6. Réactions d'agglutination
L'agglutination immunologique a été découverte par Gruber et Durham à la fin du xixe siècle, avec des suspensions bactériennes incubées avec les immunsérums homologues. Ce phénomène est général et s'applique à tout système où les antigènes sont associés à une particule biologique (cellule) ou inerte (latex, bentonite) ayant été préalablement « sensibilisée » par adsorption ou fixation chimique de molécules antigéniques à leur surface. contrairement à la réaction de précipitation, où l'on observe l'apparition d'un produit insoluble après mélange de solutions limpides d'antigène et d'anticorps, dans la réaction d'agglutination on observe la clarification de la suspension antigénique particulaire par suite de la formation d'agrégats qui se déposent au fond du tube. L'agglutination s'observe également sur des surfaces (lames de verre ou de plastique) sur lesquelles sont déposés la suspension antigénique et l'immunsérum ou une solution d'anticorps.
On distingue les agglutinations naturelles observées avec les bactéries ou les cellules, notamment les hématies (hémagglutination), et les agglutinations ou hémagglutinations passives, ou conditionnées, lorsque des cellules ou des particules sont sensibilisées par fixation d'antigènes solubles. Le couplage des antigènes peut être obtenu par divers procédés : traitement par le chlorure de chrome, la benzidine bis-diazotée et surtout, actuellement, le glutaraldéhyde et les carbodiimides.
L'inhibition de l'hémagglutination passive par l'antigène soluble (incubé préalablement avec l'anticorps) est la technique de choix pour une détermination quantitative de l'antigène. Elle est surtout utilisée pour le dosage d'hormones plasmatiques ou urinaires, notamment dans le diagnostic immunologique de la grossesse.
L'agglutination directe est utilisée pour le sérodiagnostic d'affections microbiennes (par exemple, réaction de Widal pour le diagnostic de la typhoïde) pour la détermination des groupes sanguins, etc. Signalons que de nombreux anticorps ré […]
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