Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Milovan STANIC, François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La question du « merveilleux chrétien »" : … d'une nouvelle poétique. Mais quoi de plus « classique » sans doute que le chapitre qui concerne* « l'imitation » ? Le lecteur y apprend qu'il n'est rien de grand qui puisse s'écrire si l'on craint de produire « quelque chose qui vive plus que [soi] », rien de valable sans se mesurer aux Anciens et convoquer leur « tribunal » – non pas joug… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "Les avatars de la rhétorique aristotélicienne : la « khaṭāba »" : … traduit et interprète la mimêsis d'Aristote. Alors que, pour ce dernier, la poésie est une *imitation des actions humaines qui passe par la création d'une fable (mythos) et qu'il n'y a de mimêsis que là où il y a un « faire » (poiein), Avicenne ne cesse de souligner que la poésie des Arabes imite d'abord les faits… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La poétique" : … générale de la poièsis, ou production d'œuvres. La poésie est, d'une façon générale, « *imitation » (mimèsis), par quoi il faut entendre non un simple décalque de la réalité, mais une sorte de re-création de cet « acte » (énergeia) qui constitue la vie. En particulier, la tragédie « imite non pas les hommes, mais une… Lire la suiteÉcrit par : Didier DELEULE
est liée essentiellement à une phrase de la Poétique d'Aristote : « La tragédie est l'*imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant les diverses parties, imitation qui est faite des personnages en action et non au moyen d'un… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "L'Antiquité" : … , décrit les lois du récit épique ou dramatique et justifie la mimésis, capacité d'*imitation dévolue au langage, en disant qu'elle est vraisemblable et qu'elle peut, en la représentant, nous apprendre quelque chose sur l'action humaine. Platon condamne les fictions (sauf les mythes, dont il fait usage lorsque la dialectique est… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
Dans le chapitre "Des fragments de Virgile pour célébrer le Christ" : … à ce titre, et non point comme une simple curiosité. La littérature antique est une littérature d'*imitation. Ce mot n'avait pas alors le sens assez péjoratif qu'il prend facilement aujourd'hui. On n'opposait point imitation et création. On estimait que l'originalité ne pouvait s'exprimer que par le tour nouveau, inattendu et parfois surprenant… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE
Dans le chapitre "La pudeur, la vérité et les contraintes" : … a souvent fait paraître cette littérature comme enchaînée par de déraisonnables contraintes, et l'*imitation des Anciens, dont les classiques de la France n'auraient, aux yeux de certains, été que de serviles copistes. Ces préjugés, entretenus jadis par les rebelles du romantisme en France et plus encore par ceux qui, en Allemagne et en Angleterre… Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
Dans le chapitre "Une poésie de l'insatisfaction amoureuse" : … du xve siècle et du courant néo-platonicien récemment importé de Florence. *À l'instar des poètes de son temps, Scève pratique l'imitation. Mais, comme tous les grands écrivains, il choisit ce qu'il imite et en fait sa chose, de même que l'abeille qui butine le pollen en fait son miel, selon une comparaison courante à l'… Lire la suiteÉcrit par : Yvon BELAVAL
… si parlant qu'il donne l'illusion que chacun des protagonistes a son vocabulaire et sa syntaxe. *Autre secret de Diderot : l'art d'aviver le plaisir réfléchi de l'imitation. Il y parvient de deux manières. L'une est l'interruption, dont le but n'est pas de décevoir l'attente du lecteur, mais de l'exciter. L'autre est l'intervention… Lire la suiteÉcrit par : Danièle COHN, François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre " Littérature" : … de l'action, certes non par les moyens de la théâtralisation, mais par ceux de la narration. *Cependant, alors même qu'Aristote prétend fonder sa Poétique sur une faculté naturelle, l'instinct d'imiter, qui rendrait compte de l'activité artistique dans son ensemble, il néglige les formes non imitatives de la poésie – en premier lieu… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GOIMARD
