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ZWINGLI HULDRYCH (1484-1531)

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5.  Idées sociales et politiques

La doctrine sociale de Zwingli est le corollaire de sa christologie : Mundum veni non modo redimere, sed etiam mutare (« Je ne suis pas venu seulement racheter le monde, mais bien le changer »). Le pivot en est la doctrine de la double justice divine et humaine, qui occupe dans ce système une place analogue à celle des deux règnes (Zwei-Reiche-Lehre) dans celui de Luther. La « justice divine » était le slogan des paysans qui s'autorisaient du Sermon sur la montagne (Matth., v) pour réclamer des réformes radicales, notamment l'abolition de la dîme. Zwingli lui juxtapose, dans un écrit de 1523, la justice humaine (cf. la justitia civilis des scolastiques), justice distincte mais subordonnée à la première. La justice humaine n'est pas un absolu, pas plus que l'autorité (Obrigkeit) qui est chargée de l'administrer. Toutes deux sont sujettes à un principe supérieur : die Richtschnur Christi (le commandement de l'amour), vers lequel elles doivent tendre. On retrouve, sous les termes de l'idéal et du concret ou relatif, la dialectique de la réalité et de la figure (ou ombre), qui détermine nombre de positions zwingliennes (néo-platonisme). En même temps, cette solution apparaît comme une voie moyenne entre deux tendances rivales : celle des radicaux (baptistes), qui n'admettaient aucun ordre extérieur qui ne fût fondé sur l'Évangile, et celle des princes et magistrats des villes, qui ne connaissaient d'autre règle que leur bon plaisir. À la différence de Luther, Zwingli accorde aux citoyens un droit de résistance à l'autorité pouvant aller jusqu'à la déposition du « tyran ».

Zwingli critique d'abord les dîmes, et ses sympathies vont à ceux qui vivent de leur travail. Mais quand les paysans rejettent les dîmes et que les paiements des intérêts sur morts-gages sont menacés, il maintient la propriété privée comme consécutive à l'« état de chute » et propose un certain nombre de réformes : ainsi les morts-gages ruraux se justifient seulement comme av […]

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BULLINGER HEINRICH (1504-1575)

Écrit par :  Bernard VOGLER

… *Successeur de Zwingli, Bullinger a dirigé comme antistes l'Église du canton de Zurich de 1531 à sa mort. Fils d'un prêtre, il fait des études chez les Frères de la vie commune aux Pays-Bas et à Cologne, où il entre en contact avec l'humanisme et Érasme. Maître d'école à Kappel, il adhère à la Réforme à la lecture des ouvrages de Luther. Il… Lire la suite
CARLSTADT ANDREAS RUDOLF BODENSTEIN dit ANDREAS (1480 env.-1541)

Écrit par :  Raoul VANEIGEM

… *Née des querelles d'interprétation que la traduction des textes sacrés avait suscitées, la doctrine de Carlstadt traduit surtout la volonté d'indépendance qui se manifeste au début du xvie siècle, en Allemagne, contre le formalisme et l'intransigeance du parti luthérien. Bien qu'il restât attaché au respect de l'ordre, ne… Lire la suite
CONFESSION HELVÉTIQUE

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *On connaît deux « confessions helvétiques », la Confessio helvitica de 1536 et la Confession helvétique postérieure de 1566. La première Confession helvétique, ou deuxième Confession bâloise, est rédigée en janvier 1536, en particulier par H. Bullinger, Myconius et Grynæus, théologiens protestants zurichois et… Lire la suite
JUD LEO (1482-1542)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Théologien réformé, collaborateur de Ulrich Zwingli, né en Alsace, Leo Jud (ou Judea) fait ses études à Sélestat puis à Bâle, commençant par la médecine à laquelle il renonce pour se préparer à devenir théologien, sous l'influence de Thomas Wyttenbach. Après une brève période de ministère à Saint-Hippolyte, il rencontre Zwingli, qu'il suit à… Lire la suite
LUTHER MARTIN (1483-1546)

Écrit par :  Martin BRECHTPierre BÜHLER

Dans le chapitre "La mise en œuvre du programme de la Réforme"  : …  se répandit en gagnant alors de préférence les villes. À Zurich, sous l'impulsion d'Huldrych *Zwingli, se forma un nouveau centre avec ses conceptions propres. Ainsi s'explique que Luther non seulement continuait d'être en lutte avec les défenseurs de la « religion traditionnelle » mais dut aussi assumer de durs conflits au sein de son propre… Lire la suite
MANTZ FELIX (1498?-1527)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Né à Zurich, Felix Mantz introduit, avec Conrad Grebel, l'anabaptisme dans cette ville. Après avoir rencontré Zwingli, comme étudiant des langues bibliques, il se détache de lui lors de la deuxième Dispute de Zurich (26-28 oct. 1523), déçu par sa modération devant les autorités catholiques. Les « radicaux », groupés autour de Balthasar Hubmaier,… Lire la suite
MEGANDER GASPARD GROSSMANN dit (1495-1545)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Théologien zurichois, partisan de Zwingli dès 1522, Megander participe aux débats qui, dans sa ville natale, opposent les zwingliens aux catholiques, puis aux anabaptistes. Après la dispute de Berne, en 1528, il reste dans cette ville avec ses compatriotes, Pellicanus et Hofmeier, pour y travailler à l'établissement de la Réforme. Aux côtés de… Lire la suite
MYCONIUS OSWALD GEISHÜSLER dit (1488-1552)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Réformateur suisse, collaborateur de Zwingli. Né à Lucerne, Myconius fait des études à Bâle et rencontre, en 1516, Zwingli dont il restera un fidèle compagnon. Il quitte Lucerne pour se rendre à Einsiedeln, puis à Zurich, où il participe aux débats avec les catholiques et les anabaptistes. Après la mort de Zwingli (1531), il se trouve à Bâle ; il… Lire la suite
RÉFORME

Écrit par :  Bernard VOGLER

Dans le chapitre "Les Réformes zwinglienne et bucérienne"  : …  Zurich et Strasbourg devinrent très rapidement deux autres pôles importants de la Réforme, avec *Zwingli et Bucer, lesquels ont exercé sur les communautés urbaines de la haute Allemagne et de la Suisse une autorité spirituelle qui éclipsa celle de Luther lui-même. Leur théologie a été influencée de façon décisive, en particulier à propos de la… Lire la suite

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