Physiopathologiste britannique, né en 1898 à Adélaïde (Australie), mort en 1968 à Oxford, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1945, conjointement à ses compatriotes Ernst Boris Chain et Alexander Fleming, pour la découverte de la pénicilline et de ses applications thérapeutiques dans certaines infections. Les travaux de Florey, menés avec Chain, ont inauguré l'utilisation clinique des antibiotiques.
Éduqué à Adélaïde, Florey reçoit une bourse qui lui permet de poursuivre ses études médicales successivement à Oxford (1924), aux États-Unis (1926) et à Cambridge (1927). Il est nommé plus tard professeur de pathologie à l'université de Sheffield (1931), puis à Oxford (1935).
En 1935, à l'université d'Oxford, sous l'impulsion de Florey, un groupe dévolu à la recherche de substances bactéricides naturelles est constitué. L'équipe de Florey travaille initialement sur le lysozyme, une enzyme sécrétée par les glandes salivaires et lacrymales, et découverte par Fleming en 1921. En 1939, il est rejoint par le chimiste Chain, et tous deux s'attellent à un autre composé antibactérien décrit par le même Fleming en 1929, mais resté totalement inaperçu : la fameuse pénicilline. Poursuivant le travail inachevé de Fleming, ils réussissent, par un méticuleux travail, à purifier la pénicilline, à la doser et à démontrer ses remarquables propriétés antibiotiques dans les infections à staphylocoques chez les souris : 90 p. 100 des animaux traités survivent alors que tous les témoins sont décédés. Les essais thérapeutiques chez l'homme sont aussitôt réalisés, et ce avec succès (1941). La pénicilline présente néanmoins l'inconvénient d'être éliminée assez rapidement par les voies naturelles, ce qui nécessite des injections répétées et donc une production importante. Faute de moyens pour produire à grande échelle cette substance miraculeuse, Florey réussit à attirer l'attention des autorités militaires américaines qui apportent le soutien financier et technique permettant à Florey et Chain d'établir une procédure de préparation industrielle de la pénicilline pure. C'est au front que la pénicilline a gagné ses titres de noblesse, avec le traitement de nombreux soldats anglo-saxons, avant de permettre la guérison de bien des hommes depuis lors.
Samya OTHMAN
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