Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Bertrand SAINT-SERNIN
Dans le chapitre "La contingence dans le langage ordinaire" : … nécessairement dire que les hommes de notre temps n'en ont pas sinon l'idée, du moins le sentiment. *Si le terme est en déclin, c'est peut-être qu'il était associé à une vision religieuse de l'Univers, dans laquelle l'essentiel était de préserver à la fois les lois de la nature, la prescience divine et la liberté humaine. L'idée de contingence… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
*« Étant donné que la culture s'acquiert par apprentissage, les gens ne naissent pas Américains, Chinois ou Hottentots, paysans, soldats ou aristocrates, savants, musiciens ou artistes, saints, chenapans ou moyennement vertueux : ils apprennent à l'être. » Ce propos de T. Dobzhansky (1966) caractérise… Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ
Dans le chapitre "La biologie" : … des actions mécaniques de traction, de pression, de gonflement. Descartes aime à le répéter : la *nature n'est pas une déesse. Il n'y a en elle ni secrets ni forces cachées. Elle est faite d'un espace homogène, partout semblable à soi, qui ne doit pas nous étonner. Expliquer n'est pas approfondir ce qui, en réalité, n'a pas de fond. C'est étaler… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel ADAM
Dans le chapitre "Locus amoenus" : … yeux » de l'auditoire, par des peintures parlantes (demonstrationes). La description de la* nature dérive, elle, des topiques du discours judiciaire (argumentum a loco qui vise à fonder ses preuves sur la nature même du lieu où s'est déroulée l'action) et du discours épidictique (on peut vanter des lieux pour leur beauté, leur… Lire la suiteÉcrit par : Robert BARBAULT
… les perspectives des générations futures. Parce que, avec les « miracles » de l'industrialisation, *l'homme s'est cru étranger à la nature et indépendant d'elle. Quelle est donc la première condition d'un développement qui pourrait être durable ? Sûrement une réconciliation de l'homme avec la nature, et c'est ce que l'écologie devrait permettre.… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BEAUJEU-GARNIER, Catherine LEFORT, Laurent VERMEERSCH
Dans le chapitre "Les mythes liés au territoire" : … formation de la nation et qui reste aujourd'hui très présente dans les paysages et dans la culture. *Les premiers temps de la conquête ont constitué une lutte contre la nature, alors perçue comme un milieu hostile parce que inconnu. Pourtant, la conquête de l'Amérique s'apparente à l'affirmation de l'homme moderne, de l'homme-maître, notamment face… Lire la suiteÉcrit par : Marc CHÉNETIER, Rachel ERTEL, Michel FABRE, Jean-Pierre MARTIN, Pierre-Yves PÉTILLON, Bernard POLI, Jacques ROUBAUD
Dans le chapitre "L'homme de la nature" : … *L'Amérique, c'est d'abord la nature au moment où l'homme la découvre. Des mots comme « Maine », « Mississippi », « Oregon », « Grandes Plaines » ont encore un charme magique qui évoque celui du lac Glimmerglass de Cooper, et qu'essayent de sauvegarder ou de recréer artificiellement les parcs nationaux. Il existe un coin sauvage dans la conscience… Lire la suiteÉcrit par : Henri ARVON, Universalis
Dans le chapitre "La critique philosophique" : … la nature, mais la nature dont la lecture attentive permet d'éclairer les démarches de l'esprit. *« La philosophie, constate Feuerbach, est la science de la réalité dans sa vérité et totalité ; mais l'ensemble de la réalité est la nature (nature dans le sens le plus universel du mot). Les mystères les plus profonds résident dans les… Lire la suiteÉcrit par : Raymond RUYER
Dans le chapitre "La finalité « artificialiste »" : … nier radicalement la finalité, soit, avec Platon, Aristote et les stoïciens, pour la régulariser. *Aristote surtout veut fonder une science finaliste de la nature, en rationalisant la nature magique, en définissant des substances et des accidents classables, des changements réguliers et bien ordonnés, par passage de la puissance à l'acte, de l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Mort en 1150 ou peu après, Guillaume de Conches a commenté plusieurs auteurs fondamentaux : Priscien, Boèce, Macrobe, le Platon du Timée ; il est aussi l'auteur d'une Philosophie du monde (Philosophia mundi, vers 1125) et du Dragmaticon, et a glosé Juvénal. Il est très au courant des données scientifiques… Lire la suiteÉcrit par : Sophie SPITZ
