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I've got mine, SMALL FACES

I've got mine

I've got mine Son

I've got mine I've Got Mine, The Small Faces Steve Marriott (voix et guitare), Ronnie Lane (voix, basse et guitare), Kenney Jones (batterie), Jimmy Winston (orgue) extrait de l'album It's All or Nothin, 1967

Crédits: Musique: "I've got mine" SMALL FACES (S. MARRIOTT / K. JONES / R. LANE / J. WINSTON) © UNIVERSAL/DICK JAMES MUSIC LTD (p) DECCA. AVEC L'AIMABLE AUTORISATION D'UNIVERSAL MUSIC PROJETS SPECIAUX.
Image: © Hulton-Deutsch Collection / Corbis
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Formé en 1964, The Small Faces va connaître un grand succès en Grande-Bretagne jusqu'en 1969, année de sa dissolution. Le son de ce groupe londonien est partie intégrante de la culture des Mods (abréviation de «Moderns»), des jeunes des banlieues populaires de l'est de la capitale britannique, tirés à quatre épingles et qui n'écoutaient que de la musique noire – rhythm and blues et soul –, s'opposant ainsi aux rockers. Menés par Steve Marriott, chanteur à l'accent cockney et au timbre rappelant les grandes voix noires, et par Ronnie Lane, compositeur et bassiste, The Small Faces enregistrent en 1965 chez Decca leur premier 45-tours, What'cha Gonna Do about it?

Ils s'imposent l'année suivante avec Sha-La-La-La-Lee. En 1967, ils rejoignent l'écurie d'Andrew Oldham, le manager des Rolling Stones, qui les met sur les rails du courant psychédélique. L'album Small Faces (1967) comporte leur tube le plus important, Itchycoo Park, avec son effet de phasing caractéristique, titre qui leur ouvrira la porte des charts américains. En 1969, le groupe se sépare: Steve Marriott fonde les Humble Pie avec le guitariste Peter Frampton, et les autres membres des Small Faces rejoignent Rod Stewart pour créer les Faces. Le batteur Kenny Jones rejoint The Who en 1978, à la mort de Keith Moon, les deux «frappeurs» ayant un jeu très proche.

L'extrait proposé ici, I've Got Mine, est un échec commercial à sa sortie en 45-tours en 1965, ce qui entraîne le départ de Jimmy Winston, organiste du groupe. Son style est typique d'une certaine esthétique pop anglaise du début des années 1960, qui s'appuie sur une relecture du rhythm and blues américain. Le refrain illustre cette démarche, avec ses questions-réponses entre la voix soliste et les chœurs ainsi que sa séquence bluesy de deux accords. Steve Marriott joue une belle partie de guitare en arpèges qui s'intercale entre les voix, et qui rappelle le blues électrique de Chicago. Le couplet, chanté tout en nuance, est ponctué de roulements sur les toms qui semblent alourdir l'ensemble pour nos oreilles d'aujourd'hui, mais ces figures sont assez typiques du jeu de batterie chargé de l'époque. L'extrait choisi se termine par un interlude plus calme après le refrain, où le clavier est noyé dans l'effet de phasing, un trait psychédélique notoire.

Eugène LLEDO

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