La notion financière d'immobilisation doit être distinguée de la notion juridique d'immeuble et de la notion économique d'investissement. Les immobilisations sont une partie des valeurs immobilisées, c'est-à-dire lentes et difficiles à convertir en liquidités ; elles figurent dans le haut de l'actif du bilan. Elles se subdivisent en : terrains, constructions, matériel et outillage, matériel de transport, mobilier, agencements, installations, immobilisations incorporelles (fonds de commerce, clientèle, brevets, marques, licences, dessins), immobilisations en cours. On regroupe parfois ces rubriques en immobilisations affectées, ou non, aux opérations professionnelles et immobilisations corporelles et incorporelles.
Les immobilisations sont notées par des débits aux comptes de bilan. Ces comptes ont un report à nouveau, ils survivent à l'exercice et constituent une comptabilité de stocks. Les immobilisations font donc partie des emplois réversibles, qui ne peuvent être affectés totalement ni définitivement à l'exercice en cours et qui, par la suite, donneront lieu à des charges (amortissement) et à des produits (revente) des exercices successifs.
Les immobilisations disparaissent progressivement de l'actif par l'amortissement et/ou les provisions pour dépréciation, dont le montant est — en théorie — égal à la diminution de valeur subie par l'immobilisation au cours de l'exercice, par suite de sa participation à l'activité de l'entreprise.
Pierre LASSÈGUE
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