Le mot impôt provient du latin impositum, participe passé du verbe imponere qui signifie « poser sur ». Il apparaît au xve siècle dans les édits et les ordonnances, sous la forme « impost », avec le sens fiscal qu'il garde encore aujourd'hui. Il a rapidement pris l'ascendant sur les termes médiévaux tels que « taille », « aides » ou « gabelle » et a résisté à l'arrivée des synonymes « contribution », d'origine révolutionnaire et connoté de volontariat, ou « taxe », anglicisme de source grecque, qui évoque le service rendu.
L'optique moderne macroéconomique restitue pleinement au mot impôt son sens étymologique avec les notions de « pression fiscale » ou de « poids de l'impôt ». Ces notions trouvent leur formulation arithmétique dans le rapport en pourcentage de l'ensemble des recettes fiscales (auxquelles s'ajoutent généralement les cotisations sociales obligatoires) au montant du produit intérieur brut (P.I.B.) et sont affinées par leur cédularisation (spécification par type de revenu, par opposition à l'impôt général) ou par leur spécialisation (selon que sont visés les ménages ou les entreprises).
Fondamentalement pourvoyeur des finances publiques, l'impôt non seulement participe, avec les contributions sociales, à la redistribution du revenu national, mais devient, par sa personnalisation, incitateur d'actions économiques et de comportements sociaux. Ces différents effets sont recensés et évalués au travers de deux approches, la politique et l'économie fiscale, tandis que le droit fiscal s'attache à définir les multiples modalités techniques d'exécution de ce prélèvement de richesse, essentiel au fonctionnement de l'État.
Retour en haut



