Le terme d'impuissance recouvre une très grande complexité de faits cliniques. E. Bergler définit ce trouble de la réaction sexuelle de l'homme comme « une inhibition centrale qui se manifeste localement au niveau du pénis, organe exécutif de la sexualité masculine ».
On peut distinguer trois grandes formes d'impuissance :
– l'impuissance érective : c'est l'absence (rare) ou l'insuffisance de l'érection qui rend impossible la pénétration, donc le coït ;
– l'impuissance liée à des troubles de l'éjaculation : éjaculation à l'approche de la vulve, éjaculation prématurée qui empêche l'acte sexuel de durer suffisamment pour procurer du plaisir, éjaculation retardée anormalement et absence d'éjaculation ;
– l'impuissance par absence d'orgasme : le coït s'accomplit sans plaisir malgré une érection et une éjaculation normales. L'homme n'est pas toujours conscient de cette dernière forme d'impuissance.
À ces trois formes d'impuissance on peut ajouter une « pseudo-impuissance » (liée à la partenaire, qui peut empêcher l'acte sexuel de se produire) et une impuissance dite secondaire, parce qu'elle se produit dans un couple après un fonctionnement sexuel normal […]
