Concile ayant mis fin à la querelle monothélite, qui avait commencé au début du viie siècle. Le monothélisme était une résurgence du monophysisme, lequel, contrairement à la doctrine définie à Chalcédoine et réaffirmée au IIe concile de Constantinople, tenait qu'il n'y a en Jésus-Christ qu'une seule nature (physis). Dans l'intervalle le problème s'était déplacé : le Christ a deux natures parfaites, divine et humaine ; mais, s'il n'est qu'une seule personne, ne faut-il pas lui reconnaître aussi une seule « énergie » (opération) et une seule volonté ? Puisque les deux natures agissent ensemble (Chalcédoine), Sergius, patriarche de Constantinople, crut pouvoir n'admettre qu'une seule énergie, une seule volonté, théandrique, c'est-à-dire qui soit à la fois divine et humaine (619).
L'empereur Héraclius, soucieux de sauvegarder l'unité de l'Empire — menacée par les invasions barbares, les guerres avec les Perses, les conquêtes de l'Islam, qui avait déjà envahi la Syrie, la Palestine et l'Égypte —, crut pouvoir rallier les monophysites de Syrie et d'Égypte sur la base du monoénergisme (une seule opération). En 629-633, les monophys […]
