science, elle occupe les académiciens. *L'astrologie indienne n'est pas en reste : les Anglais, maîtres du sous-continent, font connaître les zodiaques indiens, dès le xviiie siècle, ce qui permet de fructueuses comparaisons. C'est ainsi que le signe du Capricorne y… Lire la suiteÉcrit par : Michel HULIN
*La notion d'ātman est une des notions clés de la pensée indienne, une des plus anciennement attestées aussi. Sa signification première a sans doute été celle de « souffle vital » (en allemand : Atem). Eu égard à son usage comme pronom réfléchi, à l'accusatif, en sanskrit, l'habitude s'est… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
*La philosophie de Śrī Aurobindo a essentiellement pour élément européen la doctrine de l'évolution biologique, et pour élément indien son ontologie. Celle-ci affirme l'unicité de l'Être, substrat commun de toute réalité matérielle ou psychologique du monde phénoménal ou humain ; dans cette ontologie, l'Être… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
*L'Āyurveda est le nom sanskrit de la « science de la vie », c'est-à-dire de la médecine indienne conçue comme comprenant toutes les conditions organiques, biologiques et psychologiques de l'existence dans la santé et la maladie, ainsi que les règles de la pratique médicale. L'Āyurveda est… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Dérivé de la racine bhaj, partager, bhakti désigne en *Inde la sorte de dévotion qui fait participer le fidèle à la personne et à l'essence de la divinité qu'il adore. Une amitié caractérise, dans cette atmosphère, les rapports du dieu et de ses dévots. Les cultes populaires ont dû, de tous temps,… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT, Pierre-Sylvain FILLIOZAT
*Le bouddhisme propose à l'homme trois refuges, le Buddha, sa doctrine et sa communauté. Les trois ont leur histoire, longue de deux millénaires et demi : la représentation de la personne du premier a toujours évolué, les conceptions doctrinales ont été en perpétuelle mutation, la… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Dans le chapitre "Les croyances" : … *Sur le plan des croyances, le brahmanisme demeure centré sur le brahman-ātman de la spéculation upaniṣadique que l'on trouvait déjà en germe dans les brāhmaṇa. Cette notion essentielle qui, de nos jours encore, imprègne la pensée indienne, se rencontre nettement pour la première fois dans l'une des deux plus anciennes upaniṣad, la… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Le terme sanskrit « buddhi » désigne l'intelligence dans la psychologie de l'hindouisme. Selon les données traditionnelles du brahmanisme, l'homme se compose de quatre éléments qui sont autant de modalités de son être propre : le corps, la pensée, l'intelligence, l'âme. Ce dernier élément (en sanskrit, ātman : « soi ») transcende les trois… Lire la suiteÉcrit par : François CHENET
… *Ce grand universitaire, qui enseigna à l'université de Paris-X-Nanterre puis à l'université de Paris-Sorbonne (Paris-IV) où il occupa la chaire de philosophie indienne et comparée, fut l'un des meilleurs spécialistes du bouddhisme du Grand Véhicule, de la littérature de la Prajñāparamitā et du grand dialecticien bouddhique Nāgārjuna,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
… *Un des plus grands maîtres de l'école mādhyamaka. Candrakīrti serait né au Samanta, dans le sud de l'Inde. Élève de Kamalabuddhi, il découvre par lui les œuvres de Nāgārjuna, de Buddhapālita et de Bhāvaviveka. Établi à Nālandā, il se trouva en concurrence avec Candragomin, de l'école yogācāra. Celui-ci devait l'emporter et devenir le chef de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Titre d'un traité de médecine relevant du canon védique et attribué à un certain Caraka. Des prescriptions médicales apparaissent dans la littérature sanskrite dès l'époque védique (~ IIe et ~ Ier millénaire) mais restent sporadiques ou simplement allusives. Il faut attendre les ier et iie… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
