6. Alimentation et émergences des eaux souterraines
L'hydrogéologie étudie la partie du cycle de l'eau se déroulant sous la surface du sol (écoulement souterrain). Alimentées par l'infiltration des eaux de surface, les eaux souterraines, après un temps de parcours variable selon les structures hydrogéologiques (quelques mois à plusieurs millénaires), se déversent dans les bassins hydrographiques par les émergences. Le cycle souterrain est ainsi bouclé. Dans ce circuit, l'homme intervient fréquemment pour modifier les débits et la qualité des eaux souterraines : aux émergences naturelles viennent s'ajouter les débits d'exploitation et à l'apport de l'infiltration celui de l'alimentation artificielle. Il faut insister sur l'interdépendance apparaissant ainsi entre les eaux de surface et les eaux souterraines. Toutes deux ne sont que deux fractions d'un seul volume total d'eau disponible ; par suite tout prélèvement sur les unes s'effectue au détriment des autres.
• Bilan des eaux souterraines
La différence entre les sorties et les entrées dans l'aquifère permet de calculer la variation de la différence de la réserve en eaux souterraines. Le bilan des eaux souterraines peut être schématisé par la relation :

Les réserves représentent le volume d'eau de gravité stocké dans un aquifère au cours d'une période conventionnelle ou à un instant donné. Elles sont déterminées par la structure hydrogéologique, qui permet de calculer le volume du gisement et la porosité efficace, fixant le volume d'eau libérable. Elles sont souvent très abondantes : 425 milliards de mètres cubes pour les sables albiens du bassin de Paris, 800 millions de mètres cubes pour les alluvions de la plaine d'Alsace, 160 pour la Crau, 150 à Montereau (à l'est […]
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