Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

IKE NO TAIGA (1723-1776)

Page précédente Page suivante

3.  Un réalisme puisé dans la nature et dans l'art occidental

Peu d'artistes ont autant voyagé que Taiga. Dès 1746, il parcourut le pays, faisant même l'ascension de montagnes célèbres, dans son désir d'une compréhension intime du paysage par l'étude directe de la nature. À ce contact, il élabora une conception de l'espace pictural tout à fait personnelle et une expression réaliste que l'on trouve, par exemple, dans Asamayama shinkei-zu (Vue réelle du mont Asama) de 1750. Mais, à l'encontre de l'école Maruyama qui s'efforce de saisir l'essentiel des objets dans leur apparence extérieure, Taiga cherche à pénétrer l'âme d'un paysage. Aussi sa vision, qui procède de la connaissance et de l'expérience réelles, est-elle hautement impressionniste, comme dans Ringai bōko-zu (Vue du lac Shinji, 1750 env.).

La révélation de la peinture occidentale qu'eut le jeune artiste en 1748 vint renforcer son sens de la composition, ainsi que ses préoccupations réalistes, sa vision stéréoscopique, ses effets de lumière. Mais cette forte influence occidentale, que Taiga éprouva en la décantant, personnalisa son style sans lui enlever son caractère proprement oriental.

Jailli de la tradition Nanga, l'art de Taiga sut en franchir les conventions et les limites. Son œuvre, dont on peut encore dans la production des années 1720-1735 isoler les diverses influences, apparaît après 1760 comme une synthèse magistrale, étonnamment diversifiée. Les productions de la maturité éblouissent par leur force et leur souplesse, les effets étrangement colorés du monochrome, leur composition parfaite, tel Sansui jimbutsu-zu (Paysage et personnages) décorant des fusuma du Henshōkō-in, monastère du mont Kōyasan.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« IKE NO TAIGA (1723-1776) » est également traité dans :

JAPON (Arts et culture) - Les arts

Écrit par :  François BERTHIERFrançois CHASLINNicolas FIÉVÉChantal KOZYREFFHervé LE GOFFFrançoise LEVAILLANTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVID Universalis

Dans le chapitre "L'influence de l'étranger"  : …  ont l'occasion de voir quelques originaux de second ordre. Leurs premiers essais sont maladroits. *Ike no Taiga (1723-1776), qui étudie la calligraphie au Mampuku-ji, assimile l'esprit des Lettrés et traite avec un graphisme accru les paysages d'un Japon qu'il parcourt en tous sens. Yosa Buson (1716-1783), maître du haikai, rendra dans ce… Lire la suite

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média