*La division analytique de l'humanité (et non pas seulement de la société indienne) en quatre classes fonctionnelles hiérarchisées constitue un système professé par les brahmanes auteurs des Traités de la disposition naturelle des choses (Dharmaśāstra). Sa spécificité indienne ne porte que… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Le concept hindou de « darśana » (darśana, du sanskrit dṛś, « voir ») intéresse à la fois le culte et la philosophie. Dans le culte, il désigne le fait de voir une déité, une personne ou un objet de bon augure. Cette expérience constitue une bénédiction pour le visionnaire. La faveur accordée peut différer selon la déité ou selon… Lire la suiteÉcrit par : Charles MALAMOUD
Dans le chapitre "La dette, fait universel ?" : … étymologique d'aucune sorte avec une racine verbale qui signifierait « devoir » ni avec les substantifs qui désignent les différentes formes de l'obligation.* En revanche, ce qui se manifeste avec netteté dans la pensée indienne, c'est l'idée d'une « dette » originaire qui rend compte de certains des grands devoirs auxquels l'homme est astreint… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
*Le mot sanskrit dharma désigne la « disposition » normale de toutes choses (de la racine Dhṟ, soutenir), ou l'Ordre, la Norme. La forme la plus ancienne du mot, la forme védique, est dharmán, la forme classique dharma, en moyen-indien (pâli, prâkrit) dhamma. La… Lire la suiteÉcrit par : Simone PÉTREMENT
Dans le chapitre "Religions antiques" : … Encore était-il regardé, même alors, comme frère d'Osiris, ce qui suppose une unité originelle. *Dans les hymnes védiques, il est question de deux sortes de divinités, les deva et les asura. Plus tard, dans les Brāhmaṇa, on voit que les deva sont restés des dieux, mais que les asura sont devenus des… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Terme qui, dans l'hindouisme, caractérise la doctrine de la dualité, par opposition à celle qui professe une sorte de monisme. La métaphysique hindoue est dominée par la problématique propre au vedānta. Ce darśana (« point de vue », « système philosophique ») s'efforce de définir les relations entre l'âme (ātman) et l'absolu (brahman… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "L'eau germinale et fécondante" : … Comme l'écrit Eliade, « l'eau est germinative source de vie, sur tous les plans de l'existence ».* Dans de nombreux mythes de l'Inde, c'est sur les eaux primordiales que repose le lotus où naissent les dieux, Brahma, Varuna ou Vishnu. C'est directement du nombril de Nārāyana flottant sur les eaux que s'élève le lotus ou l'arbre primordial. Les… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT, Mircea ELIADE
Dans le chapitre "Paradis et enfers des Indo-Iraniens" : … *Une hymne célèbre au Soma (Rig Veda, IX, 113) nous révèle le désir de l'Indien védique de prendre place, après la mort, auprès des dieux immortels, dans les mondes de lumière :Écrit par : Michel HULIN
Dans le chapitre "L'Inde : le saṃsāra et les âges du monde" : … où le modèle de la résurrection s'imposait au Proche-Orient, une autre eschatologie, apparue en *Inde plusieurs siècles auparavant, prenait sa forme définitive. L'idée de base, dégagée depuis les plus anciennes Upaniṣad, est celle d'un sujet transcendant (ātman ou « Soi »), qui est en lui-même étranger à l'espace et au temps,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Sylvain FILLIOZAT
… trois catégories d'ouvrages, trois directions d'activité intellectuelle. Tout d'abord, il y a des *spéculations philosophiques et religieuses sur la parole attestées dès les Veda : la faculté de parler est conçue comme une puissance supra-humaine, voire visualisée comme un être divin, la parole se voyant attribuer une vertu salvatrice,… Lire la suiteÉcrit par : Françoise MALLISON
… vernaculaires du nord et du centre de l'Inde), procédant directement du moyen et vieil indo-aryen. *La littérature gujarātī fut d'abord religieuse : à son stade le plus ancien, elle fut consacrée à la prédication jaina ; médiévale, elle exprima le sentiment religieux hindou – et même ismaélite – et servit à transmettre l'héritage de la culture… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BALBIR, Charlotte VAUDEVILLE
