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HYDRES

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3.  Nutrition

La nutrition des hydres est fondamentalement hétérotrophe et peut être rapportée à un mode particulier de prédation. Certaines espèces pratiquent en outre une nutrition osmotrophe, grâce aux symbiontes de nature végétale hébergés dans leurs cellules endodermiques. 

La fonction prédatrice est assurée par les cnidoblastes ; l'excitation (mécanique ?) du cil sensoriel provoque l'ouverture de la capsule et la dévagination du filament urticant qui harponne la proie, permettant ainsi l'inoculation du venin. La capsule est solidement ancrée dans l'ectoderme et la mésoglée, grâce à des faisceaux importants de microfilaments. 

Le « réflexe trophique » (contraction des tentacules et ouverture de la bouche) est déclenché par voie nerveuse grâce à l'activité de chémorécepteurs tentaculaires à haute spécificité. Chez les hydres, on a pu montrer que ces récepteurs sont sensibles à un petit polypeptide (glutathion) dont ils reconnaissent l'architecture moléculaire. Cette haute spécificité évite à l'hydre l'ingestion de particules non comestibles captées au hasard par les tentacules.

Dans la cavité gastro-vasculaire, la digestion des proies est assurée en deux temps : d'une part, lyse partielle sous l'action des enzymes libérées par les cellules glandulaires de l'endoderme ; d'autre part, phagocytose des fragments de proie et digestion intracellulaire dans les cellules flagellées. Des récepteurs membranaires très spécialisés permettent à ces cellules de sélectionner les particules susceptibles d'être digérées, de les capter et de les inclure dans une vacuole de phagocytose. Ces mêmes cellules sont également capables de développer une importante toison de microvillosités qui pourraient intervenir dans l'absorption directe des acides aminés à partir du contenu gastral.

La symbiose de certaines hydres avec des algues vertes appartenant au groupe des Chlorococcales assure à l'hôte un apport métabolique important, notamment sous forme de sucres (maltose). On a pu montrer expériment […]

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