2. Révolte des rois de Thèbes
Avec Apophis, successeur de Khyan, on touche déjà à la fin de la domination hyksôs sur l'Égypte. Apophis est un nom égyptien, attesté dès 2000 avant J.-C., ce qui paraît indiquer que les envahisseurs s'égyptianisaient rapidement. Dès avant le règne d'Apophis, une famille princière égyptienne gouvernait la région thébaine tout en reconnaissant la suzeraineté du souverain hyksôs. Ce n'est qu'à l'extrême fin de ce règne que la Haute-Égypte se révolta contre la dynastie étrangère. Un texte littéraire a gardé le souvenir du début des hostilités qui se produisit sous le règne de Seqenenre. Selon le texte, « le roi Apopi (Apophis) envoya une lettre à Seqenenre pour se plaindre que les hippopotames de Thèbes l'empêchaient de dormir ». Il semble que cette plainte étrange fasse allusion au sacrifice rituel de l'hippopotame dans le culte égyptien. Or, l'hippopotame est une des hypostases du dieu Seth, et Apophis, fidèle de ce dieu, entendait sans doute faire cesser les sacrifices. Seqenenre rejeta la requête d'Apophis et les hostilités commencèrent aussitôt.
La momie de Seqenenre a été retrouvée. Elle porte de nombreuses blessures et on a supposé que le roi avait été tué au cours d'un combat contre les hyksôs. C'est seulement sous le troisième successeur de ce roi que la lutte qu'il avait commencée s'achèvera victorieusement pour la dynastie thébaine.
À côté des six rois hyksôs de la XVe dynastie, souvent appelés « Les Grands Hyksôs », on mentionne « les Petits Hyksôs » groupés par Manéthon dans la XVIe dynastie. Contemporaine de la XVe dynastie, ce sont plutôt des princes locaux que de véritables souverains, qui ne méritent guère les honneurs d'une « dynastie ».
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