Dans le chapitre "Sūr-Dās et les poètes de langue braj" : … sans doute ce que l'Inde admire le plus dans l'œuvre de Sūr-Dās. Expression d'une tendresse ardente,* ces chants ne sont pas sans portée religieuse : le poète-dévot met dans la bouche des naïves gopī une vigoureuse protestation contre le pédantisme brahmanique, les élucubrations de la philosophie moniste et les vaines prétentions du « yoga » à… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
… se sont établies de nouvelles strates, qui les situent plus ou moins bas dans l'échelle sociale. *L'unité religieuse que recouvre le mot « hindouisme » est plus une attitude générale que l'accord fait sur des dogmes particuliers. Sans doute trouve-t-on partout répandue la croyance aux renaissances successives (saṃsāra) auxquelles, sous… Lire la suiteÉcrit par : Francis ZIMMERMANN
*L'histoire des sciences, au sens où nous l'entendons en Occident, a bénéficié d'apports spécifiques de l'Inde, au moins dans trois domaines : l'astronomie, les mathématiques et les sciences médicales. D'autres disciplines scientifiques, la physique par exemple, n'ont pas été cultivées en Inde, sinon sous… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Thérèse de MALLMANN, Rita RÉGNIER
Dans le chapitre "Généralités" : … *Il importe tout d'abord de rappeler que, l'iconographie indienne reflétant toujours des notions religieuses ou philosophiques, aucun détail n'en est gratuit. Mensurations, couleurs, gestes, attitudes, expressions de physionomie, etc., doivent donc être exécutés avec une fidélité scrupuleuse aux indications des textes, sous peine de voir se muer en… Lire la suiteÉcrit par : Colette CAILLAT, Marie-Simone RENOU
Dans le chapitre "La doctrine jaina" : … *Si les digambara nient l'authenticité du corpus canonique fixé par les śvetāmbara, ce corpus n'en contient pas moins l'essentiel de la doctrine. Aussi est-il possible de s'y référer pour les deux groupes. Les enseignements respectifs des digambara et des śvetāmbara, issus d'une tradition rigoureusement transmise et fixée avant le schisme,… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *La réflexion philosophique indienne (tant bouddhiste qu'hindoue) est déterminée par un certain nombre de présupposés, parmi lesquels l'idée que le sujet pensant est modifié, dans sa nature même, par le type de connaissance qu'il acquiert au cours de son existence. Ainsi le salut est-il fonction de ce que l'on sait plutôt que de ce que l'on fait. L'… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Le mot sanskrit kalpa signifie d'abord « agencement » et équivaut, dans la littérature védique, à rita (ṛta), qui désigne à la fois l'ordre cosmique, le rite et l'art, grâce à quoi les hommes parviennent à l'harmonie (autre sens du mot rita) avec l'énergie universelle. Cependant, kalpa se réfère plutôt à la… Lire la suiteÉcrit par : Charles MALAMOUD
… humaine, un des « buts de l'homme » (puruṣārtha), le troisième dans l'ordre hiérarchique : *dans le système de pensée hindou (et indien), le plaisir sensuel est, en principe, inférieur en dignité à l'artha, qui est richesse et pouvoir ; l'artha, à son tour, est inférieur au dharma, à l'ordre socio-cosmique et aux… Lire la suiteÉcrit par : Madeleine BIARDEAU
… au sens le plus large du terme, karman désigne, dès la littérature la plus ancienne de l'*Inde, n'importe quel acte, mais plus particulièrement l'acte rituel, tout rite accompli selon les prescriptions des textes révélés. Comme tel, il relève du vocabulaire technique du brahmanisme classique le plus orthodoxe qui distingue les rites… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Simone RENOU
… de Viṣṇu, le Seigneur « Bhagavant », où la biographie mystique de Kṛṣṇa contient notamment le* récit de ses aventures au milieu des bergères. Dans le Viṣṇu-Purāṇa, qui entre le iiie et le ve siècle constitua un important recueil de textes et de légendes où les sectes vishnouites trouvèrent… Lire la suiteÉcrit par : Kuno LORENZ