Dans le chapitre "Convention ou croyance ?" : … parce qu'elle annonce un supplément de sens. Dans la fiction, elle est crédibilisée par laÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
… indique, à « la représentation de la réalité dans la littérature occidentale », Mimésis – *« imitation » en grec, concept clé de la Poétique d'Aristote – fut écrit dans des conditions difficiles, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Istanbul, où Erich Auerbarch (1892-1957), d'origine juive, chassé d'Allemagne par le nazisme,… Lire la suiteÉcrit par : Daniel SANGSUE
Dans le chapitre "Une pratique mal comprise et discréditée" : … Malgré cette expérience quotidienne de la parodie au sens précis du terme, *l'usage courant continue à donner au mot « parodie » la signification péjorative de simulacre ou de mauvaise imitation : on parle ainsi de « parodie de justice » ou, en politique, de « parodie de programme ». Souvent, on assimile la parodie à des pratiques qui reposent sur… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *La pratique du pastiche, genre imitatif relevant de l'activité artistique « au second degré » (G. Genette), remonte aussi loin que la création d'œuvres originales, bien que le mot lui-même n'apparaisse dans le vocabulaire de la peinture qu'au xviie siècle. Considéré comme genre « mineur », car il est attaché à son original comme… Lire la suiteÉcrit par : Vittore BRANCA, Françoise JOUKOVSKY
Dans le chapitre "La diffusion du pétrarquisme en France" : … et surtout la version de 196 sonnets du Canzoniere publiée en 1548 par Vasquin Philieul. *Mais lorsqu'ils imitent, les prédécesseurs de Ronsard préfèrent la subtilité mignarde des pétrarquistes du Quattrocento. D'Antonio Tebaldeo proviennent des épigrammes de Marot sur l'incendie d'amour ou sur les effets du feu et de la neige. Serafino… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GADOFFRE
Dans le chapitre "Une poétique commune" : … de cette image de la Beauté. » Nous voilà bien loin de l'interprétation scolaire de la théorie de l'*imitation. Imiter les Anciens, pour les hommes de la Pléiade, ne consiste pas à les répéter, mais à s'appuyer sur eux pour retrouver des formes éternelles qu'ils avaient été les premiers à entrevoir. Second article du projet : la création d'une… Lire la suiteÉcrit par : Michel COLLOT, Dominique VIART
Dans le chapitre "Sens" : … ou médiévale, qui associait peinture et écriture, les poètes modernes ont exploité les propriétés *mimétiques de la graphie ou de la typographie. Les calligrammes d'Apollinaire disposent leurs lettres de manière à dessiner les contours des objets évoqués ; et Claudel nous invite à lire dans certains mots français de véritables « idéogrammes » (« … Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La poésie comme art mimétique" : … la poésie, et l'admiration critique pour Homère, qualifié de « poète par excellence » (1448b 34). *La caractérisation de la poésie par la mimèsis (terme tellement surchargé d'interprétations qu'on hésite parfois aujourd'hui à le traduire simplement par imitation, pour lui préférer « représentation » – mais au risque d'atténuer le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *Né en Italie d'une famille qu'il prétendait illustre et qui fut très vraisemblablement obscure, condottiere de l'épée avant de devenir « gladiateur des lettres » (Nisard), tour à tour étudiant et moine, Jules César Scaliger s'initie à la médecine, qu'il vient exercer en France : il se fixe à Agen, qu'il ne quittera pratiquement plus. Doué d'une… Lire la suiteÉcrit par : Henri GOUHIER
Dans le chapitre "La volonté de métamorphose" : … l'homme à quel besoin l'art répond : or il découvre un besoin et, par suite, un plaisir d'imiter. *Comme il y a de multiples façons d'imiter, il y a plusieurs arts. C'est ainsi qu'Aristote arrive à la distinction qui permet de dégager l'essence de la théâtralité : on peut imiter les hommes en racontant leurs actions ou en les répétant ; ou l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'… Lire la suite
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