4. Thérapeutique
• L'appréciation du risque cardio-vasculaire individuel
La notion de risque cardio-vasculaire, établie depuis plusieurs décennies, permet d'évaluer la probabilité que survienne chez un sujet donné un accident vasculaire cérébral ou un accident coronarien (angine de poitrine ou infarctus du myocarde). Cette probabilité est calculée sur la base des paramètres non modifiables, tels que l'âge, le sexe, la notion familiale d'accidents cardio-vasculaires prématurés, d'une part, et sur les paramètres modifiables par l'intervention médicale, tels que l'exposition au tabac, l'hypertension artérielle, le diabète et le niveau de cholestérol sanguin, d'autre part. Les différentes formules utilisées permettent d'établir le risque cardio-vasculaire absolu et relatif, qui représentent respectivement la probabilité d'avoir un accident lorsque les facteurs de risque sont absents (risque absolu) ou lorsqu'ils sont présents (risque relatif). On peut donc, pour un sujet donné, calculer le surcroît de risque lié à la présence du ou des facteurs de risque. Cette approche peut éclairer le pronostic et orienter la prise en charge thérapeutique. Les résultats actuellemnt observés – après utilisation d’agents hypocholestérolémiants chez, des sujets normo- ou hypercholestérolémiques, viennent confirmer l'intérêt de l'intervention sur les facteurs de risque, tels que l'hypertension, le diabète ou l'hypercholestérolémie. Ils confortent, chez les médecins traitants le souci de fixer des objectifs intermédiaires, tels que le contrôle du paramètre clinique (la pression artérielle) ou métabolique (le niveau de glycémie ou celui du cholestérol), pour l'objectif à long terme que constitue la prévention des maladies cardio-vasculaires.
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