3. Les diverses techniques immunocytologiques
• L'immunofluorescence
En immunofluorescence, les antigènes sont détectés en utilisant des anticorps marqués avec des fluorochromes. Lorsque les fluorochromes sont illuminés par un rayonnement de courte longueur d'onde, ils émettent un rayonnement lumineux de longueur d'onde plus grande et visible avec un microscope approprié. La fluorescéine et la rhodamine sont les deux fluorochromes les plus utilisés. La fluorescéine émet dans le jaune-vert et la rhodamine dans le rouge des longueurs d'onde du spectre visible. Les structures cellulaires ayant fixé ces anticorps fluorescents sont ainsi détectables et ont l'aspect de taches brillantes, colorées en vert ou rouge, le fond de la préparation étant noir. L'utilisation de la fluorescéine et de la rhodamine permet d'avoir une double coloration sur une même préparation cellulaire, mais aussi sur une même cellule.
L'immunofluorescence (fig. 1) est une technique très sensible. Une très petite quantité d'antigène est suffisante pour donner une réaction positive. Ainsi, 0,8 × 10-4g/mm2 = de polysaccharides capsulaires du pneumocoque peuvent être détectés grâce à cette technique. De toutes les méthodes immunocytologiques, l'immunofluorescence est certainement la plus couramment utilisée ; elle a grandement contribué à nos connaissances actuelles dans divers domaines de la biologie. Si on la compare aux autres méthodes immunocytologiques, l'immunofluorescence est certainement la plus simple et la plus rapide. Sa seule limitation réside dans le fait qu'elle ne peut pas être utilisée dans des études ultrastructurales.
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