5. Immunoanalyse par les méthodes immunoenzymologiques
Cette méthodologie d'immunodosages quantitatifs fondée sur l'interaction primaire Ag-Ac est, à l'heure actuelle, une des plus utilisées en immunoanalyse. Elle a été proposée pour la première fois en 1971 par trois équipes de recherche : en France par Avraméas et Guibert, aux Pays-Bas par Van Weeman et Schnurs et en Suède par Engvall et Perlmann qui l'ont décrite sous l'acronyme Elisa (pour Enzyme Linked Sorbent Assay) universellement utilisé depuis 1971.
Cette réaction immunologique est fondée sur une technique de marquage par une enzyme de l'un des éléments, l'antigène ou l'anticorps, qui intervient dans la réaction. L'utilisation d'enzymes comme marqueur présentait l'avantage considérable de conférer une grande sensibilité à la réaction Ag-Ac en raison de la propriété de l'enzyme liée à l'un des partenaires de la réaction (le plus souvent l'anticorps) de transformer un très grand nombre de molécules de substrat, c'est-à-dire à l'amplification du signal servant de révélateur de la réaction.
Les modalités de la réaction sont très variées. Elles permettent de doser soit l'antigène, soit l'anticorps. Elles peuvent s'effectuer en phase hétérogène ou homogène selon un processus de type compétitif ou non compétitif. Elles sont actuellement pratiquées le plus souvent dans les cupules de microplaques en matière plastique. On les exécute manuellement ou à l'aide de machines automatiques dotées d'un enregistrement sur bandes imprimantes. Pour être fiables, les réactions immunoenzymatiques nécessitent l'emploi de préparations d'antigènes et d'anticorps polyclonaux ou monoclonaux très spécifiques et soigneusement purifiés et contrôlés.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 14 pages…



