3. Autres formes
Les Hydrozoaires présentent une grande variété dans le sous-ordre des Gymnoblastides, dont on étudiera ici quelques types à titre d'exemple.
Tubularia mesembryanthemum ne possède pas de stade méduse libre, mais des méduses avortées ou gonophores. L'hydrorhize est peu développée ; l'hydrocaule, simple, très long, porte à son sommet un hydrante avec des tentacules disposés en deux verticilles. Entre les tentacules de la deuxième rangée est une couronne de pédoncules portant les gonophores mâles ou femelles qui pendent comme des grappes.
Myriothela phrygia est aussi fait d'un seul hydrante allongé, ayant de courtes racines basales et la bouche à l'autre extrémité. Les deux tiers antérieurs du corps sont recouverts de tentacules nombreux et courts. Au-dessous est la région des blastostyles, éléments reproducteurs, portant à leur sommet des tentacules et vers la base des gonophores très simples. À l'intérieur de ceux-ci, ne se développe qu'un seul œuf qui absorbe les autres ovocytes ; lorsqu'il approche de la maturité, il est expulsé du sporosac par rétraction de la paroi du gonophore, mais, au lieu de tomber dans l'eau, il est capté à l'extrémité des blastostyles spéciaux qui les gardent à leur extrémité comme une cerise au bout de sa queue. Les spermatozoïdes provenant des gonophores mâles, voisins des gonophores femelles, pénètrent dans ces tentacules et atteignent les œufs. C'est à l'extrémité de ces tentacules préhensiles que l'œuf achève son développement et donne une larve, l'actinule, qui est une sorte de petit polype ayant des tentacules sur toute sa surface. Elle va se fixer et donner une nouvelle myriothèle.
Sur les coquilles vides de certains Mollusques Gastéropodes marins, habitées par des Pagures ou Bernard-l'Ermite, s'installent plusieurs espèces de Gymnoblastides comme Hydractinia echinata . Ici l'hydrorhize est un réseau très riche d'où s'élèvent isolément différents polypes : polypes nourriciers ou hydrantes, polypes reproducteurs qui n'ont pas de bouche mais un anneau de gonophores et polypes défenseurs contournés en cor de chasse et terminés par des batteries de nématocystes. Il y a, en outre, un autre organe de défense représenté par de véritables épines, nées d'éminences dressées sur le réseau des racines dont la cuticule s'est fortement épaissie.
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