4. Croissance, morphogenèse et reproduction
Bien que la taille d'une hydre adulte varie peu, ses tissus sont soumis à un renouvellement permanent. D'élégantes expériences de greffes (Brien, 1951) ont mis en évidence l'existence d'une zone blastogénétique située sous la couronne tentaculaire. Le fonctionnement de cette zone de croissance entraîne un glissement permanent des tissus vers la région pédieuse, où ils sont détruits ; il assure ainsi à l'hydre une éternelle jeunesse.
Cet étonnant pouvoir de régulation de la morphogenèse a donné lieu à d'importantes recherches au cours des dernières décennies, car l'hydre semblait être un modèle très favorable à l'étude des phénomènes de coopération intercellulaire (reconnaissance et réagrégation de cellules dissociées, production et diffusion de substances capables d'orienter la différenciation et/ou la polarisation des tissus, etc.). En dépit des efforts entrepris, les mécanismes de la régulation morphogène demeurent obscurs.
• Bourgeonnement
Pendant la belle saison, les hydres se reproduisent par bourgeonnement. Les bourgeons apparaissent sous la zone de croissance et « glissent » progressivement vers la région pédieuse, au fur et à mesure de leur croissance et de leur différenciation. Ordinairement, les bourgeons se détachent de leur « mère », mais, en cas de disette, ils ne s'en séparent pas et forment de petites colonies temporaires.
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