*Les questions de raisonnement logique occupent une place aussi importante dans la philosophie indienne, d'un bout à l'autre de son histoire, que dans la tradition occidentale. Ce n'est que dans les années 1930 que la plupart des Occidentaux ont fini par reconnaître ce fait, dont l'étude reste encore aujourd'hui… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Penseur hindou dont le nom reste attaché à une tentative pour instaurer une philosophie qui, tout en restant fidèle aux principes du vedānta, permette le plein exercice de la dévotion. L'une des propositions majeures du vedānta étant l'affirmation selon laquelle l'ātman (« âme ») est identique au brahman (l'« absolu », le « principe » de toutes… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Dans le chapitre "Récits épisodiques et passages spéculatifs" : … déjà les Brāhmaṇa. Par ailleurs, des fragments souvent plus récents développent des aperçus* philosophiques : au livre VI, la Bhagavad Gītā est, au moins partiellement, de composition ancienne ; mais, au livre XII, le discours de Bhīṣma véhicule des idées plus tardives : le Nārāyaṇīya Parvan, qui comprend dix-huit… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Dans le chapitre "Une épopée guerrière" : … Ne survivront que trois des frères Kaurava et les cinq Pāndava, tous les soldats étant décimés. *Le livre VI, la Bhagavad Gītā, « Chant du Bienheureux Seigneur » est souvent considéré comme le cœur même de ce récit. Il y est relaté comment Krsna donne à Arjuna, son disciple, les conseils nécessaires pour accéder à la Vérité et à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Notion particulière et difficile à cerner avec précision, dont fait grand usage la littérature philosophique de l'Inde traditionnelle et notamment celle qui relève du Vedānta. Le mot māyā est ancien puisqu'il apparaît déjà dans les hymnes du Rig-Veda, partie la plus archaïque du Veda lui-même (tout au début du ~ IIe millénaire… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Le plus technique et le plus original à la fois des six darśanas (« points de vue ») qui constituent ensemble la tradition philosophique de l'Inde brahmanique. Prenant directement racine dans les spéculations védiques, la Mīmāṃsā apparaît comme un « méta-ritualisme » dans lequel la réflexion s'exerce d'abord sur le mécanisme des rites pour s'élever… Lire la suiteÉcrit par : René CHABOUD, Francis ZIMMERMANN
Dans le chapitre "La saison des pluies dans le calendrier" : … à Cochin, de juin à septembre à Bombay, etc. (cf. inde – Géographie). Dans cette diversité,* le calendrier hindou en sa forme traditionnelle souligne ce qui est invariant, à savoir l'existence d'une mousson d'été, quelles que soient sa date, sa force et sa durée réelles. Le début en est fixé rituellement au onzième jour de la quinzaine… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Du plus célèbre philosophe bouddhiste, de Nāgārjuna, on ne sait rien de certain, pas même l'époque exacte où il vécut, et l'on est obligé de s'en tenir à ce que dit de lui la tradition. Celle-ci assure qu'il naquit dans le sud-est de l'Inde (Andhra Pradesh), donc en pays dravidien. Brahmane de naissance, il dut recevoir l'éducation traditionnelle d… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Brahmane orthodoxe qui, né dans l'Āndhra Pradesh (pays de Haydérabad) au xiie siècle, fut d'abord un dévot de Krishna avant de devenir célèbre comme interprète du Vedānta. Ce darśana (« système de pensée » concernant les doctrines brahmaniques traditionnelles) pose en principe l'unité de l'ātman (« âme » humaine) et du brahman (… Lire la suiteÉcrit par : André BAREAU
*Le mot nirvāṇa désigne la cessation de la transmigration ou succession indéfinie des existences que les Indiens appellent saṃsāra. Il est surtout utilisé dans le bouddhisme où il possède un sens très particulier, la conception du salut étant différente dans cette religion de ce qu'elle est… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *L'un des darshanas de la tradition brahmanique, celui qui correspond à la logique. Cette tradition, en effet, répartit la matière des spéculations philosophiques visant à l'interpréter en six approches possibles, qu'elle nomme darshanas (darśana), c'est-à-dire « points de vue », « façons de voir les problèmes ». Il ne s'agit pas, par là,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… un doctorat de chimie en 1958, également à Madrid, puis un autre de théologie en 1961, à Rome. *Ses origines l'amènent à s'intéresser à la pensée chrétienne et indienne, dont il devient un spécialiste : par son œuvre, il cherche à faire comprendre aux chrétiens la vision du monde que proposent les traditions non occidentales. Il partage ainsi… Lire la suiteÉcrit par : Guy BUGAULT
