3. L'économie francilienne
L'Île-de-France produisait en 2007 près de 29 p. 100 de la richesse nationale (environ 464 milliards d'euros), pour 22 p. 100 de l'emploi et 18,8 p. 100 de la population. Il ne faut pas en tirer pour autant des conclusions hâtives sur la « richesse » des Franciliens, celle-ci étant partagée entre les ménages, les entreprises, l'État et... la province. D'après les comptes régionaux des ménages, ceux d'Île-de-France perçoivent seulement 22 p. 100 du revenu disponible brut des ménages français, alors que la région produit 29 p. 100 de la richesse nationale. Ils paient en effet près du tiers des impôts sur le revenu et le patrimoine du pays, et versent une part des cotisations sociales beaucoup plus forte que celle des prestations qu'ils reçoivent. Dans tous les cas, les chiffres globaux de valeur ajoutée ou d'emploi reflètent mal la contribution réelle de la région à la vie économique nationale.
En effet, l'Île-de-France joue un rôle à la fois de commandement et de service, notamment de service aux entreprises, au niveau national et international, intimement lié à sa nature de région-capitale et de grande métropole mondiale, et dont les conséquences ne s'expriment pas par de simples chiffres d'emploi ou de production (ce rôle de « capitale économique » est traité dans l'article paris-Capitale économique).
• La prépondérance du tertiaire
L'Île-de-France est d'abord une région tertiaire, tant en termes d'emploi que de production (85 p. 100). Les services aux entreprises et le secteur financier et immobilier y jouent un rôle essentiel (respectivement 24,4 p. 100 et 23 p. 100 de la valeur ajoutée régionale), notamment en raison de leur très forte concentration dans Paris et ses abords immédiats. Les autres services (administration, santé, éducation, commerce, services aux particuliers, transports) sont répartis de façon plus homogène dans la région, largement au service de ses habitants. Paradoxalement, malgré le rôle de Paris comme capitale, d'une part, […]
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