… *La constitution d'une histoire naturelle à la fin du xviie siècle et au début du xviiie est fondée sur le souci de substituer à l'explication de la nature sa description intégrale, considérée alors comme seul moyen de préserver la richesse des formes naturelles dans leur singularité. Décrire, selon Tournefort… Lire la suiteÉcrit par : Hans Georg GADAMER
Dans le chapitre "Philosophie de l'histoire et essence de l'homme" : … et aussi bien dans leurs chansons. Le concept qui supportait toute la pensée était celui de *nature ; il ne s'agissait pas seulement de la nature à laquelle Isaac Newton, en achevant le système de la mécanique céleste, avait fourni une nouvelle justification, l'ancienne justification de la tradition biblique par le système géocentrique du… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CHOMARAT-RUIZ
Dans le chapitre "L'enquête sur la nature" : … En *tant que connaissance rationnelle de la nature, la philosophie croise le jardin dans l'œuvre de Théophraste qui, héritier d'Aristote et du Lycée, observe les plantes. Et si l'esthétique n'est pas au rendez-vous dans Les Recherches sur les plantes, on peut supposer que les planches accompagnant le De Materia medica de Dioscoride… Lire la suiteÉcrit par : Louis GUILLERMIT
Dans le chapitre "L'histoire et la politique" : … continuité indéfinie, en recueille le fruit dans la civilisation. On peut ainsi soupçonner dans la *nature ce que Hegel rendra célèbre sous le nom de « ruse de la raison », dont le principe est cette « sociabilité insociable » de l'homme : de même que c'est finalement l'humanité qui profite du déchaînement anarchique des appétits individuels, de… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Antinomie de la liberté et de la nature" : … mode fondamental de l'être, consiste dans la reconnaissance de l'antinomie entre liberté et nature. *Cette antinomie n'a pu être conçue aussi longtemps que la nature elle-même n'a pas été unifiée sous une unique législation, ce qui n'advint pas avant Newton, ni avant Kant réfléchissant sur les idées de ce dernier. Maintenant, la liberté est exilée… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED, Antoine ADAM
Dans le chapitre "Le matérialisme" : … que l'on peut parler de deux « systèmes » suffisamment distincts. Le premier met l'accent sur la *Nature, l'autre sur une Raison infinie qui est Dieu. Les origines de ces systèmes sont différentes et leur aboutissement aussi. Il faut, d'ailleurs, ne pas oublier qu'à l'époque les mots déiste et athée sont très souvent employés l'… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
Dans le chapitre "Métaphysique et dialectique" : … de la matière est le mouvement : elle n'est elle-même qu'en se transformant, en s'altérant. *Cela signifie que la matière n'est pas une substance, la « Nature » comme totalité achevée et éternelle, mais un processus : « La nature, en dernière instance, procède dialectiquement et non métaphysiquement ; elle ne se meut pas dans un cercle… Lire la suiteÉcrit par : Joseph BEAUDE
Dans le chapitre "Les lois de la Nature" : … *« Sçachez donc premièrement, écrit Descartes dans Le Monde, que par la Nature je n'entens point icy quelque Déesse, ou quelque autre sorte de puissance imaginaire ; mais je me sers de ce mot, pour signifier la Matiere mesme en tant que je la considere avec toutes les qualitez que je luy ai attribuées, comprises toutes ensembles, &… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "L'histoire sacrée et les « œuvres de Dieu »" : … a fait (ou qu'on le défasse, si on l'a mal fait) pour continuer à faire. Dans ce contexte aussi, la *nature n'est plus une symbolique divine adhérente aux choses, y adhérant sans l'intermédiaire de l'homme, sans l'entremise de l'action historique qui n'est pas nature, mais culture, qui n'est pas simple donné, mais créativité, liberté. Il en résulte… Lire la suiteÉcrit par : Jean LADRIÈRE
Dans le chapitre "L'horizon de la question du fondement" : … le contexte d'une réflexion sur l'expérience préréfléchie conduit à une problématique de fondement. *Mais l'étude de la nature, telle que la pratique la science, semble devoir soulever également, de son côté, un problème de fondement. La physique a donc créé des concepts qui ont un pouvoir totalisant à l'égard des phénomènes de la nature. Ces… Lire la suiteÉcrit par : Christine BARTHET
