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HYDRES

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2.  Morphologie et anatomie de l'hydre verte

L'hydre verte, Chlorhydra viridissima, a la forme d'un sac allongé mesurant quelques millimètres de long ; elle vit en eau douce, fixée sur les plantes aquatiques par l'extrémité dite inférieure de son corps, étalée en disque adhésif. L'extrémité opposée, dite supérieure, est percée d'un orifice unique autour duquel se dispose une couronne de huit à dix tentacules très grêles. En été, des bourgeons s'observent généralement dans la partie inférieure de la colonne. La couleur de l'hydre verte est due aux algues microscopiques qu'elle héberge dans ses cellules endodermiques.

La structure du corps est très simple. C'est un sac à double paroi, dont les deux strates cellulaires (ecto- et endoderme) sont séparées par une mince couche de mésoglée.

L'ectoderme est constitué essentiellement de cellules de revêtement, entre lesquelles s'insèrent des cellules sensorielles. Les cellules de revêtement peuvent se déformer grâce à des myofibrilles situées dans leur partie profonde qui se prolonge en ramifications musculaires entrelacées avec celles des cellules voisines. Les cellules myoépithéliales confèrent une importante contractilité à la paroi du corps.

Des cellules indifférenciées, regroupées en amas interstitiels, ont conservé un grand pouvoir morphogénétique. Suivant les circonstances, elles peuvent proliférer pour assurer la cicatrisation d'une blessure, la formation d'un bourgeon ou la production de gamètes.

Certaines cellules ectodermiques sont différenciées en cellules urticantes (cnidoblastes ou nématoblastes) servant à la capture des proies. Ces cellules sont particulièrement abondantes sur les tentacules.

Les cellules ectodermiques sont en relation, grâce à des synapses, avec un réseau de cellules nerveuses inclus dans la mésoglée. La structure des synapses, relativement primitive, ne varie pas en fonction du type cellulaire connecté au réseau nerveux (synapses dites « en passant ») ; les synapses interneuronales ont en outre la particularité d'ass […]

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