1. Principes et techniques
• L'architecture
Le symbolisme architectural
Dans la tradition indienne, la création artistique participe, ainsi que toutes les activités humaines, à l'harmonie universelle. Outre que chacune de ses phases s'accompagne d'actes rituels, elle doit tendre, quelles que soient ses fins, culturelles ou laïques, à la réalisation d'un ensemble cohérent résumant au travers de subtiles équivalences la substance et l'ordonnance du monde. Aussi l'efficacité de tout objet conçu et façonné par l'homme doit-elle être garantie par la stricte observance de règles éprouvées, transmises de génération en génération.
Dans cette perspective, le désir d'innover et toute recherche d'expression personnelle sont inconnus de l'architecte comme de l'ornemaniste. Pour ceux-ci seule compte la valeur symbolique du matériau et de la forme. Le site où s'élèvera le monument est l'objet d'un choix minutieux ; il doit comporter des éléments qui le font regarder comme un véritable microcosme. Le cadre naturel, la structure de l'édifice et son revêtement décoratif suggèrent ensemble l'univers tout entier au centre duquel réside la divinité suprême.
Si, dès l'origine, le symbolisme cosmologique a conféré à l'architecture indienne ses traits spécifiques, c'est au respect des formules traditionnelles qu'elle doit la remarquable continuité de son évolution. Mais ces lois ne s'appliquent pas seulement aux monuments élevés sur le sol de l'Inde ; elles s'étendent aussi à tous ceux qui, en Asie continentale et sud-orientale, datent du temps où de nombreux États bénéficiaient de l'influence culturelle indienne.
L'autel védique
Le sacrifice constituait à l'époque védique l'acte religieux par excellence. Sur la « trame » de sa liturgie complexe, on prétendait renouveler sans fin la création et assurer l'accord permanent des hommes et des « puissances » divinisées. Aux moments désigné […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 70 pages…