… *Bien qu'il fût l'un des principaux représentants du socialisme utopique et l'inspirateur de Babeuf (qui se réclama du Code de la nature au cours de son procès) ainsi que de la génération suivante, Morelly demeure mal connu. Certains auteurs vont même jusqu'à soutenir qu'il y a eu deux Morelly. Plusieurs documents permettent toutefois d'… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
Dans le chapitre "La signification ontologique de la loi naturelle" : … *C'est avec l'élucidation du concept de nature que cette idée de loi non écrite accède à un statut philosophique. Sous ce concept viennent s'expliciter les notions de norme et de normalité que Platon dégage en liaison avec la théorie des idées : une chose est selon la nature lorsqu'elle réalise la conformité à son archétype. Mais les difficultés d'… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude LAMBOTTE
Dans le chapitre "Nostalgie et renoncement" : … universel, et qui aspire, en sauveur de l'humanité, en de nouvelles épousailles avec la *Nature. Croire, en effet, qu'il est possible de retrouver une sorte d'unité harmonieuse dans laquelle homme et monde se correspondraient structurellement, c'est croire encore qu'il est possible de vaincre le non-sens et l'absurde quand on oppose le rationalisme… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-François MOREAU
Dans le chapitre "L'état de pure nature" : … Chez Rousseau, la démarche théorique est facilitée par l'introduction du couple de concepts pure* nature-société commençante, qui a le double mérite d'éviter les ambiguïtés et de nous permettre de saisir comment s'élabore un tel procédé de pensée. Tout le Second Discours repose sur la distinction entre deux états de nature : d'une part… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Physis (ϕ́υσις) est un des concepts fondamentaux de la philosophie grecque. *Les Romains l'ont traduit par natura, mais le concept moderne de nature s'est trouvé engagé dans un certain nombre d'emplois, et surtout dans une série d'oppositions (nature et esprit, nature et grâce, nature et liberté, etc.), qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RAFFIN
Écrit par : Jean ROUDAUT
Dans le chapitre "Oh ! Tahiti" : … qui manque au monde occidental. Le Otahitien est en accord avec lui-même, avec autrui, avec la *nature. Ce n'est pas un être séparé, jeté dans le monde, mais participant naturellement à la création. Il n'est pas jusqu'à sa langue, musicale et sans syntaxe, qui ne soit immédiatement intelligible. L'exemple de Otahiti pourrait servir de preuve à… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
Dans le chapitre "De la physique à la politique" : … de paradigme, au point d'avoir été morcelé par la tradition en plusieurs individus distincts : *l'obéissance à la nature, dont il démontre la nécessité, doit théoriquement conduire au déchaînement des instincts et à l'anarchie sociale, or il ne cesse de proposer en exemple des conduites gnomiques conventionnelles et stéréotypées. Mais c'est… Lire la suiteÉcrit par : Robert MISRAHI
Dans le chapitre "La philosophie de Spinoza" : … la connaissance réflexive, doit déployer son système, c'est-à-dire « se représenter l'image de la *Nature », en commençant par « l'idée de l'Être le plus parfait « : l'esprit « doit produire toutes ses idées à partir de celle qui représente l'origine et la source de la Nature » (Réforme de l'entendement, §§ 49 et 42). L'Être le plus… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
… *Chez les Grecs, le surnaturel s'oppose à la nature physique et il signifie ce qui lui est immédiatement supérieur, à savoir la nature intellectuelle, ce qui appartient à l'intelligence, à l'intelligible, eux-mêmes considérés comme divins, en raison de l'immutabilité des idées qui suppose une coupure par rapport à la mobilité et à l'incertitude de l… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Dominique CHENU
Dans le chapitre "La nature" : … Il était dans la logique de ce rationalisme chrétien de reconnaître aux *lois de la nature leur consistance spécifique, jusque dans la vie de la grâce : c'est parce qu'il y a une phusis, avec la nécessité de ses lois, que la science peut se construire en un logos. Telle est la cohérence de toute renaissance, celle du xiii… Lire la suite
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