Dans le chapitre "La religion" : … La religion des Parsis est la* religion mazdéenne, réformée et partiellement démythisée par Zarathushtra dans un sens éthique et monothéiste. À première vue, la caractéristique principale en est le culte du feu et les temples du feu. Pourtant, le dieu des mazdéens n'est pas le feu (atar), mais le Seigneur sage (Ahura Mazdā), homologue de l'… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Textes* de caractère épique dont la composition, sous la forme actuellement connue, s'étale entre le ive et le xive siècle, les purāṇa sont les véritables livres sacrés de l'hindouisme. La traduction la plus littérale de leur nom générique serait « les… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Parmi les présupposés qui règlent le cours de la réflexion philosophique indienne se trouve l'affirmation qu'à l'existence phénoménale, seule accessible à nos sens, s'oppose une essence à la fois transcendante et immanente. Ainsi dans les upaniṣad et chez les philosophes du Vedānta lit-on que le brahman (l'« absolu »), unique, immuable,… Lire la suiteÉcrit par : Balveer ARORA
… *La vie de Rādhākrishnan symbolise la vieille tradition hindoue des savants-philosophes qui situent les problèmes de leur époque dans le cadre toujours renouvelé d'une pensée religieuse millénaire. Rādhākrishnan est probablement le plus accessible des interprètes d'une philosophie complexe, et marque, de ce fait, l'initiation spirituelle de… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Simone RENOU
C'est au *Vedānta shankarien, qui inspira la plupart des philosophes de l'Inde médiévale et des sages de l'Inde moderne, que l'on a tenté de rattacher l'enseignement donné par Rāmakrishna à ses disciples dans ses entretiens familiers, qui, illustrés de paraboles, furent recueillis à la manière des… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
*Ce qui caractérise l'attitude de Rāmānuja, c'est l'exaltation de la Personne Suprême, Absolu personnel qui s'oppose à l'Absolu impersonnel de Śaṅkara et de tout le mouvement de l'advaita, du non-dualisme radical. Si le Maître de Śrīraṅgam défend, lui aussi, une position non dualiste, la sienne… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Simone RENOU
Écrit par : Florence BRAUNSTEIN
Dans le chapitre "Une gigantesque épopée" : … *Plus que toute autre œuvre indienne, le Rāmāyana a été adapté et commenté dans toutes les langues de l'Inde. Il est difficile de ne pas rapprocher cette épopée de celle du Mahābhārata. La littérature épique indienne se développe à un moment où des courants appartenant aussi à l'hindouisme, le vaisnavisme, le saivisme, se précisent… Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
Dans la religion de l'*Inde, la puissance cosmique mère de toute production, appelée en sanskrit Śākti (« énergie »), est l'objet d'un culte particulier, dont les fidèles sont les śākta et qu'on désigne du nom de shaktisme. La śākti est décrite dans les textes shivaïtes comme… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *La tradition philosophique hindoue se présente sous la forme de « systèmes » achevés, chacun se suffisant à lui-même, au moins en théorie. Ce sont autant de « points de vue » (darśanas) sur la doctrine de base qui se veut immuable : foi en la révélation védique, affirmation de la toute-puissance du principe spirituel dans l'homme et dans l'univers… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
*Un des noms les plus illustres de la spéculation indienne est celui de Śaṅkara (Shankara), dit aussi Śaṅkarācārya, « maître Śaṅkara », premier grand commentateur des Vedānta ou Brahma Sūtra de Bādarāyaṅa. On ignore la date exacte et le lieu de naissance de Śaṅkara ; toutefois, il… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Sylvain FILLIOZAT
Dans le chapitre "L'utilisateur du sanskrit classique" : … sciences du mot (grammaire), de la phrase (exégèse) et du moyen de connaissance droite (logique). *La méthode traditionnelle d'enseignement est fondée sur une conception psychologique très ancienne en Inde. Toute expérience laisse une trace dans le psychisme. Cette trace est appelée vāsanā, littéralement « parfum », parce qu'elle est… Lire la suiteÉcrit par : Jean LEFRANC
