2. Physiopathologie de l’h ypertension artérielle
• Tension pariétale et pression sanguine
La tension dans les artères est une contrainte hémodynamique en rapport avec la pression de la colonne sanguine et la dimension du vaisseau. Selon la loi physique de Laplace, la tension qui s'exerce sur la paroi d'un cylindre rempli de liquide est proportionnelle à la pression du liquide et au rayon du cylindre. Cette tension se répartit sur l'ensemble de l'épaisseur de matériau constituant le cylindre. En fait, on ne distingue habituellement pas chez l'homme l'hypertension et l'augmentation de la pression artérielle, bien qu'il existe des situations où la tension augmente sur la paroi des vaisseaux indépendamment de la pression, lorsque les artères s'élargissent à pression constante, comme c'est le cas dans le vieillissement physiologique et dans certains élargissements vasculaires pathologiques (anévrysmes).
En fait, la pression artérielle est une force hémodynamique potentielle entretenue dans le système artériel par la contraction du cœur. Or le fonctionnement de la pompe cardiaque est phasique, puisque la phase d'éjection (systole) et la phase de remplissage (diastole) se succèdent tour à tour. Le signal artériel de la force de pression sera donc pulsatile : un pic systolique de contrainte autour de 130 mmHg et un minimum diastolique de 75 mmHg en sont les valeurs physiologiques. À partir de cette courbe de révolution cyclique de la pression, on définit la pression artérielle moyenne comme la pression diastolique augmentée des deux tiers de la pression différentielle systolo-diastolique. Le gradient différentiel systolo-diastolique de pression est essentiellement fonction de la rigidité artérielle. Plus les vaisseaux sont rigides, plus la pression différentielle s'élargit pour la même pression moyenne. Ce phénomène est très lié au vieillissement et à la perte des propriétés d'élasticité de la paroi vasculaire.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 10 pages…



