5. Géochimie des eaux
La géochimie des eaux traite de l'abondance absolue et relative des éléments et des isotopes dans l'eau, ainsi que de l'évolution de leur concentration en fonction des conditions physico-chimiques rencontrées par l'eau pendant son cycle ou son emmagasinement. Les eaux souterraines tirent leur composition des pluies (cf. précipitations) et des réactions avec les minéraux du sol et des roches plus ou moins résistantes à l'altération. Ces réactions peuvent être abordées avec les lois classiques de la chimie des solutions diluées ou bien au moyen de modèles plus affinés de transfert d'éléments et de cinétique chimique (cf. thermodynamique - Thermodynamique chimique). L'évolution de la composition chimique des eaux naturelles est contrôlée essentiellement par trois phénomènes : la dissolution des minéraux, la précipitation d'autres minéraux et la concentration par évaporation. Il convient de distinguer les processus irréversibles, comme la dissolution et l'évaporation, des processus réversibles, comme les équilibres entre espèces aqueuses et les précipitations des minéraux. Depuis la fin des années soixante, sous l'impulsion d'Hegelson, de grands progrès ont été accomplis dans cette étude théorique des interactions eaux-roches, et des modèles des réactions naturelles sont simulés sur ordinateur.
L'étude géochimique des eaux souterraines est un auxiliaire précieux de la prospection hydrogéologique. Les sels dissous et aussi la composition isotopique des constituants mêmes de l'eau sont des marqueurs naturels qui permettent de caractériser un aquifère ou d'en préciser les facteurs d'écoulement. Les caractéristiques physico-chimiques des eaux peuvent également en limiter les possibilités d'utilisation et réduire ainsi les ressources exploitables.
• Analyse chimique des eaux souterraines
Les principales données de l'analyse chimique d'une eau sont le résidu sec, le titre alcalimétrique, le degré hydrotimétrique (cf. eau) et la teneur en composants majeurs suivants : les cations Ca++, Mg++, N […]
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