Dans le chapitre "Une anthropologie pessimiste" : … du judaïsme et de ses prolongements chrétiens et musulmans, Schopenhauer oppose les religions de l'*Inde, si proches de la vérité métaphysique, mais aussi le « bouddhisme » qu'il décèle dans le Jésus des Évangiles ou dans certains mystiques tels que saint François d'Assise. La délivrance ne peut être attendue que de la négation du vouloir-vivre par… Lire la suiteÉcrit par : François CHENET
Écrit par : Denis MATRINGE, Universalis
Dans le chapitre "L'époque des gurū" : … une religion nouvelle ; mais il élabora l'expression la plus claire et la plus achevée de la* doctrine des sant, mystiques errants de la « tradition du Dieu sans attributs » (sanskr. : nirguṇa saṃpradāya) qui prêchaient la dévotion au Dieu suprême et la méditation sur son nom, et n'avaient pour rituel que le chant d'hymnes… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *La littérature médicale indienne en langue sanskrite est dominée par les deux noms de Charaka et de Sushruta (Suśruta), auteurs de deux Samhitâs (« collections », « livres »), qui se complètent l'une l'autre et se situent approximativement à la même époque (ier ou iie s.). La Sushruta-Samhitâ… Lire la suiteÉcrit par : André PADOUX
*Le tantrisme n'est pas une religion différente de l'hindouisme, du bouddhisme (ou du jinisme). Il n'en est qu'une forme particulière, un « système modelant secondaire », avec ses normes propres, organisant à sa manière des éléments qui, pour la plupart, sont ceux du système général de la culture hindoue (ou… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Les* upaniṣad sont les premiers textes sanskrits dont l'Occident ait eu connaissance : Anquetil-Duperron en publia en 1801, sous le titre d'Oupnekat, une traduction latine fondée sur une version persane. Parmi les textes de la Śruti (Révélation), elles étaient ceux que, lors d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *L'ensemble de la tradition hindoue est divisée en « systèmes » (darśana) qui sont, en fait, des « points de vue », des « façons de considérer le réel », et dont chacun tend à se spécialiser dans un certain domaine : le Védânta (vedānta), par exemple, se voue à l'exposé de la métaphysique ; le Yoga enseigne les moyens concrets d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Philosophe hindou. Vallabha est l'auteur d'une interprétation dualiste du védânta (vedānta). Celui-ci, qui occupe une place privilégiée parmi les grands darshanas de l'hindouisme, a connu, en effet, outre l'expression que lui a donnée le monisme strict (advaïta-vedânta) de Shankara (viiie s.), une forme dualiste,… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… connaître des croyances et des attitudes des fidèles du IIe millénaire avant notre ère. *Enfin, s'il est vrai que védisme et hindouisme sont l'un et l'autre des religions polythéistes où les rites obligatoires tiennent une large place, il reste que la perspective générale est profondément différente : là où l'hindouisme insiste sur la… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Brahmane qui vivait dans le nord de l'Inde (région de Bénarès) et qui élabora une œuvre philosophique importante dans les domaines du Sâmkhya et du Yoga. Vijnâna Bhikshu (vijñāna bhikṣu) s'attacha surtout à exposer les principes fondamentaux de ces deux darshanas traditionnels, en montrant qu'ils se complètent l'un l'autre. Son œuvre fait… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
*Maître spirituel hindou, Vivékânanda (Vivekānanda) se donna pour tâche de développer l'enseignement de son maître Râmakrishna (Rāmakṛṣṇa) et de le diffuser en Inde et à l'étranger. Sur son initiative, les disciples anciens et nouveaux se constituèrent en un ordre monastique ressemblant à ceux de l'Occident.… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
*La tradition indienne, tant hindoue que bouddhique, désigne sous le nom de yoga (« action d'atteler, de maîtriser, de dompter ») une technique de salut originale qui se propose de libérer l'âme de sa condition charnelle par l'exercice de disciplines psychiques et corporelles. Le point de départ en est… Lire la suite
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