Dédié à Victor Hugo, Illusions perdues est non seulement le plus vaste roman de La Comédie humaine, mais une de ses clés de voûte. Plongeant ses racines dans Le Père Goriot (1834) dont il reprend un des principaux personnages en même temps qu'un des éléments de l'intrigue, il se poursuit dans Splendeurs et misères des courtisanes (1839-1847) où se trouve exposée la suite des destinées de Lucien de Rubempré et de l'abbé Herrera, alias Vautrin. Du premier projet d'Illusions à la dernière partie de Splendeurs, ce sont presque toutes les années d'écriture de La Comédie humainequi se trouvent embrassées. Conçu initialement comme une simple nouvelle, l'ouvrage prit au cours de la rédaction une dimension telle que Honoré de Balzac (1799-1850) le subdivisa en trois parties. La première, Les Deux Poètes, parut en 1837, la deuxième, Un grand homme de province à Paris, en 1839, et la dernière, Les Souffrances de l'inventeur, écrite en un temps record, en 1843.
En 1819, de retour à Angoulême, sa ville natale, David Séchard rachète pour un prix […]
