Tenants d'une secte shī‘ite, également appelés duodécimains. Cette branche est essentiellement représentée par l'islam iranien. Le shī‘isme s'est morcelé, au cours de son histoire, à l'occasion de la succession des imāms. Ainsi, à la mort de Dja‘far al-Sādiq, sixième imām des duodécimains, les partisans de son fils Ismā‘īl soutinrent que leur candidat avait reçu l'investiture de son père, et qu'il était en état d'occultation jusqu'au jour où il reviendrait comme mahdī : ce sont les ismaéliens. Les mūsāwiyya, au contraire, prétendaient que le successeur légitime de l'imām défunt était un autre de ses fils, Mūsā. Ils furent les duodécimains, et Mūsā est leur septième imām. Il y eut encore une crise lors de la mort d'Abūl-Ḥasan al-‘Askarī (868) ; tandis qu'un des groupes voyait dans son troisième fils, Muḥammad, le mahdī attendu et que Muḥammad b. Nusayr al-Namīrī, considérant le calife disparu comme une incarnation de l'Esprit-Saint dont il revendiquait pour lui-même la succession, fondait ainsi la secte des nuṣayrīs, les duodécimains reconnaissaient comme onzième imām le fils d'Abūl-Ḥasan al-‘Askarī, nommé al-Ḥasan al-‘Askarī. Enfin, à la mort de ce dernier, les duodécimains cons […]
