Médecin hongrois qui, avant Pasteur, établit les règles actuelles d'hygiène médico-chirurgicale et lutta contre les germes responsables de l'hospitalisme. Venu à Vienne étudier le droit, il assiste à l'hôpital de cette ville à l'autopsie d'une jeune femme morte de fièvre puerpérale. Cette visite décide de sa vocation.
Docteur en médecine en 1844, il est nommé assistant à l'une des deux cliniques de la maternité de l'Hôpital général de Vienne, dirigé par le professeur Johann Klein. Ayant remarqué que, dans la clinique réservée à l'enseignement, la mortalité est quatre fois plus forte que dans celle réservée aux sages-femmes, il étudie l'épidémiologie de la maladie (milieu social, alimentation, blanchiment identiques dans les deux cliniques) et découvre le processus infectieux : les médecins et les étudiants autopsient les cadavres et deviennent par la suite des vecteurs de germes ; la nécessité d'une asepsie rigoureuse obtenue non par le simple savon, mais par le chlorure de chaux : la mortalité tombe, dans sa clinique, de 18 à 1,20%.
Toute sa vie, Semmelweis luttera, pour exposer et défendre sa découverte de l'asepsie, contre l'hostilité du professeur Klein […]
