2. Architecture du système fiscal français
• Le poids des prélèvements obligatoires en France
En 2006, le système fiscal français repose sur un nombre important de prélèvements obligatoires, alimentant les caisses des trois grands types d'administrations publiques : l'État (42 p. 100 des recettes totales), les collectivités territoriales (près de 11 p. 100) et les organismes de sécurité sociale (47 p. 100). Mesure synthétique souvent utilisée dans les comparaisons internationales, bien que peu informative quant aux effets économiques de la fiscalité, le taux de prélèvements obligatoires atteignait 43,4 p. 100 du P.I.B. en 2004 (37,6 p. 100 pour la moyenne de l'U.E.25, 39,7 p. 100 pour la moyenne de la zone euro), dont 16,3 p. 100 pour les cotisations sociales, 11,6 p. 100 pour la fiscalité directe et 15,7 p. 100 pour la fiscalité indirecte. Selon cet indicateur, la France n'est devancée que par quatre pays membres de l'U.E. : la Suède (50,5 p. 100 du P.I.B.), le Danemark (48,8 p. 100), la Belgique (45,2 p. 100) et la Finlande (44,3 p. 100) ; l'Italie (40,6 p. 100) et l'Allemagne (38,7 p. 100) se situent à des niveaux un peu inférieurs.
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